Category: exposition

  • Pierre Huyghe

    Pierre Huyghe

    Pierre Huygue


    Pierre Huyghe, né en 1962 à Paris, est l’un des artistes contemporains les plus novateurs et influents de sa génération. Son travail transcende les frontières entre les disciplines artistiques, explorant les concepts de temporalité, de mémoire et de réalité à travers une variété de médiums, notamment la vidéo, l’installation, la performance et la sculpture. Dans cet article, nous plongerons dans l’univers fascinant de Pierre Huyghe, en examinant à la fois sa vie et son œuvre.

    La vie de Pierre Huyghe : Une quête constante d’exploration artistique

    Pierre Huyghe a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il a été profondément influencé par les mouvements artistiques contemporains et les idées émergentes. Sa formation artistique l’a conduit à développer une approche multidisciplinaire de la création, combinant des éléments de l’art contemporain, de la philosophie et des sciences cognitives.



    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la réalité et de la perception

    Les premières œuvres de Pierre Huyghe étaient souvent caractérisées par leur exploration de la réalité et de la perception. Ses installations et ses performances remettaient en question les notions traditionnelles de temps et d’espace, invitant le spectateur à remettre en question sa propre compréhension du monde qui l’entoure. Parmi ses premières œuvres les plus célèbres figurent “The Third Memory” (1999), une installation vidéo qui explore les multiples interprétations d’un événement historique, et “L’Expédition scintillante” (2002), une performance immersive qui défie les limites entre le réel et le fictif.



    L’ évolution de son œuvre : Vers une exploration plus conceptuelle

    Au fil des ans, le travail de Pierre Huyghe a évolué vers une exploration plus conceptuelle de thèmes tels que la mémoire collective, la biologie et l’écologie. Ses installations éphémères et ses interventions dans l’environnement naturel ont suscité une réflexion profonde sur la relation entre l’homme et la nature, ainsi que sur les implications de nos actions sur l’écosystème mondial. Des œuvres telles que “Untilled” (2011), une installation en constante évolution mettant en scène un paysage sauvage peuplé de plantes et d’animaux, illustrent son engagement envers une esthétique écologique et participative.





    L’héritage de Pierre Huyghe : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre de Pierre Huyghe a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante et interdisciplinaire. Son engagement envers l’exploration des frontières de l’art et de la perception continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de la pratique artistique.



    Conclusion : Une invitation à l’exploration

    En conclusion, l’œuvre de Pierre Huyghe incarne une quête constante d’exploration et d’innovation, repoussant les limites de la pratique artistique et invitant le spectateur à remettre en question ses propres perceptions et croyances. À travers ses installations, ses performances et ses interventions dans l’environnement naturel, Huyghe offre une vision unique du monde qui nous entoure, stimulant la réflexion et l’imagination. En tant qu’artiste visionnaire, il laisse derrière lui un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.









    Chantal Crousel


    Marian Goodman

    © Pierre Huyghe

  • Pierre Ardouvin

    Pierre Ardouvin

    Autodidacte, Pierre Ardouvin obtient, dans la première moitié des années 1990, un lieu à Montreuil qu’il autogère avec Véronique Boudier et Jean-François Guillon, et qui voit de nombreux jeunes artistes y faire leur début. « À l’écart », lieu actif pendant quelques années, permet à Pierre Ardouvin de préciser sa pratique.

    Paysage 3D, 2007

    Ses oeuvres procèdent de manière récurrente du « collage » dans le « bricolage ». C’est un artiste « sur le motif », le motif étant notre société et ce qu’elle génère. Élaguer un ridicule sapin de Noël en plastique (Élagage, 1995), affubler de ressorts une paire de chaussures « Pour mieux rebondir » (1995), assembler deux manteaux de fourrure pour en faire une vague peluche zoomorphe sous le titreSans queue ni tête (2004) ou bien encore, dans Love me tender(2001), convoquer une auto-tamponneuse qui s’ennuie profondément sur une piste de 4 x 3 m sans même pouvoir tourner en rond sur la ritournelle éponyme.

    Bonne nuit les petits, 2008

    Ecran de veille, 2015

    Ecran de veille, 2015_2

    L’abri (le vent nous portera), 2007

    Aube de l’odyssée, 2015

    Tout l’art de Pierre Ardouvin est dans la recomposition, le pas de côté, l’humour qui prend l’eau, la marche sur laquelle on vient buter, le plomb dans l’aile. Pierre Ardouvin nous narre, avec un vocabulaire du cheap, des matériaux de base, des structures standard, des chansonsformatées, une paire de « récits autobiographiques collectifs1 ». Petite particularité : ses installations, ses readymades « augmentés », ses environnements sont régulièrement précédés d’aquarelles, quand d’autres se servent d’un bloc-notes.
    Chaque oeuvre de Pierre Ardouvin doit être apte à déclencher des affects, des émotions grâce à sa capacité à réunir des objets connus, repérables, chargés historiquement ou sociologiquement : lino, contreplaqué, voiture, tourne-disque, carte postale, canapé, musique. Jamais dépourvu d’humour, Pierre Ardouvin aborde pourtant des questions pesantes telles que la fin des utopies, le libéralisme à tout crin, les contraintes imposées au corps social, les replis identitaires, la société du spectacle et de contrôle, l’enfermement, l’isolement et la grande désillusion.

    L’île, 2007

    Perpetuum mobile, 2015

    L’Île est une plate-forme surélevée de quelques centimètres seulement, vêtue d’un linoléum « imitation plancher », avec pour unique décor un porte-manteau (un perroquet pour être exact) esseulé, couvert de vêtements déclinant une inquiétante monotonie. L’espace d’exposition baigne dans la lumière bleue des néons placés sous la fausse scène, allégorie du lagon. L’installation déconcerte à première vue. Le fameux rêve de l’île déserte, au milieu du Pacifique, s’écroule dans la banalité de ce morceau d’intérieur à la dérive. « La route de campagne avec arbre2 » est devenue « une île déserte avec palmier ». Vladimir et Estragon ne sont plus là. Godot viendra demain, peut-être (ou pas) En attendant, on lit la déception dans cette scène à la fois fantasmée et tellement ordinaire. Vivre ensemble dans la solitude. L’oeuvre a été présentée pour la première fois dans un contexte bien particulier : une galerie associative, Artconnexion, à Lille, en 2007.

    Ruisseau, 2005

    Petit feu, 2006

    Le titre évoque « l’énorme meringue culturelle » de Lille 2004, l’outrance du spectacle et la marchandisation de la culture. La culture servit, à ce moment précis, comme moyen de « vendre » une ville et sa région à des investisseurs qui auraient préféré les Jeux olympiques, plus rentables.
    Prenez une voiture brûlée, mais pas accidentée, collez-lui des spots lumineux, un peu disco, tournoyant à l’intérieur de l’habitacle mis à nu, faites tourner cette bonne vieille Clio, maintenant hors d’usage, en la plaçant sur un pont tournant. Mettez-là sur une moquette de basebleue (un peu flashy, type FIAC ou Salon de l’auto), agrémentez le tout de lumière blanche hémisphérique au sol, sans oublier d’y incorporer un peu de musique. Prenez par exemple un de ces chanteurs populaires, Michel Polnareff, et une de ces chansons que l’on pourrait mélanger avec goût au reste (allons pour Holidays). Diffusez la musique à l’envers et vous obtenez une oeuvre (Holidays, 1999) de Pierre Ardouvin.

    WICKED WORLD, 2015

    Salon, 2007

    Renversant à plus d’un sens. La violence sociale, l’avion qui s’écrase (dans la chanson), l’ennui, la révolte, la haine, la désillusion de ceux qui ne partiront pas. Pierre Ardouvin sait que l’on évalue aujourd’hui une nuit de violences urbaines au nombre de voitures brûlées. Pierre Ardouvin plombe. Le sourire se crispe. Le malaise doucement s’installe. Jean Baudrillard annonçait : « Nous avons parcouru tous les chemins de la production et de la surproduction virtuelle d’objets, de signes, de messages, d’idéologies, de plaisirs. Aujourd’hui, tout est libéré, les jeux sont faits, et nous nous retrouvons collectivement devant la question cruciale : Que faire après l’orgie3 ? » On plie les gaules, il fait un vrai temps de chien ici.

    J.B.

    Texte de l’exposition de l’artiste au MAC VAL

    1 Propos de Frédéric Valabrègue cité par Paul Ardenne, in Art Press, n° 254, février 2000.

    2 Indication de Samuel Beckett pour le décor de sa pièce de théâtre En attendant Godot.

    3 Jean Baudrillard, La Transparence du mal : essai sur les phénomènes extrêmes, Paris, Galilée, coll. « L’espace critique », 1990.

     

    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Pierre Ardouvin

  • Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Né en 1953 sur l’île d’Hokkaidō au Japon, Tadashi Kawamata est diplômé de la Hokkaido Iwamizawa Higashi High School en 1972.

    En 1982, à l’âge de 28 ans, il est choisi pour participer à la Biennale de Venise et en 1987 il participe à la Documenta de Cassel.

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    Dans l’intervalle il obtient un doctorat de l’université des arts de Tokyo en 1984.

    Réalisant des œuvres in situ à travers le monde entier, il a participé à de nombreuses expositions internationales, il s’est notamment illustré en tant que directeur de la Triennale de Yokohama en 2005.

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    Professeur à l’université des arts de Tokyo d’avril 1999 à mars 2005, il enseigne depuis 2007 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

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    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Tadashi Kawamata

  • John Baldessari

    John Baldessari

    John Baldessari, né le 17 juin 1931 à National City (Californie) est un artiste conceptuel américain, représentant du courant post-moderniste qui recourt notamment à la photographie.

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    De 1959 à 1968, John Baldessari réalise deux sortes d’œuvres : des peintures narratives, des toiles sur lesquelles des lettres sont peintes, et des Fichues Allégories, des photographies légendées en référence à l’histoire de l’art.

    De 1969 à 1977, il réalise des films et des vidéos expérimentales.

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    À partir de 1980, il se consacre à la réalisation de tableaux constitués de photographies, d’images cinématographiques qu’il collectionne, recadre, colorise.

    Depuis 2000, il ajoute des peintures à ses photo-collages.

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    Si l’image existe, il n’est pas nécessaire de la reproduire. C’est un poète visuel. Sa sensibilité le rapproche plus de la littérature que de l’histoire de l’art. Son approche d’apporter un sens supplémentaire à des expressions littéraires.

    Il souhaite créer un choc par l’assemblage de ces images. Ce contraste devrait être source de magie. Il s’intéresse à des images qui représentent des moments difficiles ou expriment la fragilité des êtres.

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    Baldessari a reçu de nombreuses récompenses : en 2008, le Biennial Award for Contemporary Art, Bonnefantenmuseum, (Maastricht, Pays-Bas); American Academy of Arts and Letters en 2007 ; Archives of American Art Medal, (Washington, D.C.) ; le Rolex Mentor et Protégé Arts Initiative en 2006-2007 ; le Lifetime Achievement Award, Americans for the Arts, New York en 2005; et de l’American Academy of Arts and Sciences en 2004. Il a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de son œuvre lors de la 53e Biennale de Venise, en septembre 2009. En avril 2006, il fut élevé au rang de Doctor of Fine Arts, honoris causa, National University, Irlande1.

    Site de l’artiste

    © John Baldessari

  • Martial Raysse

    Martial Raysse

    “Martial Raysse”, exposition monographique consacrée à l’artiste français Martial Raysse
    Commissaires : Caroline Bourgeois en collaboration avec l’artiste

    2015-1958 / 1958-2015 : prendre l’histoire à rebours, non pas pour dérouler le fil du temps et remonter à la source, mais bien pour confronter les époques, tel est le propos de l’exposition que Palazzo Grassi – Pinault Collection consacre aujourd’hui à Martial Raysse.

    Le parti pris est celui d’offrir à la fois des perspectives et une rétrospective, en appréhendant le travail de Martial Raysse non pas de façon chronologique, mais sous un angle contemporain, c’est-à-dire au regard de son travail le plus récent. Notre conviction est en effet que le travail le plus récent modifie la façon de regarder le plus ancien, et apporte une plus grande profondeur en relançant la question de la place de la peinture, comme de celle de l’artiste. Comme le dit brillamment Giorgio Agamben, « celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel ; mais précisément pour cette raison, précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps »

     

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    « On a commenté à propos de mon changement de cap : « Martial retourne à la peinture. » C’est faux. J’y arrive à peine. On a une page blanche devant soi et on se trouve exactement devant la même situation qu’au Moyen Âge. Rien n’a changé. » Martial Raysse

    Martial Raysse fait partie de ces quelques artistes pour qui se confronter à la « grande » histoire de l’art est le véritable enjeu, et ceci depuis le début de son engagement. Que ce soit par la distance, par l’humour, ou en s’essayant à la copie des maîtres, en vertu du principe énoncé par Eugenio Garin selon lequel, « imiter […] c’est prendre conscience de sa propre originalité ». Il fait ainsi son apprentissage, et durant toute sa vie nous voyons comme en arrière-plan non seulement l’histoire de l’art et les chefs d’oeuvres de la Renaissance, mais aussi le quotidien si banal – de l’esthétique des Monoprix à l’ennui des petites choses.

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    Contrairement à la Renaissance, où les artistes devaient répondre à certaines contraintes, notamment dans le traitement des sujets religieux ou les portraits de maîtres, Martial Raysse a travaillé toute sa vie à sauvegarder son indépendance. Il propose une sorte d’utopie humaine et représente la vie de tout un chacun d’une façon qui laisse penser qu’il cherche à nous redonner espoir en notre condition. Son goût pour la représentation des femmes va au-delà de l’attirance sexuelle ou de la beauté classique ; il est fasciné par l’Inconnue.
    Dans ses tableaux d’histoires, il nous propose une distance critique avec ce que l’on peut voir ou croire. Il réveille des enjeux mythologiques (L’Enfance de Bacchus ou Le Jour des Roses sur le Toit par exemple) et parle par là même de la consommation à outrance, de la distance avec le politique (Poisson d’Avril et Ici Plage, comme ici-bas), ou encore de la volonté de rire avec son époque (Le Carnaval à Périgueux).
    Peintre, sculpteur, dessinateur, mais aussi poète et cinéaste… autant de termes – forcément réducteurs – qui tentent de définir cet artiste multiple et inclassable, dont l’oeuvre traverse la seconde moitié du XXe siècle et continue, aujourd’hui encore, à nous surprendre par sa singularité.
    En créant un dialogue ininterrompu entre les oeuvres, le parcours de l’exposition apporte un regard nouveau sur le travail de Martial Raysse tout en mettant en évidence les allersretours incessants effectués par l’artiste au sein de ses propres oeuvres.

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    L’exposition montre également l’énorme travail que sous-tend une telle oeuvre, laquelle, au-delà de la création de « beaux objets » vise à proposer une sorte de philosophie de la vie. Par la radicalité des couleurs et la liberté de traitement, Martial Raysse nous donne à voir la beauté du monde, l’importance pour chacun de s’y engager, la responsabilité de chacun vis-à-vis des autres et de la communauté.

    Nous avons souhaité montrer dans le parcours de l’exposition tous les aspects du travail de l’artiste : ses petites sculptures, qui vont d’une figure simple au jeu avec soi-même, le dessin comme un temps de travail, ses films qui montrent ses enjeux libertaires, pour finir par les tableaux qui composent son travail ultime. Nous avons aussi ponctué le parcours par des oeuvres qui sont en quelque sorte des autoportraits révélant l’incroyable exigence et la solitude que l’artiste a dû assumer pour avancer dans son travail. Les oeuvres les plus récentes offrent un éclairage sur celles de sa jeunesse et exposent leur radicalité, tout en provoquant un véritable choc visuel. Par l’emploi de couleurs franches et de pigments purs, Martial Raysse propose un autre regard sur le monde – cette « hygiène de la vision » développée dès les années 1960 – et nous apprend par là même à voir, « car être moderne c’est avant tout voir plus clair ».

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    Pour finir, citons l’artiste : « J’ai toujours pensé que le but de l’art est de changer la vie. Mais l’important aujourd’hui, il me semble, c’est de changer ce qui nous entoure à tous les niveaux des rapports humains. Certains s’imaginent que la vie se copie. D’autres savent qu’elle s’invente. Rimbaud ça ne se cite pas, ça se vit ».

    Caroline Bourgeois
    Commissaire de l’exposition

    Exposition au Palazzo Grassi

    Sites de l’artiste

    © Martial Raysse

  • Sarah Lucas

    Sarah Lucas

    Sarah Lucas au pavillon Anglais de la Biennale de Venise

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  • Un faux se cache dans ce musée, saurez-vous le découvrir ?

    Un musée londonien va accrocher une copie pendant trois mois, en laissant deviner aux visiteurs de quelle œuvre il s’agit.

    Un dimanche, vous vous baladez au Louvre, passez voir les Sabines arrêtant le combat, faites un crochet par le Radeau de la Méduse, et terminez devant la Liberté guidant le peuple. A la sortie, imaginez qu’on vous dise que l’une de ces trois œuvres est une vulgaire copie. Seriez-vous capable de dire laquelle ?

    Afin d’inciter les visiteurs à regarder les tableaux attentivement, un artiste américain a eu l’idée de glisser un faux parmi les 270 que la Dullwich Picture Gallery expose, raconte le Guardian. Dans ce musée de la banlieue de Londres, on peut habituellement voir des travaux de Rembrandt, Rubens, Tiepolo, Murillo ou encore Poussin. A partir du 10 février et jusqu’au 26 avril, les visiteurs seront invités à émettre leurs suppositions sur Twitter (avec les hashtags #dulwichgallery et #madeinchina, précise le magazine Glamour).

    Suite de l’article > www.liberation.fr

  • Et in libertalia ego

    Et in libertalia ego

    Et in libertalia ego

    Un projet de Mathieu Briand
    du 19 février 2015 au 10 mai 2015.
    Depuis 2008, Mathieu Briand a installé provisoirement son atelier sur un îlot situé sur le Canal du Mozambique à Madagascar. Sur ce lieu sacré et habité par une famille malgache depuis plusieurs générations, il a proposé aux habitants d’inviter un groupe d’artistes* à y intervenir, soit directement sur place, soit par le biais de protocoles à exécuter.Intitulé ET IN LIBERTALIA EGO, le projet se réfère autant à la célèbre inscription Et in Arcadia Ego que les bergers du tableau de Poussin pointent du doigt, qu’à la colonie libertaire éponyme décrite dans le livre A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates (1724) (Une histoire générale des plus fameux pirates) – ouvrage qui mêle de manière ambiguë sources réelles et fictionnelles, et dont l’auteur pourrait bien être Daniel Defoe, père de Robinson Crusoé.
    Soutenue par La maison rouge depuis 2012, l’initiative de Mathieu Briand est présentée sous la forme d’une exposition de février à mai 2015.*Avec des œuvres de : Francis Alÿs, frères Chapuisat, Dejode & Lacombe, Jacin Giordano, Thomas Hirschhorn, Koo Jeong-A, Pierre Huyghe, Gabriel Kuri, Prue Lang & Richard Siegal, Juan Pablo Macias, Mike Nelson, Damián Ortega, Rudy Riccioti, Yvan Salomone/Gilles Mahé.
    La maison rouge
    10 boulevard de la bastille
    f – 75012 paris
    tel. +33(0) 1 40 01 08 81
    fax +33(0) 1 40 01 08 83