Category: Artistes

  • Richard Prince

    Richard Prince

    Richard Prince

    Né le dans la zone américaine du canal de Panama, est un artiste peintre et un photographe américain dont le travail est rattaché à l’appropriation art et a souvent été l’objet de débats dans le monde de l’art.

    Richard Prince

     

    Richard Prince

    Peintre de figure expérimenté, Richard Prince commence à créer des collages contenant des photographies en 1975.

    Richard Prince

    Richard Prince

    En 2004, Prince illustre l’album Sonic Nurse des Sonic Youth.

    Richard Prince

    En 2008, lors de la soirée finale de son exposition au musée Guggenheim de New-York, des mannequins, des infirmières masquées, ont présenté la nouvelle collection de sacs créés pour l’entreprise de luxe Louis Vuitton. Les sacs « Untitled monogram » se jouent du monogramme de la marque au risque de perturber la clientèle traditionnelle du malletier français.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Fin 2008, le photographe Patrick Cariou porte plainte contre Richard Prince pour atteinte au droit d’auteur, Richard Prince ayant utilisé des photographies du livre Yes Rasta de Cariou pour réaliser des collages, dont 39 ont été présentés durant l’exposition Canal Zone. Si une première décision donne raison à Cariou, la cour d’appel américaine inverse ce jugement et autorise Prince à exposer et vendre ses tableaux, en s’appuyant sur le principe du Fair use.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Richard Prince

    Entre septembre et octobre 2014, l’exposition New Portraits présente à la Galerie Gagosian 38 portraits tirés de captures d’écrans du réseau social Instagram, vendues en moyenne 100 000 dollars chacune.

    Richard Prince

    Richard Prince

     


    Site de l’artiste

    © – Richard Prince
  • Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein est l’un des artistes les plus emblématiques du mouvement pop art, dont l’œuvre distinctive et reconnaissable a laissé une marque indélébile sur le paysage artistique du XXe siècle. Né le 27 octobre 1923 à New York, Lichtenstein a grandi dans une famille d’origine modeste, mais son talent artistique précoce l’a rapidement distingué. Il a étudié à la Art Students League de New York et a obtenu un diplôme en beaux-arts de l’Université de l’Ohio avant de poursuivre ses études à l’Université d’État de l’Ohio.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    Après avoir servi dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale, Lichtenstein a entamé sa carrière artistique dans les années 1950, explorant initialement le style expressionniste abstrait qui dominait alors la scène artistique new-yorkaise. Cependant, c’est dans les années 1960 que Lichtenstein a trouvé sa voie distinctive en tant qu’artiste, en adoptant le style graphique des bandes dessinées et des illustrations publicitaires pour créer des œuvres d’art révolutionnaires qui allaient devenir sa marque de fabrique.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    Lichtenstein s’est notamment inspiré des bandes dessinées de l’époque, en particulier des œuvres de DC Comics et de Marvel Comics, pour créer des tableaux qui représentaient des scènes d’action dynamiques et des dialogues captivants. Ses peintures de super-héros, de femmes fatales et de scènes de guerre ont capturé l’imagerie iconique de la culture populaire américaine, tout en offrant une critique subtile de la société de consommation et de la commercialisation de l’art.

    Un exemple emblématique du travail de Lichtenstein est sa série de peintures intitulée “Whaam!”, qui dépeint une scène de combat aérien entre un avion américain et un avion ennemi, tirée d’une bande dessinée de la Guerre de Corée. Réalisée en 1963, cette œuvre incarne parfaitement le style audacieux et la technique distinctive de Lichtenstein, tout en explorant des thèmes de violence et de glamour associés à la guerre et à l’héroïsme

    Roy Lichtenstein

    Outre ses peintures, Lichtenstein a également créé des sculptures, des gravures, des dessins et des collages qui ont exploré les mêmes thèmes et motifs que ses tableaux. Il a également expérimenté avec d’autres médiums artistiques, tels que la céramique et la sérigraphie, élargissant ainsi sa portée créative et son influence sur le monde de l’art contemporain.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    L’impact du travail de Lichtenstein sur la culture visuelle et l’esthétique de la pop culture est immense. Ses images emblématiques ont été largement reproduites et réinterprétées dans une variété de contextes, de la publicité au design de mode en passant par la musique et le cinéma. Son influence se fait encore sentir aujourd’hui, témoignant de sa capacité à transcender les frontières de l’art traditionnel et à façonner la manière dont nous percevons et apprécions le monde qui nous entoure.

    Bien que Lichtenstein soit souvent associé à l’esthétique flashy et souvent superficielle du pop art, son travail était en réalité profondément réfléchi et complexe, offrant une critique subtile de la société contemporaine et de la culture de masse. Ses images audacieuses et accrocheuses cachent souvent des commentaires incisifs sur des sujets tels que la guerre, la politique, le genre et la sexualité, offrant ainsi une vision nuancée de la condition humaine dans le monde moderne.

    Roy Lichtenstein

    Malgré sa renommée internationale et son succès commercial, Lichtenstein est resté un artiste dévoué à son métier, explorant sans relâche de nouveaux territoires artistiques et repoussant les limites de son propre travail. Sa contribution à l’art contemporain est incontestable, et son héritage perdurera bien au-delà de son temps, inspirant les générations futures d’artistes à repenser les frontières de l’art et de la culture.



    Fondation de l’artiste

    © – Roy Lichtenstein

  • James Turrell

    James Turrell

    James Turrell

    James Turrell est un artiste contemporain américain dont le travail révolutionnaire dans le domaine de la lumière et de l’espace a captivé et inspiré des générations d’amateurs d’art à travers le monde. Né le 6 mai 1943 à Los Angeles, en Californie, Turrell a étudié les mathématiques et la psychologie à l’Université Pomona avant de se tourner vers l’art. Son intérêt pour la perception visuelle et l’exploration de la lumière allait devenir le fil conducteur de sa carrière artistique.

    Turrell est surtout connu pour ses installations immersives de lumière, qui transforment l’espace architectural en expériences sensorielles envoûtantes. À travers l’utilisation ingénieuse de la lumière naturelle et artificielle, ainsi que des couleurs et des formes, Turrell crée des environnements visuels qui défient la perception et invitent à la contemplation.

    L’une des œuvres les plus emblématiques de Turrell est le “Roden Crater”, un projet en cours depuis les années 1970 qui consiste en la transformation d’un cratère de volcan éteint en Arizona en une œuvre d’art monumentale. À l’intérieur du cratère, Turrell a construit une série de chambres et de tunnels conçus pour capturer la lumière du soleil et des étoiles, créant ainsi des expériences visuelles et célestes uniques.



    Parmi les autres réalisations notables de Turrell figurent ses “Skyspaces”, des structures architecturales conçues pour encadrer et mettre en valeur le ciel et la lumière changeante. Ces œuvres offrent aux spectateurs un cadre contemplatif pour observer les nuances subtiles du ciel au lever et au coucher du soleil, invitant à la méditation et à la réflexion.

    Turrell est également connu pour ses “Ganzfelds”, des espaces dépourvus de repères visuels où les spectateurs sont plongés dans un état de perception altérée. Dans ces environnements désorientants, la lumière et la couleur se fondent pour créer une expérience immersive et hypnotique, remettant en question les limites de la perception humaine.

    Au fil des ans, Turrell a également réalisé de nombreuses expositions solo et a participé à des expositions collectives à travers le monde, recevant une reconnaissance internationale pour son travail novateur. Ses installations ont été présentées dans des institutions prestigieuses telles que le Museum of Modern Art (MoMA) à New York, le Centre Georges Pompidou à Paris et le Musée Solomon R. Guggenheim à Bilbao.

    En plus de ses installations immersives, Turrell est également un maître de la lumière naturelle, utilisant les variations subtiles de la lumière du jour pour créer des effets visuels saisissants dans des espaces architecturaux. Ses “Sensing Spaces”, des installations temporaires qui ont été présentées dans des musées à travers le monde, illustrent sa capacité à transformer des environnements familiers en expériences sensorielles uniques et éphémères.

    Malgré son succès international, Turrell est resté fidèle à sa vision artistique, refusant de se conformer aux conventions de l’art contemporain et cherchant toujours à repousser les limites de son propre travail. Son exploration incessante de la lumière et de l’espace a ouvert de nouvelles voies pour l’art contemporain et a inspiré des générations d’artistes à repenser la manière dont nous percevons et interagissons avec le monde qui nous entoure. Son héritage perdurera bien au-delà de son temps, laissant une marque indélébile sur l’histoire de l’art contemporain.





    Site de l’artiste

    © – James Turrell

  • McCarthy

    McCarthy

    Paul McCarthy

    Paul McCarthy est élève dans plusieurs lycées de l’Utah. En 1959, il réalise sa première sculpture en plâtre, Henry Moore bound to fail et, en 1964-1965, découvre le pop art et plus particulièrement le travail de Robert Rauschenberg à partir de matériaux de récupération.

    Il étudie les arts à l’Université d’Utah en 1969. Il y fait la connaissance de Ralvo Puusemp qui lui fait découvrir Donald Judd et Yves Klein. En 1966, le département d’arts de l’université crée une section de cinéma expérimental où il découvre les films de Bruce Conner, Kenneth Anger, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et Andy Warhol et fait la connaissance de Stan Brakhage. En 1966-1967, il s’intéresse à Gutaï, Yoko Ono, Ortiz, Gustav Metzger, Allan Kaprow, Wolf Vostell, puis découvre le travail de Bruce Nauman en 1967. Il commence à réfléchir à l’utilisation de la vidéo mais se heurte à la difficulté de se procurer les moyens techniques nécessaires et commence par tourner quelques films expérimentaux.

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    En 1968, il s’installe en Californie à San Francisco avec l’intention de faire des films. Il étudie au San Francisco Art Institute, dans l’espoir d’y trouver une scène plus expérimentale que dans l’Utah, mais où il découvre en fait une école de peinture, très marquée par l’héritage de l’expressionnisme abstrait californien et que Bruce Nauman a quittée pour aller enseigner à Los Angeles. Il obtient un Bachelor of Fine Arts en peinture et prend part à la vie des communautés d’artistes de San Francisco.

    Au printemps 1969, Paul McCarthy rentre en Utah. Ne s’étant pas fait recenser pour la guerre du Viêt Nam, il n’a été retrouvé par l’armée qu’après avoir passé son diplôme de l’Art Institute ; lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en 1969, il refuse d’être incorporé et passe un an dans sa famille à tenter de se faire exempter par le conseil de révision. Il s’installe ensuite à Los Angeles et, en 1972, il est accepté à l’University of Southern California, qui possède alors une excellente école de cinéma, tournée vers Hollywood. Il y étudie à la fois dans le département d’art et dans le département de cinéma et obtient un Master of Fine Arts. Il rêve alors de « faire des films expérimentaux au sein de l’industrie du cinéma, en [s]’appropriant l’industrie ; le rêve idéaliste d’une reprise en main […] une pensée utopique et idéaliste ». Mais son travail, basé sur l’exécution de tâches (tasks), la répétition et le corps, n’intéresse pas beaucoup l’école de cinéma de l’université, qui ne partage pas davantage son intérêt pour la vidéo.

    De 1982 à 2002, il enseigne l’histoire de l’art performance, la vidéo ou la réalisation d’installations artistiques à l’Université de Californie à Los Angeles.

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    Paul McCarthy a réalisé des sculptures gonflables dont la forme insolite rappelle un plug. Cependant, la directrice artistique Jennifer Flay et l’artiste jugent ces œuvres suffisamment ambiguës pour pouvoir être regardées d’une autre façon et ne pas choquer la personne qui les regarde. Ces sculptures sont en plastique gonflable, le matériau utilisé étant le BoPET . Elles sont inspirées d’œuvres de Constantin Brâncuși. En 2001, il crée pour une exposition dans la ville de Rotterdam Santa Claus, une sculpture, de couleur noire, en forme de gnome arborant un plug et une cloche ; la sculpture est décrite comme amicale.

    En 2007, il crée Brancusi tree, de couleur argentée de 2 m de hauteur en BoPET. En dehors des plugs, Paul McCarthy explore d’autres possibilités de sculptures similaires : il crée par exemple une statue en forme de pile d’excréments intitulée Complex Pile et installée à Hong Kong pour une exposition intitulée Inflation!. Il réalise également des cochons gonflables, notamment une statue où un premier cochon monte le dos de son partenaire, sa tête coupée.

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    Une exposition est organisée en été 2009 à Utrecht, Air Pressure, à l’occasion du 370e anniversaire de l’université d’Utrecht, présentant des sculptures gonflables principalement créées entre 2005 et 2007 à Anvers. Une critique note le contraste entre les jardins institutionnels et traditionnels et le politiquement incorrect des œuvres comme l’un des aspects les plus terrifiants de l’exposition.

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    Pour McCarthy, l’ennemi a de grandes oreilles et un short court : c’est Mickey et son créateur Walt Disney. D’un coup de palette magique, l’artiste transforme le monde merveilleux en jardin des enfers interdit aux mineurs. Popeye et Olive sont défigurés, les gentils ours et les lapins se livrent à une partie de jambes en l’air, Pinocchio fait des trucs cochons. Sous le masque, McCarthy lui-même, se lâche.

    « Disneyland m’intéresse à plein de niveaux. D’abord parce que c’est un monde artificiel en vase clos, un monde faussement parfait et fermé. Les gens partent en vacances à Disneyland, comme s’ils allaient dans un autre pays, et même comme s’ils quittaient la Terre et partaient vers une autre réalité. Une réalité habitée par des extra-terrestres qui sont Donald et Mickey. Ce côté paradis artificiel m’a toujours intéressé. Et puis il y a aussi la disposition de Disneyland : c’est encerclé de montagnes et de collines, il faut passer par une porte pour y entrer et ces collines le séparent du reste du monde. »

    Pour l’historien de l’art Jean Clair, Paul McCarthy s’inscrit dans la « tradition du market art, de certains milieux qui fabriquent de l’art comme on fabrique de l’automobile », plus précisément dans « un filon qui court autour de la scatophilie et de la copromanie », dont, selon le jugement de l’académicien, il serait l’exemple « le plus médiocre et le moins intéressant ». Pour le critique Laurent Dandrieu, McCarthy ne serait qu’un « spécialiste de happenings où la platitude le dispute à l’obscénité ».

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    Le quotidien Libération avance que McCarthy aurait l’avantage de rendre « fou furieux à la fois les tenants de l’ordre et ceux d’un libéralisme décomplexé, c’est qu’en exhibant de la «merde» symbolique comme résultat de notre société de consommation, il défie à la fois le retour à l’ordre moral et met à jour la production de l’homme comme déchet ».

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    Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’université Paris Ouest Nanterre, condamne la « tentation totalitaire » de cet art contemporain qui n’admet pas les critiques. Il range McCarthy dans la catégorie des « rebelles subventionnés », qui regrouperait les « artistes qui utilisent au mieux les ressorts de la pub, créent un scandale pour choquer la « France moisie » et empochent le produit de leur provocation ».

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    Interview de l’artiste


    Interview 1


    Interview 2

    © – Paul McCarthy

  • Thomas Struth

    Thomas Struth

    Thomas Struth, né le 11 octobre 1954 à Geldern, est un artiste et photographe allemand. Depuis la fin des années 1990 il est un des artistes allemands les plus connus et réputés au niveau international.

    Thomas Struth a d’abord étudié la peinture, de 1973 à 1980, à la Staatlichen Kunstakademie (Académie d’arts de la ville) à Düsseldorf avec Gerhard Richter et, à partir 1976, la photographie avec Bernd et Hilla Becher. De 1993 à 1996, Struth est professeur à la Staatlichen Hochschule für Gestaltung (École supérieure d’Art) de Karlsruhe.

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    La pratique artistique de Thomas Struth est caractérisée par des séries, par exemple, des photos des rues, des portraits, des fleurs, des familles, des musées, des paysages. Thomas Struth fut surtout reconnu par la critique d’art et le marché de l’art par ses séries sur les rues Die Architektur der Straßen (par exemple Unbewusste Orte, exposition au Porticus, Frankfurt am Main, 1988) et la série Portraits. Ses inventaires architecturaux comptent des vues quotidiennes faites d’immeubles, de places et de voies ferrées qui sont plutôt perçus inconsciemment par les passants, il montre les traces du développement urbain et ses constructions. Ces images grand format se confrontent avec le quotidien qui est présentée comme inhabituel – comme une curiosité dans la photographie traditionnelle.

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    Au milieu des années 1980, Struth a ajouté une nouvelle dimension à son travail quand il a commencé à produire des portraits de famille. Cela fut après une rencontre avec le psychanalyste Ingo Hartmann. En résultat, ces œuvres tentèrent d’illustrer la dynamique sociale sous-jacente pourtant présente à l’intérieur d’une photographie fixe.

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    Somme toute, les séries de Thomas Struth posent des questions sur la manière conventionnelle de voir les sujets photographiés, les indications visibles changent et, l’attente élargit le concept photographique.

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    [su_column size=”1/2″] Site de l’artiste [/su_column]
    [su_column size=”1/2″] Il est représenté par la galerie Marian Goodman New York – Paris. [/su_column]
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    © Thomas Struth

  • Pierre Huyghe

    Pierre Huyghe

    Pierre Huygue


    Pierre Huyghe, né en 1962 à Paris, est l’un des artistes contemporains les plus novateurs et influents de sa génération. Son travail transcende les frontières entre les disciplines artistiques, explorant les concepts de temporalité, de mémoire et de réalité à travers une variété de médiums, notamment la vidéo, l’installation, la performance et la sculpture. Dans cet article, nous plongerons dans l’univers fascinant de Pierre Huyghe, en examinant à la fois sa vie et son œuvre.

    La vie de Pierre Huyghe : Une quête constante d’exploration artistique

    Pierre Huyghe a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il a été profondément influencé par les mouvements artistiques contemporains et les idées émergentes. Sa formation artistique l’a conduit à développer une approche multidisciplinaire de la création, combinant des éléments de l’art contemporain, de la philosophie et des sciences cognitives.



    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la réalité et de la perception

    Les premières œuvres de Pierre Huyghe étaient souvent caractérisées par leur exploration de la réalité et de la perception. Ses installations et ses performances remettaient en question les notions traditionnelles de temps et d’espace, invitant le spectateur à remettre en question sa propre compréhension du monde qui l’entoure. Parmi ses premières œuvres les plus célèbres figurent “The Third Memory” (1999), une installation vidéo qui explore les multiples interprétations d’un événement historique, et “L’Expédition scintillante” (2002), une performance immersive qui défie les limites entre le réel et le fictif.



    L’ évolution de son œuvre : Vers une exploration plus conceptuelle

    Au fil des ans, le travail de Pierre Huyghe a évolué vers une exploration plus conceptuelle de thèmes tels que la mémoire collective, la biologie et l’écologie. Ses installations éphémères et ses interventions dans l’environnement naturel ont suscité une réflexion profonde sur la relation entre l’homme et la nature, ainsi que sur les implications de nos actions sur l’écosystème mondial. Des œuvres telles que “Untilled” (2011), une installation en constante évolution mettant en scène un paysage sauvage peuplé de plantes et d’animaux, illustrent son engagement envers une esthétique écologique et participative.





    L’héritage de Pierre Huyghe : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre de Pierre Huyghe a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante et interdisciplinaire. Son engagement envers l’exploration des frontières de l’art et de la perception continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de la pratique artistique.



    Conclusion : Une invitation à l’exploration

    En conclusion, l’œuvre de Pierre Huyghe incarne une quête constante d’exploration et d’innovation, repoussant les limites de la pratique artistique et invitant le spectateur à remettre en question ses propres perceptions et croyances. À travers ses installations, ses performances et ses interventions dans l’environnement naturel, Huyghe offre une vision unique du monde qui nous entoure, stimulant la réflexion et l’imagination. En tant qu’artiste visionnaire, il laisse derrière lui un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.









    Chantal Crousel


    Marian Goodman

    © Pierre Huyghe

  • Pierre Ardouvin

    Pierre Ardouvin

    Autodidacte, Pierre Ardouvin obtient, dans la première moitié des années 1990, un lieu à Montreuil qu’il autogère avec Véronique Boudier et Jean-François Guillon, et qui voit de nombreux jeunes artistes y faire leur début. « À l’écart », lieu actif pendant quelques années, permet à Pierre Ardouvin de préciser sa pratique.

    Paysage 3D, 2007

    Ses oeuvres procèdent de manière récurrente du « collage » dans le « bricolage ». C’est un artiste « sur le motif », le motif étant notre société et ce qu’elle génère. Élaguer un ridicule sapin de Noël en plastique (Élagage, 1995), affubler de ressorts une paire de chaussures « Pour mieux rebondir » (1995), assembler deux manteaux de fourrure pour en faire une vague peluche zoomorphe sous le titreSans queue ni tête (2004) ou bien encore, dans Love me tender(2001), convoquer une auto-tamponneuse qui s’ennuie profondément sur une piste de 4 x 3 m sans même pouvoir tourner en rond sur la ritournelle éponyme.

    Bonne nuit les petits, 2008

    Ecran de veille, 2015

    Ecran de veille, 2015_2

    L’abri (le vent nous portera), 2007

    Aube de l’odyssée, 2015

    Tout l’art de Pierre Ardouvin est dans la recomposition, le pas de côté, l’humour qui prend l’eau, la marche sur laquelle on vient buter, le plomb dans l’aile. Pierre Ardouvin nous narre, avec un vocabulaire du cheap, des matériaux de base, des structures standard, des chansonsformatées, une paire de « récits autobiographiques collectifs1 ». Petite particularité : ses installations, ses readymades « augmentés », ses environnements sont régulièrement précédés d’aquarelles, quand d’autres se servent d’un bloc-notes.
    Chaque oeuvre de Pierre Ardouvin doit être apte à déclencher des affects, des émotions grâce à sa capacité à réunir des objets connus, repérables, chargés historiquement ou sociologiquement : lino, contreplaqué, voiture, tourne-disque, carte postale, canapé, musique. Jamais dépourvu d’humour, Pierre Ardouvin aborde pourtant des questions pesantes telles que la fin des utopies, le libéralisme à tout crin, les contraintes imposées au corps social, les replis identitaires, la société du spectacle et de contrôle, l’enfermement, l’isolement et la grande désillusion.

    L’île, 2007

    Perpetuum mobile, 2015

    L’Île est une plate-forme surélevée de quelques centimètres seulement, vêtue d’un linoléum « imitation plancher », avec pour unique décor un porte-manteau (un perroquet pour être exact) esseulé, couvert de vêtements déclinant une inquiétante monotonie. L’espace d’exposition baigne dans la lumière bleue des néons placés sous la fausse scène, allégorie du lagon. L’installation déconcerte à première vue. Le fameux rêve de l’île déserte, au milieu du Pacifique, s’écroule dans la banalité de ce morceau d’intérieur à la dérive. « La route de campagne avec arbre2 » est devenue « une île déserte avec palmier ». Vladimir et Estragon ne sont plus là. Godot viendra demain, peut-être (ou pas) En attendant, on lit la déception dans cette scène à la fois fantasmée et tellement ordinaire. Vivre ensemble dans la solitude. L’oeuvre a été présentée pour la première fois dans un contexte bien particulier : une galerie associative, Artconnexion, à Lille, en 2007.

    Ruisseau, 2005

    Petit feu, 2006

    Le titre évoque « l’énorme meringue culturelle » de Lille 2004, l’outrance du spectacle et la marchandisation de la culture. La culture servit, à ce moment précis, comme moyen de « vendre » une ville et sa région à des investisseurs qui auraient préféré les Jeux olympiques, plus rentables.
    Prenez une voiture brûlée, mais pas accidentée, collez-lui des spots lumineux, un peu disco, tournoyant à l’intérieur de l’habitacle mis à nu, faites tourner cette bonne vieille Clio, maintenant hors d’usage, en la plaçant sur un pont tournant. Mettez-là sur une moquette de basebleue (un peu flashy, type FIAC ou Salon de l’auto), agrémentez le tout de lumière blanche hémisphérique au sol, sans oublier d’y incorporer un peu de musique. Prenez par exemple un de ces chanteurs populaires, Michel Polnareff, et une de ces chansons que l’on pourrait mélanger avec goût au reste (allons pour Holidays). Diffusez la musique à l’envers et vous obtenez une oeuvre (Holidays, 1999) de Pierre Ardouvin.

    WICKED WORLD, 2015

    Salon, 2007

    Renversant à plus d’un sens. La violence sociale, l’avion qui s’écrase (dans la chanson), l’ennui, la révolte, la haine, la désillusion de ceux qui ne partiront pas. Pierre Ardouvin sait que l’on évalue aujourd’hui une nuit de violences urbaines au nombre de voitures brûlées. Pierre Ardouvin plombe. Le sourire se crispe. Le malaise doucement s’installe. Jean Baudrillard annonçait : « Nous avons parcouru tous les chemins de la production et de la surproduction virtuelle d’objets, de signes, de messages, d’idéologies, de plaisirs. Aujourd’hui, tout est libéré, les jeux sont faits, et nous nous retrouvons collectivement devant la question cruciale : Que faire après l’orgie3 ? » On plie les gaules, il fait un vrai temps de chien ici.

    J.B.

    Texte de l’exposition de l’artiste au MAC VAL

    1 Propos de Frédéric Valabrègue cité par Paul Ardenne, in Art Press, n° 254, février 2000.

    2 Indication de Samuel Beckett pour le décor de sa pièce de théâtre En attendant Godot.

    3 Jean Baudrillard, La Transparence du mal : essai sur les phénomènes extrêmes, Paris, Galilée, coll. « L’espace critique », 1990.

     

    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Pierre Ardouvin

  • Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Né en 1953 sur l’île d’Hokkaidō au Japon, Tadashi Kawamata est diplômé de la Hokkaido Iwamizawa Higashi High School en 1972.

    En 1982, à l’âge de 28 ans, il est choisi pour participer à la Biennale de Venise et en 1987 il participe à la Documenta de Cassel.

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    Dans l’intervalle il obtient un doctorat de l’université des arts de Tokyo en 1984.

    Réalisant des œuvres in situ à travers le monde entier, il a participé à de nombreuses expositions internationales, il s’est notamment illustré en tant que directeur de la Triennale de Yokohama en 2005.

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    Professeur à l’université des arts de Tokyo d’avril 1999 à mars 2005, il enseigne depuis 2007 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

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    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Tadashi Kawamata

  • Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert, ces deux frères diplômés des Beaux-Arts de Nantes, pratiquent ensemble depuis 2004 un académisme technique perverti par on ne sait trop quelle déviance formelle, un art de l’anachronisme et de la grossièreté feinte.

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    On les a connus dessinateurs au trait de feutre joyeusement coloré puis de rotring plus torturé, sculpteurs de bronzes sur socles dégoulinants de cire, peintres de l’odyssée des grands espaces de leur biker paumé de héros ; on les a vus déjà plusieurs fois à Zoo galerie (2004, 2007), à 40mcube (Rennes, 2008), au dernier Printemps de Septembre toulousain, chez Crèvecœur, leur galerie parisienne, et tout récemment au domaine de Chamarande.

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    Tout juste rentrés d’une année new-yorkaise, ils débarquent avec un intérêt renouvelé pour le noir, un noir puissant devenu la couleur fétiche de leurs empâtements désormais monochromes. L’architecture de Gotham City qui s’insinuait depuis dans leur peinture pour la parer d’une dimension rétro-futuriste se mue aujourd’hui en un néo-constructivisme allégé de sa dimension utopique première. Oscillant entre surépaisseurs maximales et légèreté de l’application au spray, le symbolisme ici à l’œuvre nous entraîne dans un ésotérisme sombre. The eighth sphere, (la planète des âmes perdues, pour les non-initiés à l’occultisme), se dessine à Zoo galerie comme un environnement pictural, tendu jusqu’à sa négation.

    VISIONS OF VOID Dundee Contemporary Arts 2015 THE END OF THE NIGHT - LACE, Los Angeles, CA 2013 THE END OF THE NIGHT - LACE, Los Angeles, CA (US) 2013

    Un wall-painting inspiré de la technique de vaporisation d’aquarelle utilisée par Klee et Kandinsky —mais réalisé sauvagement à la manière des Splashers new-yorkais— pour écrin, les toiles des Quistrebert se délitent jusqu’à s’abolir dans leur principe même. Dialoguant avec des tableaux de facture plus classique, des croûtes noires et luisantes semblent couler du mur. La technique de leur Chrysler building (Chrys, 2009) que l’on connaissait s’affaissant vers le sol en une masse huileuse se radicalise ici : il n’y a plus de châssis, de toile ou même de peinture, juste une surface, une croûte. Et ce n’est pas l’abstraction du ballet d’ombres et lumières qui compose leur dernier film qui démentira ce nouveau formalisme à l’œuvre chez les deux frères.

    Texte lors de leurs exposition à la Zoo Galerie en juillet 2010

    VISIONS OF VOID - Dundee Contemporary Arts (UK) 2015 LES MYSTERES DE L'OUEST, le Nouveau Festival - Centre Pompidou, Paris (Fr) 2012 LAURE & JANE DUMOND - Galerie Crèvecoeur, Paris (Fr) 2012

     

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    © Florian & Michael Quistrebert

  • John Baldessari

    John Baldessari

    John Baldessari, né le 17 juin 1931 à National City (Californie) est un artiste conceptuel américain, représentant du courant post-moderniste qui recourt notamment à la photographie.

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    De 1959 à 1968, John Baldessari réalise deux sortes d’œuvres : des peintures narratives, des toiles sur lesquelles des lettres sont peintes, et des Fichues Allégories, des photographies légendées en référence à l’histoire de l’art.

    De 1969 à 1977, il réalise des films et des vidéos expérimentales.

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    À partir de 1980, il se consacre à la réalisation de tableaux constitués de photographies, d’images cinématographiques qu’il collectionne, recadre, colorise.

    Depuis 2000, il ajoute des peintures à ses photo-collages.

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    Si l’image existe, il n’est pas nécessaire de la reproduire. C’est un poète visuel. Sa sensibilité le rapproche plus de la littérature que de l’histoire de l’art. Son approche d’apporter un sens supplémentaire à des expressions littéraires.

    Il souhaite créer un choc par l’assemblage de ces images. Ce contraste devrait être source de magie. Il s’intéresse à des images qui représentent des moments difficiles ou expriment la fragilité des êtres.

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    Baldessari a reçu de nombreuses récompenses : en 2008, le Biennial Award for Contemporary Art, Bonnefantenmuseum, (Maastricht, Pays-Bas); American Academy of Arts and Letters en 2007 ; Archives of American Art Medal, (Washington, D.C.) ; le Rolex Mentor et Protégé Arts Initiative en 2006-2007 ; le Lifetime Achievement Award, Americans for the Arts, New York en 2005; et de l’American Academy of Arts and Sciences en 2004. Il a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de son œuvre lors de la 53e Biennale de Venise, en septembre 2009. En avril 2006, il fut élevé au rang de Doctor of Fine Arts, honoris causa, National University, Irlande1.

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