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  • Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon — né Raymond Ginn le 16 juin 1957, est un artiste plasticien contemporain américain, parfois aussi musicien et parolier.

    Raymond Pettibon est un artiste dont l’œuvre foisonnante explore une multitude de thèmes et de sujets, offrant un regard critique et provocateur sur la société contemporaine. À travers ses dessins, ses peintures et ses autres médiums artistiques, Pettibon propose une réflexion profonde sur des questions sociales, politiques et culturelles, tout en utilisant une esthétique distinctive qui lui est propre.Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

    Raymond PettibonAu cœur de l’œuvre de Pettibon se trouvent ses dessins à l’encre noire sur papier, qui constituent une grande partie de sa production artistique. Ces dessins se caractérisent par leur style graphique expressif, leurs lignes dynamiques et leurs contrastes saisissants. Les compositions de Pettibon sont souvent peuplées de personnages énigmatiques et de symboles chargés de sens, créant des narrations visuelles complexes et intrigantes.

    L’une des caractéristiques les plus frappantes de l’œuvre de Pettibon est son utilisation judicieuse du texte. Ses dessins sont souvent accompagnés de fragments de phrases, de poèmes ou de commentaires, qui ajoutent une dimension supplémentaire à l’œuvre et invitent le spectateur à réfléchir sur le sens caché derrière les images. Cette combinaison d’images et de mots crée une tension dynamique qui est au cœur de l’esthétique de Pettibon.

    Raymond Pettibon

    Les thèmes abordés dans l’œuvre de Pettibon sont vastes et variés. Il explore la culture populaire sous toutes ses formes, en s’inspirant de la bande dessinée, du cinéma, de la télévision et de la musique. Ses dessins sont souvent peuplés de figures emblématiques de la culture pop, qu’il détourne et réinterprète à travers son propre langage visuel. En même temps, Pettibon ne craint pas d’aborder des sujets plus sérieux et controversés, tels que la politique, la religion, la guerre et la violence, offrant ainsi une critique acerbe de la société contemporaine.

    Une autre facette importante de l’œuvre de Pettibon est son exploration de la condition humaine. Ses dessins capturent souvent des moments intimes et fugaces de la vie quotidienne, révélant ainsi les complexités et les contradictions de l’expérience humaine. Que ce soit à travers des portraits poignants, des scènes de rue animées ou des paysages évocateurs, Pettibon parvient à capturer l’essence même de ce que signifie être humain.

    Raymond Pettibon

    En plus de ses dessins, Pettibon expérimente également avec d’autres médiums artistiques, tels que la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo. Cette diversification lui permet d’explorer de nouvelles formes d’expression et d’enrichir sa pratique artistique. Ses œuvres dans ces différents médiums partagent la même énergie et la même intensité que ses dessins, tout en offrant de nouvelles perspectives sur son travail.

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    Dans l’ensemble, l’œuvre de Raymond Pettibon est profondément engagée et provocatrice, défiant les conventions artistiques et sociales tout en offrant un regard perspicace sur le monde qui nous entoure. Son exploration constante de nouveaux thèmes et de nouvelles formes d’expression en fait l’un des artistes les plus captivants et les plus influents de sa génération, dont l’impact continue de résonner dans le monde de l’art contemporain.

    Raymond Pettibon

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    Raymond Pettibon

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    Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

    Raymond Pettibon

     

    Raymond Pettibon

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    © Raymond Pettibon

  • Thomas Struth

    Thomas Struth

    Thomas Struth, né le 11 octobre 1954 à Geldern, est un artiste et photographe allemand. Depuis la fin des années 1990 il est un des artistes allemands les plus connus et réputés au niveau international.

    Thomas Struth a d’abord étudié la peinture, de 1973 à 1980, à la Staatlichen Kunstakademie (Académie d’arts de la ville) à Düsseldorf avec Gerhard Richter et, à partir 1976, la photographie avec Bernd et Hilla Becher. De 1993 à 1996, Struth est professeur à la Staatlichen Hochschule für Gestaltung (École supérieure d’Art) de Karlsruhe.

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    La pratique artistique de Thomas Struth est caractérisée par des séries, par exemple, des photos des rues, des portraits, des fleurs, des familles, des musées, des paysages. Thomas Struth fut surtout reconnu par la critique d’art et le marché de l’art par ses séries sur les rues Die Architektur der Straßen (par exemple Unbewusste Orte, exposition au Porticus, Frankfurt am Main, 1988) et la série Portraits. Ses inventaires architecturaux comptent des vues quotidiennes faites d’immeubles, de places et de voies ferrées qui sont plutôt perçus inconsciemment par les passants, il montre les traces du développement urbain et ses constructions. Ces images grand format se confrontent avec le quotidien qui est présentée comme inhabituel – comme une curiosité dans la photographie traditionnelle.

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    Au milieu des années 1980, Struth a ajouté une nouvelle dimension à son travail quand il a commencé à produire des portraits de famille. Cela fut après une rencontre avec le psychanalyste Ingo Hartmann. En résultat, ces œuvres tentèrent d’illustrer la dynamique sociale sous-jacente pourtant présente à l’intérieur d’une photographie fixe.

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    Somme toute, les séries de Thomas Struth posent des questions sur la manière conventionnelle de voir les sujets photographiés, les indications visibles changent et, l’attente élargit le concept photographique.

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    [su_column size=”1/2″] Il est représenté par la galerie Marian Goodman New York – Paris. [/su_column]
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    © Thomas Struth

  • Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert

    Florian & Michael Quistrebert, ces deux frères diplômés des Beaux-Arts de Nantes, pratiquent ensemble depuis 2004 un académisme technique perverti par on ne sait trop quelle déviance formelle, un art de l’anachronisme et de la grossièreté feinte.

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    On les a connus dessinateurs au trait de feutre joyeusement coloré puis de rotring plus torturé, sculpteurs de bronzes sur socles dégoulinants de cire, peintres de l’odyssée des grands espaces de leur biker paumé de héros ; on les a vus déjà plusieurs fois à Zoo galerie (2004, 2007), à 40mcube (Rennes, 2008), au dernier Printemps de Septembre toulousain, chez Crèvecœur, leur galerie parisienne, et tout récemment au domaine de Chamarande.

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    Tout juste rentrés d’une année new-yorkaise, ils débarquent avec un intérêt renouvelé pour le noir, un noir puissant devenu la couleur fétiche de leurs empâtements désormais monochromes. L’architecture de Gotham City qui s’insinuait depuis dans leur peinture pour la parer d’une dimension rétro-futuriste se mue aujourd’hui en un néo-constructivisme allégé de sa dimension utopique première. Oscillant entre surépaisseurs maximales et légèreté de l’application au spray, le symbolisme ici à l’œuvre nous entraîne dans un ésotérisme sombre. The eighth sphere, (la planète des âmes perdues, pour les non-initiés à l’occultisme), se dessine à Zoo galerie comme un environnement pictural, tendu jusqu’à sa négation.

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    Un wall-painting inspiré de la technique de vaporisation d’aquarelle utilisée par Klee et Kandinsky —mais réalisé sauvagement à la manière des Splashers new-yorkais— pour écrin, les toiles des Quistrebert se délitent jusqu’à s’abolir dans leur principe même. Dialoguant avec des tableaux de facture plus classique, des croûtes noires et luisantes semblent couler du mur. La technique de leur Chrysler building (Chrys, 2009) que l’on connaissait s’affaissant vers le sol en une masse huileuse se radicalise ici : il n’y a plus de châssis, de toile ou même de peinture, juste une surface, une croûte. Et ce n’est pas l’abstraction du ballet d’ombres et lumières qui compose leur dernier film qui démentira ce nouveau formalisme à l’œuvre chez les deux frères.

    Texte lors de leurs exposition à la Zoo Galerie en juillet 2010

    VISIONS OF VOID - Dundee Contemporary Arts (UK) 2015 LES MYSTERES DE L'OUEST, le Nouveau Festival - Centre Pompidou, Paris (Fr) 2012 LAURE & JANE DUMOND - Galerie Crèvecoeur, Paris (Fr) 2012

     

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    Texte

    © Florian & Michael Quistrebert

  • John Baldessari

    John Baldessari

    John Baldessari, né le 17 juin 1931 à National City (Californie) est un artiste conceptuel américain, représentant du courant post-moderniste qui recourt notamment à la photographie.

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    De 1959 à 1968, John Baldessari réalise deux sortes d’œuvres : des peintures narratives, des toiles sur lesquelles des lettres sont peintes, et des Fichues Allégories, des photographies légendées en référence à l’histoire de l’art.

    De 1969 à 1977, il réalise des films et des vidéos expérimentales.

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    À partir de 1980, il se consacre à la réalisation de tableaux constitués de photographies, d’images cinématographiques qu’il collectionne, recadre, colorise.

    Depuis 2000, il ajoute des peintures à ses photo-collages.

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    Si l’image existe, il n’est pas nécessaire de la reproduire. C’est un poète visuel. Sa sensibilité le rapproche plus de la littérature que de l’histoire de l’art. Son approche d’apporter un sens supplémentaire à des expressions littéraires.

    Il souhaite créer un choc par l’assemblage de ces images. Ce contraste devrait être source de magie. Il s’intéresse à des images qui représentent des moments difficiles ou expriment la fragilité des êtres.

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    Baldessari a reçu de nombreuses récompenses : en 2008, le Biennial Award for Contemporary Art, Bonnefantenmuseum, (Maastricht, Pays-Bas); American Academy of Arts and Letters en 2007 ; Archives of American Art Medal, (Washington, D.C.) ; le Rolex Mentor et Protégé Arts Initiative en 2006-2007 ; le Lifetime Achievement Award, Americans for the Arts, New York en 2005; et de l’American Academy of Arts and Sciences en 2004. Il a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de son œuvre lors de la 53e Biennale de Venise, en septembre 2009. En avril 2006, il fut élevé au rang de Doctor of Fine Arts, honoris causa, National University, Irlande1.

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    © John Baldessari

  • Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly est né le à Newburgh, dans l’État de New York, et mort le 27 décembre 2015 à Spencertown (Austerlitz), est un peintre et sculpteur abstrait américain dont l’œuvre peut être apparentée au courant du minimalisme.

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    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.
    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.

    Ellsworth Kelly, Black Diagonal, 2007, . Oil on canvas, Private collection

    Il commence en 1941 des études d’art à New York, que la guerre interrompt bientôt. Mobilisé en tant que soldat de l’US Army, il se rend pour la première fois à Paris en 1944, puis y retourne, aidé par la G.I. Bill, qui lui permet d’étudier la peinture en 1948 après deux années d’études de 1946 à 1948 à Boston.

    Il s’installe à Paris de 1948 à 1954, où il trouve l’orientation de son art, une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe alors plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Kelly exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.

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    Sa première exposition se tient à Paris en 1951. Puis, il retourne à New York de 1954 à 1969, où il expose assez régulièrement et effectue sa première vente vers un musée important en 1956. Par la suite il reçoit diverses commandes destinées à des espaces architecturaux.

    Entre 1959 et 1963, il expose successivement pour le Museum of Modern Art à New York, à la Washington Gallery of Modern Art.

    En 1969, il s’installe au nord de New York et le Museum of Modern Art de New York organise une rétrospective de son œuvre en 1973.

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    Il commence à faire des sculptures monumentales, reçoit divers prix et fait de nombreuses expositions aux États-Unis comme pour la sculpture en 1982 au Whitney Museum of American Art à New York ou en 1987, une Print Retrospective au Detroit Institute of Arts et Works on Paper au Museum of Fine Arts à Boston.

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    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222
    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222

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    Mais il expose aussi en Europe avec en 1981 une exposition à Amsterdam et au Musée national d’art moderne de Paris. Au début des années 1990, il fait une exposition de ses années de travail à Paris (1992). Il est aussi dans l’exposition New Displays à la Tate Gallery de Londres.

    En 1996, il fait aussi l’exposition Ellsworth Kelly on the Roof au Metropolitan Museum of Art à New York. En 1999, Works on Paper 1948-1955 au Fogg Art Museum à Harvard et en 2002 Tablet: 1948–1973 dans The Drawing Center à New York.

    © Ellsworth Kelly

  • Anish Kapoor

    Anish Kapoor

    Anish Kapoor est né à Bombay dans une famille de confession juive par sa mère, immigrée en Inde en provenance de Bagdad quand elle était âgée encore de quelques mois (son père et son grand-père étaient les chantres de la synagogue de Puna). Le père d’Anish Kapoor, d’origine hindoue du Punjabi, était un hydrographe de la marine indienne.

    Anish Kapoor a passé ses premières années à Bombay, puis à Dehra Dun où il étudie à la La Doon School. En 1971-1973, il se rend en Israël, avec l’un de ses deux frères, pour vivre dans un kibboutz. Il commence à étudier le génie électrique mais rencontre des difficultés en mathématiques et quitte au bout de six mois l’établissement. Il décide alors de devenir artiste et part en 1973 pour la Grande-Bretagne au Hornsey College of Art et à la Chelsea School of Art and Design où il est influencé par Paul Neagu. Anish Kapoor enseigne à Wolverhampton Polytechnic de 1979 à 1982 et expose à la Walker Art Gallery de Liverpool. Il vit et travaille à Londres depuis les années 1970.

    Il est reconnu pour ses créations inspirées à la fois de la culture occidentale et de ses origines orientales. Parmi ses influences diverses peuvent être cités Mantegna, Joseph Beuys, Barnett Newman et Yves Klein.

    Anish Kapoor a été élu membre de la Royal Academy le 26 mai 1999. Il a été fait Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en 2003.

    Au début des années 1990, Kapoor s’est révélé comme l’un des nombreux sculpteurs britanniques adoptant un nouveau style et gagnant une reconnaissance sur la scène internationale. On peut également citer dans le même mouvement Richard Wentworth, Tony Cragg, Richard Deacon, Anthony Gormley, Shirazeh Houshiary et Bill Woodrow. Les œuvres de Kapoor sont généralement simples, de formes incurvées, monochromatiques et de couleurs intenses. Le plus souvent, l’intention de l’artiste est de susciter chez le spectateur l’intérêt pour son travail sur de mystérieuses cavités sombres, étonnantes par leur taille et leur beauté épurée, tactiles, et fascinantes en raison de la réflexion de leurs surfaces. Ses premières œuvres étaient recouvertes, en totalité et sur le sol environnant, de poudres de pigments divers. Cette pratique était inspirée de son Inde natale où Kapoor voyait des tas d’épices colorées sur les marchés et les temples. Ses travaux ultérieurs s’intéressent à de massives pierres issues de carrières, et jouant avec la dualité terre-ciel, matière-esprit, lumière-obscurité, visible-invisible, conscient-inconscient, mâle-femelle et corps-âme. Ces travaux récents sont basés sur des surfaces réfléchissantes et miroirs, renvoyant au spectateur une image déformée de lui-même et de l’environnement.

    Depuis la fin des années 1990, Kapoor a produit un grand nombre d’œuvres gigantesques comme Taratantara (1999), une pièce de 35 mètres de longueur installée dans le Baltic Centre des Arts Contemporaines à Gateshead en Angleterre, et Marsyas (2002) une œuvre d’acier et de PVC installée dans la salle des turbines de la Tate Modern. Une arche de pierre de Kapoor est en résidence permanente sur les rives du lac de Lodingen dans le nord de la Norvège. En 2000, une des œuvres de Kapoor, Parabolic Waters, consistant en une roue d’eaux colorées tournant rapidement a été exposée en dehors du Dôme du millénaire de Londres. En 2001, Sky Mirror, un large miroir reflétant le ciel et les alentours a été commandé par la ville de Nottingham. En 2004, Cloud Gate, une sculpture d’acier inoxydable d’environ 100 tonnes a été inaugurée au Millennium Park de Chicago.

    À l’automne 2006, un autre vaste miroir, version plus grande du Sky Mirror, a été installé au Rockefeller Center à New York. Un mémorial conçu par Kapoor et dédié aux victimes britanniques du 11 septembre 2001 devrait être bientôt installé à New York. Les travaux d’Anish Kapoor sont de plus en plus à la frontière entre l’art et l’architecture comme le montre son investissement dans l’élaboration du design d’une station du métro de Naples en Italie. Kapoor collabore également avec des artistes du spectacle vivant, tels que le danseur contemporain Akram Khan pour lequel il a réalisé les décors de quelques chorégraphies.

    Kapoor a représenté la Grande-Bretagne à la Biennale de Paris en 1985 et à la Biennale de Venise en 1990 où il a été récompensé par un Premio Duemila. L’année suivante il gagne le prestigieux Turner Prize. Il a été également l’artiste d’expositions individuelles majeures de la Tate et Hayward Gallery de Londres, de la Kunsthalle Basel en Suisse, du musée de la Reine Sofía de Madrid, de la National Gallery d’Ottawa, du musée des arts contemporains de Grand-Hornu en Belgique, et du CAPC de Bordeaux. Ses œuvres font partie des collections des plus grands musée d’art contemporain comme le Museum of Modern Art de New York, la Tate Modern de Londres, la Fondation Prada de Milan, le musée Guggenheim de Bilbao, la fondation De Pont aux Pays-Bas et le musée d’art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa au Japon. En 2011, il est l’artiste invité à l’exposition Monumenta au Grand-Palais à Paris. Il reçoit cette même année le prix Praemium Imperiale 2011.

    Site de l’artiste

  • Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens, née le 29 décembre 1956 à Folkestone au Royaume-Uni, est une artiste plasticienne belge. En 1999, elle représente la Belgique à la Biennale de Venise et participe à de nombreuses autres biennales d’art contemporain à travers le monde.

    Son travail se compose de sculptures, installations, vidéos et, parfois photos. Ses installations jouent avec les reflets, la luminosité, les transparences, utilisent des éléments immatériels comme la lumière, le brouillard artificiel, le son et des matières simples : verres, miroirs, métaux, huile de paraffine, etc. Depuis de nombreuses années, elle travaille et explore le verre, dans des tailles et couleurs diverses, qui lui permet de chercher les limites de la perception, de rendre visible l’invisible.

    Elle vit et travaille à Bruxelles.

    Source wikipédia

    Une passion précoce pour l’art et la perception

    elle a développé très tôt une passion pour l’art et l’exploration de la perception sensorielle. Après des études à la Chelsea School of Art de Londres, elle s’installe à Bruxelles en 1981, où elle commence à développer son langage artistique unique.

    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la lumière et de l’espace

    Les premières œuvres d’Ann Veronica Janssens étaient souvent caractérisées par leur utilisation innovante de la lumière et de l’espace. Ses installations immersives, souvent minimalistes, invitaient les spectateurs à expérimenter des phénomènes perceptuels tels que la couleur, la réflexion et la distorsion. Parmi ses premières œuvres les plus remarquables figurent “Blue, Red, Yellow and Green” (1990), une série d’installations lumineuses qui jouent avec la perception chromatique, et “The Pink and Yellow Tornado” (1997), une sculpture cinétique qui crée un tourbillon de couleur et de lumière.



    L’évolution de son œuvre : Vers une exploration plus sensorielle

    Au fil des ans, le travail d’Ann Veronica Janssens s’est diversifié pour inclure une gamme plus large de médiums et de techniques, tout en restant centré sur l’exploration de la perception sensorielle. Ses installations et ses sculptures ont continué à défier les attentes du spectateur, créant des expériences immersives qui remettent en question notre compréhension de l’espace et de la réalité. Des œuvres telles que “Hot Pink Turquoise” (2005), une installation de lumière qui transforme l’espace environnant en un paysage onirique de couleur et de mouvement, illustrent son engagement envers une esthétique sensorielle et immersive.



    L’héritage d’Ann Veronica Janssens : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre d’Ann Veronica Janssens a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante de la perception sensorielle. Son exploration de la lumière, de la couleur et de l’espace continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de l’art contemporain, tout en suscitant la réflexion sur notre relation avec le monde qui nous entoure.



    Une invitation à l’exploration sensorielle

    En conclusion, l’œuvre d’Ann Veronica Janssens incarne une quête constante d’exploration et de découverte sensorielle. À travers ses installations et ses sculptures, elle nous invite à réévaluer notre perception du monde qui nous entoure, à embrasser la beauté de l’expérience sensorielle et à nous ouvrir à de nouvelles façons de voir et de ressentir. En tant qu’artiste visionnaire, elle laisse derrière elle un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.





    Site de l’artiste

    © – Ann Veronica Janssens

  • Sigmar Polke

    Sigmar Polke

    Sigmar Polke

    Né le à Oels (Silésie), maintenant Oleśnica (Pologne) et mort le à Cologne

    Artiste allemand contemporain qui a pratiqué essentiellement la peinture en faisant constamment l’analyse critique, dans ses aspects matériels et esthétiques autant que dans ses finalités culturelles. Mais son œuvre multiforme comporte entre autres la photographie, le cinéma, les installations et performances.

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    La famille de Polke a fui la République démocratique allemande en 1953. À son arrivée en Allemagne de l’Ouest, à Wittich, Sigmar Polke a commencé à passer du temps dans les galeries et les musées tout en travaillant comme apprenti dans une fabrique de vitraux appelée Düsseldorf Kaiserwerth, avant d’intégrer la Düsseldorf Kunstakademie (école d’art) à 20 ans.

    Là, il a fait des peintures qui incorporent des photographies sur la toile. À la remise des diplômes en 1968, il a publié un carton de 14 photographies faites avec un appareil-photo emprunté signifiant ses “sculptures de dessus de table” et ses performances. Pendant les quatre années suivantes, il a fait des milliers de photographies qui n’ont jamais été imprimées et plusieurs films jamais édités, pour des raisons financières. Autodidacte en photographie, Polke a fait avec l’aide de chimistes des expériences avec des produits chimiques, incorporant des erreurs et des éléments de hasard dans son travail fini.

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    Avec ses condisciples Gerhard Richter et Konrad Lueg, il a lancé à Kunstakademie un courant appelé le “Réalisme capitaliste“. C’est un anti-style de l’art, s’appropriant la sténographie imagée de la publicité. Ce réalisme se rapportait au modèle de réalisme artistique connu sous le nom de « Réalisme socialiste soviétique », donc la doctrine officielle d’art de l’Union soviétique, mais il a également commenté l’art de l’incitation à la consommation, « doctrine » du capitalisme occidental.

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    Le côté anarchique du travail de Polke a été en grande partie guidée par son approche critique paradoxale de l’histoire, des valeurs de la société occidentale, mais aussi du rapport que nous entretenons avec le temps, et son œuvre reste encore largement énigmatique tout en étant éminemment stimulante, « un champ de bataille où s’affrontent matières et sujets dangereux » pour reprendre la formule de Bernard Marcadé.

    Son irrévérence à l’égard des techniques traditionnelles de peinture et des matériaux, son plaisir à l’expérimentation et à se jouer des styles personnels (anciennes « marques de fabrique » qui permettaient d’identifier chaque artiste) comme des styles – figuration, abstraction, Expressionnisme, Romantisme… – ou des différents statuts de l’image – expressive, publicitaire, documentaire, ready-made… – toutes ces attitudes qui caractérisent sa démarche d’artiste ont établi sa réputation maintenant respectée de révolutionnaire visuel.

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    La peinture intitulée Paganini qui manifeste, mais comme un rébus peut le faire, la « difficulté de se défaire des démons du nazisme », est typique de la tendance de Polke à accumuler différents moyens plastiques sur une unique toile, mais en restant dans le domaine bidimensionnel, sans en faire jamais une œuvre multimédia. Polke combine souvent les laques, les matériaux de ménage, les couleurs thermo-sensibles, la peinture, les colorants, ainsi que des couleurs aujourd’hui retirées du marché pour cause de toxicité, mais aussi des mixtures à base d’aluminium, de fer, de potassium, de cire à cacheter, ou ses propres photographies. Plusieurs de ces matériaux se retrouvent ensemble souvent dans une seule pièce au point de mettre en péril la conservation de l’œuvre.

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    Le support traditionnel est souvent abandonné au profit de la toile à motifs imprimés. Il en assemble parfois plusieurs morceaux et cela peut constituer le l’essentiel et la raison d’être de l’œuvre : ce qui est habituellement caché apparait au grand jour. Il utilise aussi des voiles synthétiques transparents qui laissent visibles le châssis. Cette méthode révèle encore la démarche de l’artiste qui, sans jamais être démonstratif mais avec humour, se plait à révéler l’« envers du décor », et nous inviter à interroger le visible, ne pas évacuer ce qui le sous-tend. Des fragments de “récits” complexes utilisent souvent le médium photographique, ou la copie d’écran, mais manipulé au point que l’image est partiellement détruite rendue à une matière plus ou moins informe, et pourtant transposée en peinture bien souvent avec le plus grand soin. Ce récit fragmentaire est souvent implicite dans l’image multicouche, donnant l’effet de la projection d’hallucinations ou d’images de rêve sur une série de voiles superposés. mais l’« image » peut aussi n’apparaître que s’il y a un observateur pour la « réchauffer » avec une lampe électrique 5. Ou encore, c’est en travaillant des deux côtés de la toile en misant sur la transmigration lente du travail réalisé sur le dos de la toile vers la face. Ou en réalisant une peinture qui se métamorphose dans la lumière changeante de Venise, du matin au soir. Ici le temps nous est donné à voir comme un co-réalisateur de l’œuvre.

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    Polke a fait une série de voyages à travers le monde pendant les années 1970, dont il manipule les photographies au Pakistan, à Paris, à New York, en Afghanistan et au Brésil. Ces photographies font partie intégrante de son œuvre.

    En 2010, Sigmar Polke obtient le Prix Haftmann, récompense artistique la plus richement dotée en Europe (150 000 Francs suisses, soit 120 000 €), décerné par la Fondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance. »

    Sigmar Polke est mort à l’âge de 69 ans, le .

    « Tout évènement, plastique ou même historique, peut se retourner contre lui-même, au point de signifier le contraire exact de ce qu’il était censé primitivement exprimer. »

    © Sigmar Polke

    Exposition Palazzo Grassi