Category: Peinture

  • Richard Prince

    Richard Prince

    Richard Prince

    Né le dans la zone américaine du canal de Panama, est un artiste peintre et un photographe américain dont le travail est rattaché à l’appropriation art et a souvent été l’objet de débats dans le monde de l’art.

    Richard Prince

     

    Richard Prince

    Peintre de figure expérimenté, Richard Prince commence à créer des collages contenant des photographies en 1975.

    Richard Prince

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    En 2004, Prince illustre l’album Sonic Nurse des Sonic Youth.

    Richard Prince

    En 2008, lors de la soirée finale de son exposition au musée Guggenheim de New-York, des mannequins, des infirmières masquées, ont présenté la nouvelle collection de sacs créés pour l’entreprise de luxe Louis Vuitton. Les sacs « Untitled monogram » se jouent du monogramme de la marque au risque de perturber la clientèle traditionnelle du malletier français.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Fin 2008, le photographe Patrick Cariou porte plainte contre Richard Prince pour atteinte au droit d’auteur, Richard Prince ayant utilisé des photographies du livre Yes Rasta de Cariou pour réaliser des collages, dont 39 ont été présentés durant l’exposition Canal Zone. Si une première décision donne raison à Cariou, la cour d’appel américaine inverse ce jugement et autorise Prince à exposer et vendre ses tableaux, en s’appuyant sur le principe du Fair use.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Richard Prince

    Entre septembre et octobre 2014, l’exposition New Portraits présente à la Galerie Gagosian 38 portraits tirés de captures d’écrans du réseau social Instagram, vendues en moyenne 100 000 dollars chacune.

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    © – Richard Prince
  • Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein

    Roy Lichtenstein est l’un des artistes les plus emblématiques du mouvement pop art, dont l’œuvre distinctive et reconnaissable a laissé une marque indélébile sur le paysage artistique du XXe siècle. Né le 27 octobre 1923 à New York, Lichtenstein a grandi dans une famille d’origine modeste, mais son talent artistique précoce l’a rapidement distingué. Il a étudié à la Art Students League de New York et a obtenu un diplôme en beaux-arts de l’Université de l’Ohio avant de poursuivre ses études à l’Université d’État de l’Ohio.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    Après avoir servi dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale, Lichtenstein a entamé sa carrière artistique dans les années 1950, explorant initialement le style expressionniste abstrait qui dominait alors la scène artistique new-yorkaise. Cependant, c’est dans les années 1960 que Lichtenstein a trouvé sa voie distinctive en tant qu’artiste, en adoptant le style graphique des bandes dessinées et des illustrations publicitaires pour créer des œuvres d’art révolutionnaires qui allaient devenir sa marque de fabrique.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    Lichtenstein s’est notamment inspiré des bandes dessinées de l’époque, en particulier des œuvres de DC Comics et de Marvel Comics, pour créer des tableaux qui représentaient des scènes d’action dynamiques et des dialogues captivants. Ses peintures de super-héros, de femmes fatales et de scènes de guerre ont capturé l’imagerie iconique de la culture populaire américaine, tout en offrant une critique subtile de la société de consommation et de la commercialisation de l’art.

    Un exemple emblématique du travail de Lichtenstein est sa série de peintures intitulée “Whaam!”, qui dépeint une scène de combat aérien entre un avion américain et un avion ennemi, tirée d’une bande dessinée de la Guerre de Corée. Réalisée en 1963, cette œuvre incarne parfaitement le style audacieux et la technique distinctive de Lichtenstein, tout en explorant des thèmes de violence et de glamour associés à la guerre et à l’héroïsme

    Roy Lichtenstein

    Outre ses peintures, Lichtenstein a également créé des sculptures, des gravures, des dessins et des collages qui ont exploré les mêmes thèmes et motifs que ses tableaux. Il a également expérimenté avec d’autres médiums artistiques, tels que la céramique et la sérigraphie, élargissant ainsi sa portée créative et son influence sur le monde de l’art contemporain.

    Roy Lichtenstein
    Roy Lichtenstein

    L’impact du travail de Lichtenstein sur la culture visuelle et l’esthétique de la pop culture est immense. Ses images emblématiques ont été largement reproduites et réinterprétées dans une variété de contextes, de la publicité au design de mode en passant par la musique et le cinéma. Son influence se fait encore sentir aujourd’hui, témoignant de sa capacité à transcender les frontières de l’art traditionnel et à façonner la manière dont nous percevons et apprécions le monde qui nous entoure.

    Bien que Lichtenstein soit souvent associé à l’esthétique flashy et souvent superficielle du pop art, son travail était en réalité profondément réfléchi et complexe, offrant une critique subtile de la société contemporaine et de la culture de masse. Ses images audacieuses et accrocheuses cachent souvent des commentaires incisifs sur des sujets tels que la guerre, la politique, le genre et la sexualité, offrant ainsi une vision nuancée de la condition humaine dans le monde moderne.

    Roy Lichtenstein

    Malgré sa renommée internationale et son succès commercial, Lichtenstein est resté un artiste dévoué à son métier, explorant sans relâche de nouveaux territoires artistiques et repoussant les limites de son propre travail. Sa contribution à l’art contemporain est incontestable, et son héritage perdurera bien au-delà de son temps, inspirant les générations futures d’artistes à repenser les frontières de l’art et de la culture.



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    © – Roy Lichtenstein

  • Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon — né Raymond Ginn le 16 juin 1957, est un artiste plasticien contemporain américain, parfois aussi musicien et parolier.

    Raymond Pettibon est un artiste dont l’œuvre foisonnante explore une multitude de thèmes et de sujets, offrant un regard critique et provocateur sur la société contemporaine. À travers ses dessins, ses peintures et ses autres médiums artistiques, Pettibon propose une réflexion profonde sur des questions sociales, politiques et culturelles, tout en utilisant une esthétique distinctive qui lui est propre.Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

    Raymond PettibonAu cœur de l’œuvre de Pettibon se trouvent ses dessins à l’encre noire sur papier, qui constituent une grande partie de sa production artistique. Ces dessins se caractérisent par leur style graphique expressif, leurs lignes dynamiques et leurs contrastes saisissants. Les compositions de Pettibon sont souvent peuplées de personnages énigmatiques et de symboles chargés de sens, créant des narrations visuelles complexes et intrigantes.

    L’une des caractéristiques les plus frappantes de l’œuvre de Pettibon est son utilisation judicieuse du texte. Ses dessins sont souvent accompagnés de fragments de phrases, de poèmes ou de commentaires, qui ajoutent une dimension supplémentaire à l’œuvre et invitent le spectateur à réfléchir sur le sens caché derrière les images. Cette combinaison d’images et de mots crée une tension dynamique qui est au cœur de l’esthétique de Pettibon.

    Raymond Pettibon

    Les thèmes abordés dans l’œuvre de Pettibon sont vastes et variés. Il explore la culture populaire sous toutes ses formes, en s’inspirant de la bande dessinée, du cinéma, de la télévision et de la musique. Ses dessins sont souvent peuplés de figures emblématiques de la culture pop, qu’il détourne et réinterprète à travers son propre langage visuel. En même temps, Pettibon ne craint pas d’aborder des sujets plus sérieux et controversés, tels que la politique, la religion, la guerre et la violence, offrant ainsi une critique acerbe de la société contemporaine.

    Une autre facette importante de l’œuvre de Pettibon est son exploration de la condition humaine. Ses dessins capturent souvent des moments intimes et fugaces de la vie quotidienne, révélant ainsi les complexités et les contradictions de l’expérience humaine. Que ce soit à travers des portraits poignants, des scènes de rue animées ou des paysages évocateurs, Pettibon parvient à capturer l’essence même de ce que signifie être humain.

    Raymond Pettibon

    En plus de ses dessins, Pettibon expérimente également avec d’autres médiums artistiques, tels que la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo. Cette diversification lui permet d’explorer de nouvelles formes d’expression et d’enrichir sa pratique artistique. Ses œuvres dans ces différents médiums partagent la même énergie et la même intensité que ses dessins, tout en offrant de nouvelles perspectives sur son travail.

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    Dans l’ensemble, l’œuvre de Raymond Pettibon est profondément engagée et provocatrice, défiant les conventions artistiques et sociales tout en offrant un regard perspicace sur le monde qui nous entoure. Son exploration constante de nouveaux thèmes et de nouvelles formes d’expression en fait l’un des artistes les plus captivants et les plus influents de sa génération, dont l’impact continue de résonner dans le monde de l’art contemporain.

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    Raymond Pettibon

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    Raymond Pettibon

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    Raymond Pettibon

     

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    © Raymond Pettibon

  • Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert, ces deux frères diplômés des Beaux-Arts de Nantes, pratiquent ensemble depuis 2004 un académisme technique perverti par on ne sait trop quelle déviance formelle, un art de l’anachronisme et de la grossièreté feinte.

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    On les a connus dessinateurs au trait de feutre joyeusement coloré puis de rotring plus torturé, sculpteurs de bronzes sur socles dégoulinants de cire, peintres de l’odyssée des grands espaces de leur biker paumé de héros ; on les a vus déjà plusieurs fois à Zoo galerie (2004, 2007), à 40mcube (Rennes, 2008), au dernier Printemps de Septembre toulousain, chez Crèvecœur, leur galerie parisienne, et tout récemment au domaine de Chamarande.

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    Tout juste rentrés d’une année new-yorkaise, ils débarquent avec un intérêt renouvelé pour le noir, un noir puissant devenu la couleur fétiche de leurs empâtements désormais monochromes. L’architecture de Gotham City qui s’insinuait depuis dans leur peinture pour la parer d’une dimension rétro-futuriste se mue aujourd’hui en un néo-constructivisme allégé de sa dimension utopique première. Oscillant entre surépaisseurs maximales et légèreté de l’application au spray, le symbolisme ici à l’œuvre nous entraîne dans un ésotérisme sombre. The eighth sphere, (la planète des âmes perdues, pour les non-initiés à l’occultisme), se dessine à Zoo galerie comme un environnement pictural, tendu jusqu’à sa négation.

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    Un wall-painting inspiré de la technique de vaporisation d’aquarelle utilisée par Klee et Kandinsky —mais réalisé sauvagement à la manière des Splashers new-yorkais— pour écrin, les toiles des Quistrebert se délitent jusqu’à s’abolir dans leur principe même. Dialoguant avec des tableaux de facture plus classique, des croûtes noires et luisantes semblent couler du mur. La technique de leur Chrysler building (Chrys, 2009) que l’on connaissait s’affaissant vers le sol en une masse huileuse se radicalise ici : il n’y a plus de châssis, de toile ou même de peinture, juste une surface, une croûte. Et ce n’est pas l’abstraction du ballet d’ombres et lumières qui compose leur dernier film qui démentira ce nouveau formalisme à l’œuvre chez les deux frères.

    Texte lors de leurs exposition à la Zoo Galerie en juillet 2010

    VISIONS OF VOID - Dundee Contemporary Arts (UK) 2015 LES MYSTERES DE L'OUEST, le Nouveau Festival - Centre Pompidou, Paris (Fr) 2012 LAURE & JANE DUMOND - Galerie Crèvecoeur, Paris (Fr) 2012

     

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    Texte

    © Florian & Michael Quistrebert

  • John Baldessari

    John Baldessari

    John Baldessari, né le 17 juin 1931 à National City (Californie) est un artiste conceptuel américain, représentant du courant post-moderniste qui recourt notamment à la photographie.

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    De 1959 à 1968, John Baldessari réalise deux sortes d’œuvres : des peintures narratives, des toiles sur lesquelles des lettres sont peintes, et des Fichues Allégories, des photographies légendées en référence à l’histoire de l’art.

    De 1969 à 1977, il réalise des films et des vidéos expérimentales.

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    À partir de 1980, il se consacre à la réalisation de tableaux constitués de photographies, d’images cinématographiques qu’il collectionne, recadre, colorise.

    Depuis 2000, il ajoute des peintures à ses photo-collages.

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    Si l’image existe, il n’est pas nécessaire de la reproduire. C’est un poète visuel. Sa sensibilité le rapproche plus de la littérature que de l’histoire de l’art. Son approche d’apporter un sens supplémentaire à des expressions littéraires.

    Il souhaite créer un choc par l’assemblage de ces images. Ce contraste devrait être source de magie. Il s’intéresse à des images qui représentent des moments difficiles ou expriment la fragilité des êtres.

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    Baldessari a reçu de nombreuses récompenses : en 2008, le Biennial Award for Contemporary Art, Bonnefantenmuseum, (Maastricht, Pays-Bas); American Academy of Arts and Letters en 2007 ; Archives of American Art Medal, (Washington, D.C.) ; le Rolex Mentor et Protégé Arts Initiative en 2006-2007 ; le Lifetime Achievement Award, Americans for the Arts, New York en 2005; et de l’American Academy of Arts and Sciences en 2004. Il a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de son œuvre lors de la 53e Biennale de Venise, en septembre 2009. En avril 2006, il fut élevé au rang de Doctor of Fine Arts, honoris causa, National University, Irlande1.

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    © John Baldessari

  • Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly est né le à Newburgh, dans l’État de New York, et mort le 27 décembre 2015 à Spencertown (Austerlitz), est un peintre et sculpteur abstrait américain dont l’œuvre peut être apparentée au courant du minimalisme.

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    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.
    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.

    Ellsworth Kelly, Black Diagonal, 2007, . Oil on canvas, Private collection

    Il commence en 1941 des études d’art à New York, que la guerre interrompt bientôt. Mobilisé en tant que soldat de l’US Army, il se rend pour la première fois à Paris en 1944, puis y retourne, aidé par la G.I. Bill, qui lui permet d’étudier la peinture en 1948 après deux années d’études de 1946 à 1948 à Boston.

    Il s’installe à Paris de 1948 à 1954, où il trouve l’orientation de son art, une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe alors plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Kelly exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.

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    Sa première exposition se tient à Paris en 1951. Puis, il retourne à New York de 1954 à 1969, où il expose assez régulièrement et effectue sa première vente vers un musée important en 1956. Par la suite il reçoit diverses commandes destinées à des espaces architecturaux.

    Entre 1959 et 1963, il expose successivement pour le Museum of Modern Art à New York, à la Washington Gallery of Modern Art.

    En 1969, il s’installe au nord de New York et le Museum of Modern Art de New York organise une rétrospective de son œuvre en 1973.

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    Il commence à faire des sculptures monumentales, reçoit divers prix et fait de nombreuses expositions aux États-Unis comme pour la sculpture en 1982 au Whitney Museum of American Art à New York ou en 1987, une Print Retrospective au Detroit Institute of Arts et Works on Paper au Museum of Fine Arts à Boston.

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    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222
    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222

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    Mais il expose aussi en Europe avec en 1981 une exposition à Amsterdam et au Musée national d’art moderne de Paris. Au début des années 1990, il fait une exposition de ses années de travail à Paris (1992). Il est aussi dans l’exposition New Displays à la Tate Gallery de Londres.

    En 1996, il fait aussi l’exposition Ellsworth Kelly on the Roof au Metropolitan Museum of Art à New York. En 1999, Works on Paper 1948-1955 au Fogg Art Museum à Harvard et en 2002 Tablet: 1948–1973 dans The Drawing Center à New York.

    © Ellsworth Kelly

  • Martial Raysse

    Martial Raysse

    “Martial Raysse”, exposition monographique consacrée à l’artiste français Martial Raysse
    Commissaires : Caroline Bourgeois en collaboration avec l’artiste

    2015-1958 / 1958-2015 : prendre l’histoire à rebours, non pas pour dérouler le fil du temps et remonter à la source, mais bien pour confronter les époques, tel est le propos de l’exposition que Palazzo Grassi – Pinault Collection consacre aujourd’hui à Martial Raysse.

    Le parti pris est celui d’offrir à la fois des perspectives et une rétrospective, en appréhendant le travail de Martial Raysse non pas de façon chronologique, mais sous un angle contemporain, c’est-à-dire au regard de son travail le plus récent. Notre conviction est en effet que le travail le plus récent modifie la façon de regarder le plus ancien, et apporte une plus grande profondeur en relançant la question de la place de la peinture, comme de celle de l’artiste. Comme le dit brillamment Giorgio Agamben, « celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel ; mais précisément pour cette raison, précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps »

     

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    « On a commenté à propos de mon changement de cap : « Martial retourne à la peinture. » C’est faux. J’y arrive à peine. On a une page blanche devant soi et on se trouve exactement devant la même situation qu’au Moyen Âge. Rien n’a changé. » Martial Raysse

    Martial Raysse fait partie de ces quelques artistes pour qui se confronter à la « grande » histoire de l’art est le véritable enjeu, et ceci depuis le début de son engagement. Que ce soit par la distance, par l’humour, ou en s’essayant à la copie des maîtres, en vertu du principe énoncé par Eugenio Garin selon lequel, « imiter […] c’est prendre conscience de sa propre originalité ». Il fait ainsi son apprentissage, et durant toute sa vie nous voyons comme en arrière-plan non seulement l’histoire de l’art et les chefs d’oeuvres de la Renaissance, mais aussi le quotidien si banal – de l’esthétique des Monoprix à l’ennui des petites choses.

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    Contrairement à la Renaissance, où les artistes devaient répondre à certaines contraintes, notamment dans le traitement des sujets religieux ou les portraits de maîtres, Martial Raysse a travaillé toute sa vie à sauvegarder son indépendance. Il propose une sorte d’utopie humaine et représente la vie de tout un chacun d’une façon qui laisse penser qu’il cherche à nous redonner espoir en notre condition. Son goût pour la représentation des femmes va au-delà de l’attirance sexuelle ou de la beauté classique ; il est fasciné par l’Inconnue.
    Dans ses tableaux d’histoires, il nous propose une distance critique avec ce que l’on peut voir ou croire. Il réveille des enjeux mythologiques (L’Enfance de Bacchus ou Le Jour des Roses sur le Toit par exemple) et parle par là même de la consommation à outrance, de la distance avec le politique (Poisson d’Avril et Ici Plage, comme ici-bas), ou encore de la volonté de rire avec son époque (Le Carnaval à Périgueux).
    Peintre, sculpteur, dessinateur, mais aussi poète et cinéaste… autant de termes – forcément réducteurs – qui tentent de définir cet artiste multiple et inclassable, dont l’oeuvre traverse la seconde moitié du XXe siècle et continue, aujourd’hui encore, à nous surprendre par sa singularité.
    En créant un dialogue ininterrompu entre les oeuvres, le parcours de l’exposition apporte un regard nouveau sur le travail de Martial Raysse tout en mettant en évidence les allersretours incessants effectués par l’artiste au sein de ses propres oeuvres.

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    L’exposition montre également l’énorme travail que sous-tend une telle oeuvre, laquelle, au-delà de la création de « beaux objets » vise à proposer une sorte de philosophie de la vie. Par la radicalité des couleurs et la liberté de traitement, Martial Raysse nous donne à voir la beauté du monde, l’importance pour chacun de s’y engager, la responsabilité de chacun vis-à-vis des autres et de la communauté.

    Nous avons souhaité montrer dans le parcours de l’exposition tous les aspects du travail de l’artiste : ses petites sculptures, qui vont d’une figure simple au jeu avec soi-même, le dessin comme un temps de travail, ses films qui montrent ses enjeux libertaires, pour finir par les tableaux qui composent son travail ultime. Nous avons aussi ponctué le parcours par des oeuvres qui sont en quelque sorte des autoportraits révélant l’incroyable exigence et la solitude que l’artiste a dû assumer pour avancer dans son travail. Les oeuvres les plus récentes offrent un éclairage sur celles de sa jeunesse et exposent leur radicalité, tout en provoquant un véritable choc visuel. Par l’emploi de couleurs franches et de pigments purs, Martial Raysse propose un autre regard sur le monde – cette « hygiène de la vision » développée dès les années 1960 – et nous apprend par là même à voir, « car être moderne c’est avant tout voir plus clair ».

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    Pour finir, citons l’artiste : « J’ai toujours pensé que le but de l’art est de changer la vie. Mais l’important aujourd’hui, il me semble, c’est de changer ce qui nous entoure à tous les niveaux des rapports humains. Certains s’imaginent que la vie se copie. D’autres savent qu’elle s’invente. Rimbaud ça ne se cite pas, ça se vit ».

    Caroline Bourgeois
    Commissaire de l’exposition

    Exposition au Palazzo Grassi

    Sites de l’artiste

    © Martial Raysse

  • Neo Rauch

    Neo Rauch

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    Neo Rauch, né le 18 avril 1960 à Leipzig (RDA), est un artiste contemporain allemand, connu pour ses peintures monumentales influencées par les artistes surréalistes Giorgio de Chirico et René Magritte.

    Il est le chef de file de « la nouvelle école de Leipzig », mouvement de peinture contemporaine figurative.

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    Rauch est considéré comme faisant partie de la nouvelle école de Leipzig et ses œuvres sont caractérisées par un style qui dépend du Réalisme social du communisme. Mais plus que quiconque Rauch est reconnu comme un peintre Est-Ouest. Rauch fusionne les mythes modernes à la fois du Pacte de Varsovie et le monde occidental.

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    Ses personnages sont dépeints dans un paysage dans lequel un Comic-Esthétisme américaine rencontre le réalisme social du communisme. Dans la publication de l’art “Texte zur Kunst” (Textes sur l’art, le numéro 55), il a été défini comme un exemple pour une nouvelle néo-conservatisme allemand.

    nrauch_diefuhre_013_4919_m nrauch_der_landgang_013_4913_m Neo Rauch Die Vorfuhrung 2006

    Un de ses promoteurs, Roberta Smith (journaliste pour le New York Times), a créé beaucoup d’enthousiasme aux États-Unis, pour les travaux de Rauch avec un article intitulé «peintre, qui est venu du froid.” En 2007, Rauch peint une série d’œuvres spécialement pour une exposition solo dans la mezzanine de l’aile de l’art moderne au Metropolitan Museum à New York. Cette exposition spéciale a été appelé “Para”.

  • Peter Doig

    Peter Doig

    Peter Doig grandit à Trinidad et, à partir de 1966, au Canada. À 19 ans, il s’installe à Londres où il suit des études artistiques dans différentes écoles, d’abord à la School of Art de Wimbledon, de 1979 à 1980, puis à la St. Martin School of Art, de 1980 à 1983. Après un retour de trois ans au Canada, à Montréal, il reprend en 1989 des études à la Chelsea School of Art où il obtient une maîtrise en arts.

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    Une exposition à la Whitechapel Art Gallery en 1991 lui vaut rapidement une reconnaissance internationale. Il est nominé pour le prix Turner en 1994.Il vit depuis 2002 à Trinidad, « un tournant dans sa peinture ».

    Peinture de grand format, en dehors de toute référence conceptuelle et loin d’un post-expressionnisme abstrait américain, l’œuvre de Peter Doig s’inspire des Romantiques allemands, du symbolisme de Munch ou du naturalisme d’Edward Hopper.

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    Fasciné par les espaces immenses où le rapport de l’homme à la nature est constamment en jeu, Peter Doig peint souvent des lieux sauvages, indéfinis, abandonnés, que l’homme traverse, laissant un signe de sa présence : canoës vides, maisons de travailleurs saisonniers, silhouettes solitaires devant des brumes flottantes.

    Peter Doig ne peint jamais en plein air, pour composer ses toiles il exploite des sources photographiques variées : films d’horreur, journaux, cartes postales, dépliants touristiques, pochettes de disques… Souvent, il peut mettre plusieurs années à terminer un tableau. À d’autres occasions, il reprendra le même thème pour le traiter différemment.

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    S’appuyant sur un travail de la matière – jeu de textures, teintes pures et mélangées, effets de solarisation, halo, mises au point vagabondes -, ses œuvres échappent à une lecture univoque. Elles préconisent toujours une distance face au sujet. Les paysages sont noyés dans la nuit ou dans des halos de lumière et de brume, papillonnement des flocons ou des étoiles, labyrinthe des branches, reflets dans l’eau : il n’y a aucun rendu descriptif dans ces vues, Peter Doig peint des atmosphères, des contextes marqués par le malaise de l’homme réduit à l’étonnement et le trouble face à une nature idyllique où sa place ne va plus complètement de soi.

    À la suite de la vente d’une de ses œuvres White Canoe, 1990-1991, pour 8,53 millions d’euros par Sotheby’s (Londres)3, il est devenu l’un des peintres vivants les plus chers.

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    En 2008, une grande exposition rétrospective lui a été consacrée, organisée par trois musées : la Tate Britain de Londres (février-mai)4, le Musée d’art moderne de la ville de Paris (juin-septembre), et la Schirn (Schirn Kunsthalle ou Schirn Kunsthalle Frankfurt) de Francfort (octobre-janvier). Le Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec la Scottish National Gallery of Modern Art, présente sa propre exposition – la première d’envergure en Amérique du Nord – du 25 janvier au 4 mai 2014.

    Dans le cadre de sa participation au ciné-club studiofilmclub, qui présente des films de répertoire dans son atelier, Doig a peint un grand nombre d’affiches pour les films projetés, sorte d’activité complémentaire à son travail de peintre.

    Site de l’artiste

    © Peter Doig

  • Damien Hirst

    Damien Hirst

    Damien Steven David Brennan est né à Bristol et a grandi à Leeds. Sa mère, Mary Brennan, épouse William Hirst, lorsqu’il a un an, il portera son nom. Son beau-père était mécanicien et sa mère employée dans l’administration, au Citizens Advice Bureau (en). Ils divorcent lorsqu’il a douze ans. Il s’est montré indiscipliné pendant son enfance et le dessin était le seul domaine dans lequel il a pu se distinguer positivement dans ses études. Il est impressionné par l’œuvre de Francis Bacon.

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    Ses résultats scolaires ne lui permettent d’entrer au lycée que grâce à l’intervention de son professeur d’art. Il étudie deux A-levels, dont un en art, où n’obtenant qu’un E, il est refusé au Leeds College of Art, mais réussit à y entrer par la formation diplômante de 2 ans proposée par l’établissement. Il déménage à Londres où il travaille deux ans sur un chantier de construction pour poursuivre des études artistiques. Rejeté de Saint Martins School of Art, il entre finalement en 1986 à Goldsmith’s, College of Art jusqu’en 1989, pour étudier les beaux-arts, dont l’un de ses professeurs principaux est Michael Craig-Martin.

    Dès les années 1980, il mène de front un travail de sculpteur et de commissaire d’exposition qui marque la naissance du courant des Young British Artists. Sa première exposition personnelle a lieu en 1991 (In and Out of Love).

    Depuis 1988, Damien Hirst réalise des installations où il traite du rapport entre l’art, la vie et la mort. Pendant ses études, il a travaillé dans une morgue et le thème de la mort devient central dans son travail. Pour les cabinets médicaux, il expose dans des vitrines des objets provenant « de la vie réelle » comme des tables, des cendriers, des mégots, des médicaments (formol), des papillons, des poissons…

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    À partir de 1991, pour « que l’art soit plus réel que ne l’est une peinture », il travaille sur une série constituée de cadavres d’animaux (cochon, vache, mouton, requin, tigre, etc.). Les bêtes (parfois coupées en deux, laissant apparaître les organes) sont plongées dans le formol et présentées dans des aquariums. Ces sculptures sont appelées à disparaître (la putréfaction n’est que ralentie), elles perdent peu à peu leurs couleurs et se délitent.

    Depuis 1993, il monte en parallèle une suite de peintures monochromes ponctuées de papillons naturalisés (I Feel Love, 1994-1995). Il réalise également une vidéo pour le groupe Blur (The Country House, 1995), un court métrage (Hanging Around, 1996), ainsi que des peintures en collaboration avec David Bowie ou la décoration d’un restaurant branché de Londres.

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    En 2003, il densifie son propos en montrant des monochromes noirs habités de mouches mortes, des reliquaires de martyrs, des vitrines où des têtes de vaches représentent le Christ et les apôtres ; ses installations sont éclaboussées de sang d’animal figé sur le sol ou sur les murs des lieux d’exposition (Blood, 2003). Dans une de ses scènes emblématiques le film The Cell (2000) s’inspire visuellement de l’univers de Damien Hirst.

    Le 21 juin 2007, une de ses œuvres, Lullaby Spring, une armoire à pharmacie métallique contenant 6136 pilules faites à la main et peintes individuellement a été vendue 19,2 millions de dollars (14,34 millions d’euros) par la célèbre salle de vente londonienne Sotheby’s. Il s’agit de la deuxième œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères pour un artiste vivant, après un portrait de Lucian Freud.

    En août 2007, Damien Hirst bat un nouveau record en cédant pour 100 millions de dollars une pièce intitulée For the Love of God, réplique en platine du crâne d’un homme décédé au XVIIIe siècle, incrustée de 8 601 diamants. Le journaliste et critique d’art Ben Lewis (en) révèlera plus tard dans son documentaire L’art s’explose, que l’œuvre, ne trouvant pas acquéreur, a en fait été achetée par un groupe d’investisseurs dont Hirst faisait lui-même partie dans le but, semble-il, de préserver sa cote sur le marché de l’art.

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    Les premières Spot paintings présentent des alignements de points colorés dont les titres évoquent le monde médical, thématique que l’on retrouve dans ses sculptures installations. D’après l’artiste, cette série de Spots paintings parfois appelées Dots paintings, lui ont été inspirées par l’œuvre de Louise Nevelson.

    Les secondes Spin paintings utilisent la force centrifuge. Les toiles de cette série sont de forme circulaire. Damien Hirst déclare avoir découvert ce procédé lors d’un programme télévisé pour enfant. Le Spin art courant issu de l’Action painting est apparu dans les années 1960.

    En septembre 2008, Hirst organise une vente aux enchères de ses œuvres les plus récentes chez Sotheby’s, à Londres, au lieu de passer par le circuit des galeries, lesquelles se sont pourtant imposées depuis le XIXe siècle comme les intermédiaires naturels entre les producteurs et les consommateurs du monde de l’art. Il viole ainsi une règle importante du marché de l’art. La vente est un grand succès et les articles sont vendus au-delà de toutes les estimations.

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    Ben Lewis (en) affirme cependant que les marchands d’arts traditionnels, et notamment Larry Gagosian et Jay Jopling (en), fondateur de la galerie White Cube à Londres, étaient présents à la vente et ont exagérément fait monter les enchères, dans le but de préserver la bulle spéculative autour de l’œuvre de Hirst dont ils possèdent des stocks importants.

    Site de l’artiste damien hirst