Category: Vidéo

  • McCarthy

    McCarthy

    Paul McCarthy

    Paul McCarthy est élève dans plusieurs lycées de l’Utah. En 1959, il réalise sa première sculpture en plâtre, Henry Moore bound to fail et, en 1964-1965, découvre le pop art et plus particulièrement le travail de Robert Rauschenberg à partir de matériaux de récupération.

    Il étudie les arts à l’Université d’Utah en 1969. Il y fait la connaissance de Ralvo Puusemp qui lui fait découvrir Donald Judd et Yves Klein. En 1966, le département d’arts de l’université crée une section de cinéma expérimental où il découvre les films de Bruce Conner, Kenneth Anger, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et Andy Warhol et fait la connaissance de Stan Brakhage. En 1966-1967, il s’intéresse à Gutaï, Yoko Ono, Ortiz, Gustav Metzger, Allan Kaprow, Wolf Vostell, puis découvre le travail de Bruce Nauman en 1967. Il commence à réfléchir à l’utilisation de la vidéo mais se heurte à la difficulté de se procurer les moyens techniques nécessaires et commence par tourner quelques films expérimentaux.

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    En 1968, il s’installe en Californie à San Francisco avec l’intention de faire des films. Il étudie au San Francisco Art Institute, dans l’espoir d’y trouver une scène plus expérimentale que dans l’Utah, mais où il découvre en fait une école de peinture, très marquée par l’héritage de l’expressionnisme abstrait californien et que Bruce Nauman a quittée pour aller enseigner à Los Angeles. Il obtient un Bachelor of Fine Arts en peinture et prend part à la vie des communautés d’artistes de San Francisco.

    Au printemps 1969, Paul McCarthy rentre en Utah. Ne s’étant pas fait recenser pour la guerre du Viêt Nam, il n’a été retrouvé par l’armée qu’après avoir passé son diplôme de l’Art Institute ; lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en 1969, il refuse d’être incorporé et passe un an dans sa famille à tenter de se faire exempter par le conseil de révision. Il s’installe ensuite à Los Angeles et, en 1972, il est accepté à l’University of Southern California, qui possède alors une excellente école de cinéma, tournée vers Hollywood. Il y étudie à la fois dans le département d’art et dans le département de cinéma et obtient un Master of Fine Arts. Il rêve alors de « faire des films expérimentaux au sein de l’industrie du cinéma, en [s]’appropriant l’industrie ; le rêve idéaliste d’une reprise en main […] une pensée utopique et idéaliste ». Mais son travail, basé sur l’exécution de tâches (tasks), la répétition et le corps, n’intéresse pas beaucoup l’école de cinéma de l’université, qui ne partage pas davantage son intérêt pour la vidéo.

    De 1982 à 2002, il enseigne l’histoire de l’art performance, la vidéo ou la réalisation d’installations artistiques à l’Université de Californie à Los Angeles.

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    Paul McCarthy a réalisé des sculptures gonflables dont la forme insolite rappelle un plug. Cependant, la directrice artistique Jennifer Flay et l’artiste jugent ces œuvres suffisamment ambiguës pour pouvoir être regardées d’une autre façon et ne pas choquer la personne qui les regarde. Ces sculptures sont en plastique gonflable, le matériau utilisé étant le BoPET . Elles sont inspirées d’œuvres de Constantin Brâncuși. En 2001, il crée pour une exposition dans la ville de Rotterdam Santa Claus, une sculpture, de couleur noire, en forme de gnome arborant un plug et une cloche ; la sculpture est décrite comme amicale.

    En 2007, il crée Brancusi tree, de couleur argentée de 2 m de hauteur en BoPET. En dehors des plugs, Paul McCarthy explore d’autres possibilités de sculptures similaires : il crée par exemple une statue en forme de pile d’excréments intitulée Complex Pile et installée à Hong Kong pour une exposition intitulée Inflation!. Il réalise également des cochons gonflables, notamment une statue où un premier cochon monte le dos de son partenaire, sa tête coupée.

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    Une exposition est organisée en été 2009 à Utrecht, Air Pressure, à l’occasion du 370e anniversaire de l’université d’Utrecht, présentant des sculptures gonflables principalement créées entre 2005 et 2007 à Anvers. Une critique note le contraste entre les jardins institutionnels et traditionnels et le politiquement incorrect des œuvres comme l’un des aspects les plus terrifiants de l’exposition.

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    Pour McCarthy, l’ennemi a de grandes oreilles et un short court : c’est Mickey et son créateur Walt Disney. D’un coup de palette magique, l’artiste transforme le monde merveilleux en jardin des enfers interdit aux mineurs. Popeye et Olive sont défigurés, les gentils ours et les lapins se livrent à une partie de jambes en l’air, Pinocchio fait des trucs cochons. Sous le masque, McCarthy lui-même, se lâche.

    « Disneyland m’intéresse à plein de niveaux. D’abord parce que c’est un monde artificiel en vase clos, un monde faussement parfait et fermé. Les gens partent en vacances à Disneyland, comme s’ils allaient dans un autre pays, et même comme s’ils quittaient la Terre et partaient vers une autre réalité. Une réalité habitée par des extra-terrestres qui sont Donald et Mickey. Ce côté paradis artificiel m’a toujours intéressé. Et puis il y a aussi la disposition de Disneyland : c’est encerclé de montagnes et de collines, il faut passer par une porte pour y entrer et ces collines le séparent du reste du monde. »

    Pour l’historien de l’art Jean Clair, Paul McCarthy s’inscrit dans la « tradition du market art, de certains milieux qui fabriquent de l’art comme on fabrique de l’automobile », plus précisément dans « un filon qui court autour de la scatophilie et de la copromanie », dont, selon le jugement de l’académicien, il serait l’exemple « le plus médiocre et le moins intéressant ». Pour le critique Laurent Dandrieu, McCarthy ne serait qu’un « spécialiste de happenings où la platitude le dispute à l’obscénité ».

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    Le quotidien Libération avance que McCarthy aurait l’avantage de rendre « fou furieux à la fois les tenants de l’ordre et ceux d’un libéralisme décomplexé, c’est qu’en exhibant de la «merde» symbolique comme résultat de notre société de consommation, il défie à la fois le retour à l’ordre moral et met à jour la production de l’homme comme déchet ».

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    Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’université Paris Ouest Nanterre, condamne la « tentation totalitaire » de cet art contemporain qui n’admet pas les critiques. Il range McCarthy dans la catégorie des « rebelles subventionnés », qui regrouperait les « artistes qui utilisent au mieux les ressorts de la pub, créent un scandale pour choquer la « France moisie » et empochent le produit de leur provocation ».

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    Interview de l’artiste


    Interview 1


    Interview 2

    © – Paul McCarthy

  • Pierre Huyghe

    Pierre Huyghe

    Pierre Huygue


    Pierre Huyghe, né en 1962 à Paris, est l’un des artistes contemporains les plus novateurs et influents de sa génération. Son travail transcende les frontières entre les disciplines artistiques, explorant les concepts de temporalité, de mémoire et de réalité à travers une variété de médiums, notamment la vidéo, l’installation, la performance et la sculpture. Dans cet article, nous plongerons dans l’univers fascinant de Pierre Huyghe, en examinant à la fois sa vie et son œuvre.

    La vie de Pierre Huyghe : Une quête constante d’exploration artistique

    Pierre Huyghe a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il a été profondément influencé par les mouvements artistiques contemporains et les idées émergentes. Sa formation artistique l’a conduit à développer une approche multidisciplinaire de la création, combinant des éléments de l’art contemporain, de la philosophie et des sciences cognitives.



    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la réalité et de la perception

    Les premières œuvres de Pierre Huyghe étaient souvent caractérisées par leur exploration de la réalité et de la perception. Ses installations et ses performances remettaient en question les notions traditionnelles de temps et d’espace, invitant le spectateur à remettre en question sa propre compréhension du monde qui l’entoure. Parmi ses premières œuvres les plus célèbres figurent “The Third Memory” (1999), une installation vidéo qui explore les multiples interprétations d’un événement historique, et “L’Expédition scintillante” (2002), une performance immersive qui défie les limites entre le réel et le fictif.



    L’ évolution de son œuvre : Vers une exploration plus conceptuelle

    Au fil des ans, le travail de Pierre Huyghe a évolué vers une exploration plus conceptuelle de thèmes tels que la mémoire collective, la biologie et l’écologie. Ses installations éphémères et ses interventions dans l’environnement naturel ont suscité une réflexion profonde sur la relation entre l’homme et la nature, ainsi que sur les implications de nos actions sur l’écosystème mondial. Des œuvres telles que “Untilled” (2011), une installation en constante évolution mettant en scène un paysage sauvage peuplé de plantes et d’animaux, illustrent son engagement envers une esthétique écologique et participative.





    L’héritage de Pierre Huyghe : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre de Pierre Huyghe a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante et interdisciplinaire. Son engagement envers l’exploration des frontières de l’art et de la perception continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de la pratique artistique.



    Conclusion : Une invitation à l’exploration

    En conclusion, l’œuvre de Pierre Huyghe incarne une quête constante d’exploration et d’innovation, repoussant les limites de la pratique artistique et invitant le spectateur à remettre en question ses propres perceptions et croyances. À travers ses installations, ses performances et ses interventions dans l’environnement naturel, Huyghe offre une vision unique du monde qui nous entoure, stimulant la réflexion et l’imagination. En tant qu’artiste visionnaire, il laisse derrière lui un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.









    Chantal Crousel


    Marian Goodman

    © Pierre Huyghe

  • Boris Achour

    Boris Achour

    Boris Achour, né à Marseille en 1966, est un artiste français. Il est cofondateur, en 1999, de Public, à Paris, un espace d’art contemporain géré par des artistes et curateurs indépendants. En 2002, il cofonde Trouble, une revue d’essais critiques, avec Claire Jacquet, François Piron et Émilie Renard, qui sont rejoints, en 2005, par Guillaume Désanges.

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    Il enseigne à l’École nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise depuis janvier 2010.

    Les actions-peu sont des interventions anonymes et éphémères réalisées dans l’espace public, le plus souvent avec des éléments trouvés sur place. Les premières ont été photographiées et présentées sous forme de diaporama. À partir de 1995, elles ont été filmées en vidéo.

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    En 2012 dans le cadre de son œuvre “séances “(Un spectacle en forme d’exposition, une exposition sous forme de spectacle, un récit sous forme d’images de sons et de sculptures, un montage d’éléments hétérogènes, construit par le spectateur.) Boris dit : « j’ai envie de développer et de mêler certains des aspects les plus importants de mon travail de ses dernières années. J’ai envie d’échelles spatiales et temporelles différentes. J’ai envie de proposer une forme qui s’apparente autant au spectacle qu’à l’exposition. J’ai envie d’un récit qui puisse être raconté avec autre chose que des images ou des mots. »

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    JOUER AVEC DES CHOSES MORTES

    Œuvre-exposition au sein de laquelle le spectateur déambule dans un environnement plongé dans la pénombre où seuls des objets souvent hors d’échelle – une saucisse géante, des barrières de jardin, un iceberg, des sacs, un pupitre, des massifs de fleurs – sont éclairés de manière théâtrale. Sur un écran suspendu est projeté un film montrant cinq personnages manipulant méthodiquement chaque sculpture, dans une indétermination volontaire entre la pantomime, le burlesque ou la danse. Le film propose au spectateur, qui y reconnaît les objets présents dans l’espace, un rapport perturbé à la temporalité : quelque chose a eu lieu, ou pourrait avoir lieu. Jouer avec des choses mortes offre une expérience physique et temporelle qui associe de manière improbable l’esthétique des jeux télévisés, la sculpture minimale, les décors et éléments de spectacles d’écoles maternelle et de parcs d’attractions.

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    Ce à quoi il ajouta qu’il souhaité développer des collaborations avec des écrivains, desdanseurs, des acteurs et des musiciens.

    Aussi Boris Achour, mène son œuvre vers un objectif différent, il désire inventer de nouveaux modes de travail, de production et de diffusion.

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    © Boris Achour

    Site de l’artiste

  • William Kentridge

    William Kentridge

    William Kentridge a passé une licence de sciences politiques et d’études africaines, puis un diplôme aux Beaux-Arts de Johannesburg. À la fin des années 1970, il a étudié le mime et le théâtre à l’École Jacques Lecoq à Paris.

    Entre 1975 et 1991 il était acteur et metteur en scène à la compagnie de théâtre de Junction Avenue à Johannesburg. Dans les années 1980 il a travaillé sur des téléfilms et feuilletons comme directeur artistique.

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    En 1989 il a créé sa première œuvre d’animation, 2nd greatest city after Paris, dans la série Drawings for projection. Dans cette œuvre il a utilisé une technique qui est devenue une caractéristique de son travail : des dessins au charbon ou fusain successifs, toujours sur la même feuille de papier, contrairement à la technique traditionnelle d’animation dans laquelle chaque mouvement est dessiné sur une feuille séparée. Ainsi, les vidéos et films de Kentridge conservent les traces de ses dessins antérieurs. Ses animations traitent de sujets politiques et sociaux d’un point de vue personnel et parfois autobiographique, puisque l’auteur inclut son autoportrait dans certaines de ses œuvres.

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    Cambio 1999 by William Kentridge born 1955

    Kentridge a utilisé la même technique dans ses animations, Sobriety, obesity and growing old (1991), Felix in exile (1994), History of the main complaint (1996) et Stereoscope (1999). En 1999 il a créé Shadow procession avec des découpes de carton noir sur des pages de livres et des cartes. Il a été exposé à la Documenta X de Kassel (1997); à la 24e Biennale de São Paulo (1998); et à la Biennale de Venise (1999). Il a eu des expositions personnelles à Londres, New York, Sydney, Kyoto et Johannesbourg. Il faisait partie des six artistes sélectionnés pour le prix Hugo Boss d’art contemporain en 1998. Il est d’autre part metteur en scène d’opéra, notamment Wozzeck (Berg), la Flûte Enchantée (Mozart), le Nez (Chostakovitch). Il a aussi collaboré avec le compositeur François Sarhan pour un spectacle musical “Telegrams From the Nose”. En 2010 le musée du Jeu de Paume accueille l’exposition monographique, rétrospective: William Kentridge, cinq thèmes où sont présentés, entre autres, I am not me, the horse is not mine(installation vidéo mise en musique par Philip Miller) qui fait partie des travaux préparatoires à sa dernière mise en scène : Le Nez, opéra de Chostakovitch, coproduit et présenté par le MET de New York (mars 2010), le festival d’Aix en Provence (juillet 2011) et l’opéra de Lyon (octobre 2011). En parallèle, il présente au musée du Louvre une exposition sur le thème de l’Égypte: Carnets d’Égypte (l’artiste expose ses dessins à côté des œuvres du musée, ses vidéos sont projetées dans le lit à baldaquin de Louis XIV)et la performance musicale “Telegrams From the Nose”.

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    La Documenta de Kassel de 2012 présenta son nouveau projet multiforme autour de la notion de temps, réalisé en collaboration avec le scientifique américain Peter Galison.

    © William Kentridge

    Galerie de l’artiste : Marinan Goodman

    William Kentridge aux Jeu de Paume

  • Philippe Parreno

    Philippe Parreno

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    Philippe Parreno vit et travaille à Paris. Figure de la scène artistique française mais aussi internationale, il produit une œuvre protéiforme et souvent éphémère, qui remet en question les formats d’expositions et la nature des images. Il est passionné par le passage de la réalité à la fiction et par l’exposition conçu comme médium et espace de fiction.

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    Dans les années 1990, Philippe Parreno doit sa renommée grâce à l’originalité de son travail, et à la diversité de ses pratiques ( le cinéma, le dessin, la performance etc…). Tout comme nombre d’artistes de sa génération, en particulier ses proches collaborateurs et amis de chez Anna Sanders Films, à savoir Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe, il travaille particulièrement à partir d’un univers cinématographique ou télévisuel. Philippe Parreno, n’a cessé de se renouveler dans ses approches et élaborations de projets.

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    Philippe Parreno travaille beaucoup sur le décalage entre les différentes formes de représentation des images, entre réalité et fiction, langage et narration, la temporalité, le théâtre, les codes télévisuels et cinématographiques, qu’il fusionne entre eux. Il a réalisé de nombreuses expositions et installations, impliquant par exemple des objets (un arbre de Noël, une fresque fluorescente, des mannequins ou encore des ballons fixés au plafond “bulles sans paroles”)1, de la musique, des lumières, et des films. Tous ces médiums accompagnent l’expérience poétique des spectateurs. En 2013, Philippe Parreno expose au Palais Tokyo, “Anywhere, anywhere out of the world”, Il joue avec les symboles, les mots et les sons, modifiant alors la perception de l’espace par les visiteurs. Il transforme le Palais Tokyo en un énorme organisme vivant, une grande boite à musique, une machine poétique dont le mécanisme est en perpétuelle évolution. Le montage de l’exposition ressemble à un gigantesque plateau de cinéma, où les œuvres se déclenchent, s’arrêtent, se court-circuitent, il déploie ici un art du programme. Dans la rotonde centrale, des rails sont posés en cercle au sol, autour d’une petite scène, comme pour le filmage d’un traveling, sauf qu’il y aura l’absence de caméras, mais un pan de mur tournant robotiquement autour d’un étrange dance floor où l’on entend le son de danseurs.

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    Il réalise en 2004, en collaboration avec un plasticien anglais, Douglas Gordon, un film en temps réel d’un match de football à travers le portrait de l’icône du football mondiale Zinédine Zidane. Le film porte le même nom : Zidane, a portrait of the 21st century. Un film qui ne cadre que les moindres faits et gestes du joueur, tout au long d’un match de championnat avec le Real Madrid, au stade Santiago Bernabéu. Le spectateur est plongé au cœur du match, dans un chaos de geste discontinus, de chocs physique.

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    © Philippe Parreno

    Galerie de l’artiste : Air de Paris

  • Ai Weiwei

    Ai Weiwei

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    Ai Weiwei (chinois : 艾未未), né le à Pékin, est un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante chinoise, à la fois sculpteur, performer, photographe, architecte, commissaire d’exposition et blogueur.

    Il est le fils du poète et intellectuel Ai Qing (1910-1996), et demi-frère du peintre Ai Xuan. Il est marié à l’artiste Lu Qing. Il a un fils, Ai Lao.

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    Ai Weiwei – Template – 2007

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    Ai Weiwei, Urne de la dynastie Han avec un logo Coca-Cola, 1994
    Ai Weiwei, Urne de la dynastie Han avec un logo Coca-Cola, 1994
    Ai Weiwei, Étude de perspective — Tiananmen, 1995-2003 © Ai Weiwei
    Ai Weiwei, Étude de perspective — Tiananmen, 1995-2003 © Ai Weiwei
    Ai Weiwei, Photographies du blog 2005-2009
    Ai Weiwei, Photographies du blog 2005-2009

    Architecte, il a été conseiller artistique pour le cabinet d’architecture suisse Herzog & de Meuron lors de la réalisation du stade national de Pékin construit pour les Jeux olympiques d’été de 2008.

    Il est l’un des 303 intellectuels chinois signataires de la Charte 08. Dans son classement annuel, le magazine Art Review l’a désigné comme la figure la plus puissante de l’art contemporain en 2011 : « Son militantisme a rappelé comment l’art peut atteindre un large public et se connecter au monde réel ».

    Ai Weiwei - Sunflower Seeds - 2010
    Ai Weiwei – Sunflower Seeds – 2010
    Ai Weiwei - Sunflower Seeds au Turbine Hall de la Tate Modern, octobre 2010.
    Ai Weiwei – Sunflower Seeds au Turbine Hall de la Tate Modern, octobre 2010.

    Ai Weiwei a été arrêté par la police le , officiellement pour évasion fiscale, et libéré sous caution le , après 81 jours d’enfermement dans un lieu inconnu et des conditions dégradantes, ce qui avait soulevé une vague d’indignation à travers le monde. Il reste en liberté conditionnelle et ne peut quitter Pékin sans autorisation.

    Ai Weiwei - 886 tabourets en bois antique -Bang - pavillon allemand de la Biennale d'Art de Venise 2013
    Ai Weiwei – 886 tabourets en bois antique -Bang – pavillon allemand de la Biennale d’Art de Venise 2013
    Ai Weiwei - 886 tabourets en bois antique -Bang - pavillon allemand de la Biennale d'Art de Venise 2013
    Ai Weiwei – 886 tabourets en bois antique -Bang – pavillon allemand de la Biennale d’Art de Venise 2013

    © Ai Weiwei

    Site de l’artiste

  • ADEL ABDESSEMED

    ADEL ABDESSEMED

    Elève de l’École des Beaux-Arts d’Alger, Adel Abdessemed quitte l’Algérie en 1995. Il poursuit ses études aux Beaux Arts de Lyon. Il a ensuite séjourné et exposé à New York en 2001.

    Abdessemed utilise la vidéo, la photographie, la sculpture, le dessin. Il s’intéresse aux limites sociales politiques et culturelles dans les sociétés musulmanes et occidentales. Souvent en réaction à des situations vécues, il aborde la question des contraintes liées à l’identité culturelle politique ou spirituelle des sociétés, tant au coeur même des cultures, qu’elles soient occidentales, islamiques ou autres, que dans l’hybridation de celles-ci. Une mixité dont lui-même enrichit ses réflexions mais subit parfois aussi les injustices.

    Dans ses vidéos, il met en évidence les tensions générées par la globalisation. Ainsi, dans «Pressoir fais-le», un citron écrasé par son talon est emblématique de cette pression. Dans une autre pièce «Mohammedkarlpolpot», ce mot composé à partir de Mahomet, Karl Marx et Pol Pot écrit sur une feuille de papier déchirée, il dénonce les formes d’oppression liées à ces personnalités.

    Un des sujets récurrents est celui du corps libéré des contraintes de la culture, la religion, la politique, les a priori idéologiques des sociétés… Dans la vidéo «Chrysalide», il libère consciencieusement une jeune femme, ligotée de la tête aux pieds d’un mince fil noir. Ses oeuvres croisent métaphores et références historiques, avec des éléments biographiques. Il oppose souvent au diktat des tabous et des interdits, la vérité simple et indestructible du plaisir dionysiaque d’être.

    À la Biennale de Venise, en 2003, il filme une performance où neuf couples font l’amour dans une galerie. Ce n’est pas la seule de ces œuvres où il met en jeu la nudité des corps. On retrouve cette nudité filmée avec le maximum d’objectivité dans les vidéos «Joueur de flûte» ou «Passé simple». Lorsqu’il filme ces corps, cela reste très pudique avec une forte charge poétique et émotionnelle.

    Certaines pièces ont marqué grâce à leur force, comme «Habibi» en 2004, sculpture d’un squelette énorme de 17 m de long.

    https://www.youtube.com/watch?v=LoG_SrJSXwQ

  • Matthew Barney

    Matthew Barney

    Joueur de football américain accompli dans son lycée de l’Idaho, il découvre l’art et les musées lors de visites à sa mère divorcée à New York.

    Il fait des études de médecine et, diplômé de Yale en 1991, il débute dans le milieu de l’art par l’entremise de la galeriste Barbara Gladstone et connaît rapidement le succè. Il a vécu avec la chanteuse islandaise Björk, avec qui il a une fille, Isadora, née en 20021. Il vit et travaille à New York.

    Matthew Barney est le lauréat du Prix Europa 2000 du meilleur jeune artiste (doté de 25 millions de lires) à la 45e Biennale de Venise en 1993. En 1996, il fut le premier bénéficiaire du Prix Hugo Boss, attribué par la fondation Guggenheim.

    Ses premières œuvres s’inscrivent dans le droit-fil du body art et à partir de 1994, il fait appel à l’installation, au dessin, à la photographie, à la performance et à la vidéo.

    Connu pour son cycle de cinq films, Cremaster réalisés de 1994 à 2002, dans lesquels il met en scène de manière surréaliste des danseuses, le Chrysler Building, des pilotes automobiles, etc., et s’interroge sur la non-différenciation des sexes, les cyborgs une humanité mutante. Ces cinq films sont prédominés par l’utilisation de matières malléables comme le plastique, la résine, la cire. Cremaster est le nom du muscle qui, contractant les testicules sous l’effet du froid ou de la peur, protège les spermatozoïdes des variations de température. Il faut noter que la numérotation des films ne suit pas l’ordre chronologique.

    Sa dernière œuvre, intitulée Drawing Restraint 9, est sortie au printemps 2006. Matthew Barney et sa compagne, la chanteuse islandaise Björk, sont les deux acteurs principaux du film, se déroulant sur un baleinier au Japon. Björk en a également composé la bande originale.

     

     

    Site de l’artiste

  • Roman Signer

    Roman Signer

    Les œuvres de Roman Signer ont acquis le label «temps-sculpture». Ils partagent la préoccupation de la sculpture traditionnelle avec l’artisanat de matériaux physiques en trois dimensions, mais ils étendent cette préoccupation en ce qui peut ou ne peut pas être caractérisée comme la quatrième dimension: la dimension du temps. Temps-sculpture étudie la transformation de matières à travers le temps, concentrant l’attention du spectateur sur l’expérience de l’événement, les changements forgé, et les forces impliquées. Combinant diversement objets en trois dimensions, l’action en direct, la photographie et de documentation d’images en mouvement, temps-sculptures cadre épisodes de signataire de l’enceinte de confinement et la libération de l’énergie – toujours avec l’ingéniosité, souvent avec captivante, la rapidité d’épigramme et l’humour irrésistible.

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    Au Cap avec Rocket (Mütze mit Rakete 1983), par exemple, une longueur de ficelle relie un feu d’artifice et un bonnet tricoté que signataire a tiré sur sa tête. Le feu d’artifice est allumé; il tire en l’air et transporte le chapeau, révélant le visage de l’artiste. Dans Tabouret – Kurhaus Weissbad (Hocker – Kurhaus Weissbad 1992) une petite explosion déclenche le catapultage d’un tabouret à quatre pieds d’une fenêtre; les voiles de selles dans l’air et les accidents à la terre. Dans Kamor (Kamor 1986), une explosion de poudre au sommet d’une petite montagne dans le canton suisse d’Appenzell produit un jet de flammes et un panache de fumée et prête le sommet l’apparition d’un volcan en direct momentanément. Dans l’affaire Attaché (Aktenkoffer 1989/2001) une mallette remplie de béton est prise sur un court trajet dans une machine rapide – un hélicoptère, pour être précis. A une hauteur d’environ une centaine de mètres, il est tombé. Comme une météorite, il plonge dans un champ herbeux et crève un profond cratère dans le gazon.

     

    Simple! Et à certains égards, l’étape de la sculpture à temps la sculpture est en effet magnifiquement simple: élémentaire, pour emprunter un mot l’artiste se est souvent associée à son travail. Dans le visage de l’immédiateté et de la plasticité poétique frappant des pièces de signataire, commentaires critiques peuvent parfois sembler franchement redondante – comme, un lustrage pédante obtus de, une blague magnifiquement jugé parfaitement chronométré. Le critique est poursuivi par le soupçon que (à coopter une phrase de Simon Critchley) un temps-sculpture «expliquée» pourrait être un incompris temps sculpture. De une palette apparemment restreint de procédés et matériaux, Signer génère une poétique dont les tons vont de la mélancolie à l’passionnant, de la charmante aux violents, de la tombe aux points franchement, irrésistiblement stupides, et de nombreux nord, sud, est et à l’ouest de ces coordonnées affectifs.

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  • Pipilotti Rist

    Pipilotti Rist

    Pipilotti Rist est née en 1962 à Grabs en Suisse allemande. Elle vit à Zurich et à Los Angeles. Productrice, réalisatrice et souvent protagoniste de ses vidéos, elle s’intéresse à la télévision en tant que joyau de la culture pop, et non pas pour en tirer une critique des médias. Elle se situe radicalement après Nam June Paik et Andy Warhol mais toujours dans leur sillage. Pipilotti Rist s’attache également à développer des problématiques actuelles comme celles de la différence des sexes, du corps érogène, de l’identité féminine.

    Elle compose elle-même les bandes son en réinterprétant souvent des airs connus. Elle conçoit ses oeuvres comme des clips, acidulés, parfois agressifs, avec autant d’efficacité que le font les créateurs commerciaux, à la différence qu’elle y introduit des éléments de dérapage comme les rayures, les couleurs vives et baveuses, les flous et les tremblés dans l’image, la saturation et les dissonances sonores. Usant avec brio des potentialités techniques de son medium, elle le manipule, via des procédés informatiques, jusqu’à en tirer des effets donnant un statut ambigu à l’image, oscillant entre la télé, la vidéo et le cinéma. De ce brouillage résulte cette très forte prégnance de l’image, jusqu’à en devenir résolument plastique.

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