L’artiste français-algérien Neil Beloufa est né en 1985 à Paris. Il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris; l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris; California Institute of the Arts, Valence; Cooper Union, New York; et Le Fresnoy-Studio national des Arts Contemporain, Tourcoing, France.
Sculptures, assemblages, vidéos et installations de Beloufa utilisent déplacées, condensé ou des images de fiction. Ces travaux existent dans un monde qui est parallèle à la nôtre et se complaît en elle, où les surfaces indicental que le sujet, et où ces sujets sont aussi susceptibles de se réunir en deux sous-marins ou des deux satellites. Ses œuvres en mouvement d’image regardent l’interaction sociale et de la conversation. Situé dans les paramètres souvent banales ou ambiguës ses personnages jouent les événements scriptés qui révèlent conséquences subtiles et des gestes intimes. Il met en place des situations dans lesquelles les amateurs et les acteurs professionnels explorer des sujets allant de énigmatiques extraterrestres au nationalisme, le terrorisme et l’avenir.
Depuis 2008, Mathieu Briand a installé provisoirement son atelier sur un îlot situé sur le Canal du Mozambique à Madagascar. Sur ce lieu sacré et habité par une famille malgache depuis plusieurs générations, il a proposé aux habitants d’inviter un groupe d’artistes* à y intervenir, soit directement sur place, soit par le biais de protocoles à exécuter.Intitulé ET IN LIBERTALIA EGO, le projet se réfère autant à la célèbre inscription Et in Arcadia Ego que les bergers du tableau de Poussin pointent du doigt, qu’à la colonie libertaire éponyme décrite dans le livre A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates (1724) (Une histoire générale des plus fameux pirates) – ouvrage qui mêle de manière ambiguë sources réelles et fictionnelles, et dont l’auteur pourrait bien être Daniel Defoe, père de Robinson Crusoé.
Soutenue par La maison rouge depuis 2012, l’initiative de Mathieu Briand est présentée sous la forme d’une exposition de février à mai 2015.*Avec des œuvres de : Francis Alÿs, frères Chapuisat, Dejode & Lacombe, Jacin Giordano, Thomas Hirschhorn, Koo Jeong-A, Pierre Huyghe, Gabriel Kuri, Prue Lang & Richard Siegal, Juan Pablo Macias, Mike Nelson, Damián Ortega, Rudy Riccioti, Yvan Salomone/Gilles Mahé.
La maison rouge
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Ann Veronica Janssens, née le 29 décembre 1956 à Folkestone au Royaume-Uni, est une artiste plasticienne belge. En 1999, elle représente la Belgique à la Biennale de Venise et participe à de nombreuses autres biennales d’art contemporain à travers le monde.
Son travail se compose de sculptures, installations, vidéos et, parfois photos. Ses installations jouent avec les reflets, la luminosité, les transparences, utilisent des éléments immatériels comme la lumière, le brouillard artificiel, le son et des matières simples : verres, miroirs, métaux, huile de paraffine, etc. Depuis de nombreuses années, elle travaille et explore le verre, dans des tailles et couleurs diverses, qui lui permet de chercher les limites de la perception, de rendre visible l’invisible.
elle a développé très tôt une passion pour l’art et l’exploration de la perception sensorielle. Après des études à la Chelsea School of Art de Londres, elle s’installe à Bruxelles en 1981, où elle commence à développer son langage artistique unique.
Les débuts de sa carrière : Une exploration de la lumière et de l’espace
Les premières œuvres d’Ann Veronica Janssens étaient souvent caractérisées par leur utilisation innovante de la lumière et de l’espace. Ses installations immersives, souvent minimalistes, invitaient les spectateurs à expérimenter des phénomènes perceptuels tels que la couleur, la réflexion et la distorsion. Parmi ses premières œuvres les plus remarquables figurent “Blue, Red, Yellow and Green” (1990), une série d’installations lumineuses qui jouent avec la perception chromatique, et “The Pink and Yellow Tornado” (1997), une sculpture cinétique qui crée un tourbillon de couleur et de lumière.
L’évolution de son œuvre : Vers une exploration plus sensorielle
Au fil des ans, le travail d’Ann Veronica Janssens s’est diversifié pour inclure une gamme plus large de médiums et de techniques, tout en restant centré sur l’exploration de la perception sensorielle. Ses installations et ses sculptures ont continué à défier les attentes du spectateur, créant des expériences immersives qui remettent en question notre compréhension de l’espace et de la réalité. Des œuvres telles que “Hot Pink Turquoise” (2005), une installation de lumière qui transforme l’espace environnant en un paysage onirique de couleur et de mouvement, illustrent son engagement envers une esthétique sensorielle et immersive.
L’héritage d’Ann Veronica Janssens : Une influence durable sur l’art contemporain
L’œuvre d’Ann Veronica Janssens a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante de la perception sensorielle. Son exploration de la lumière, de la couleur et de l’espace continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de l’art contemporain, tout en suscitant la réflexion sur notre relation avec le monde qui nous entoure.
Une invitation à l’exploration sensorielle
En conclusion, l’œuvre d’Ann Veronica Janssens incarne une quête constante d’exploration et de découverte sensorielle. À travers ses installations et ses sculptures, elle nous invite à réévaluer notre perception du monde qui nous entoure, à embrasser la beauté de l’expérience sensorielle et à nous ouvrir à de nouvelles façons de voir et de ressentir. En tant qu’artiste visionnaire, elle laisse derrière elle un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.
En 1987, sous l’impulsion du grand Walter Hopps, directeur de la Menil collection de Houston, le Centre Pompidou réunissait dans une exposition de groupe au titre affriolant – « Les Courtiers du désir » – cinq artistes dont un homme jeune de trente-deux ans, enchanté de cette participation : Jeff Koons.
En 2000, dans une exposition de groupe intitulée « Au-delà du spectacle », j’invitais au Centre Pompidou, avec la complicité du non moins grand Philippe Vergne, un homme mature de quarante-cinq ans, toujours enchanté d’intervenir : Jeff Koons.
Aujourd’hui, l’institution consacre, sous l’égide de Scott Rothkopf et moi-même, un homme mûr de cinquante-huit ans, encore plus enchanté de cette rétrospective : Jeff Koons. Vingt-sept années ont passé depuis que Rabbit s’en est venu au Centre Pompidou et en est – hélas – reparti. L’auteur de la fameuse baudruche en inox est devenu l’un des artistes les plus célèbres et les plus controversés de la scène de l’art contemporain. L’un de ceux sur lequel les phrases les plus âpres vont bon train, au point qu’on se demande si c’est encore l’œuvre qu’il s’agit de juger ou la mythologie d’un homme devenu un personnage.
Né le à Oels (Silésie), maintenant Oleśnica (Pologne) et mort le à Cologne
Artiste allemand contemporain qui a pratiqué essentiellement la peinture en faisant constamment l’analyse critique, dans ses aspects matériels et esthétiques autant que dans ses finalités culturelles. Mais son œuvre multiforme comporte entre autres la photographie, le cinéma, les installations et performances.
La famille de Polke a fui la République démocratique allemande en 1953. À son arrivée en Allemagne de l’Ouest, à Wittich, Sigmar Polke a commencé à passer du temps dans les galeries et les musées tout en travaillant comme apprenti dans une fabrique de vitraux appelée Düsseldorf Kaiserwerth, avant d’intégrer la Düsseldorf Kunstakademie (école d’art) à 20 ans.
Là, il a fait des peintures qui incorporent des photographies sur la toile. À la remise des diplômes en 1968, il a publié un carton de 14 photographies faites avec un appareil-photo emprunté signifiant ses “sculptures de dessus de table” et ses performances. Pendant les quatre années suivantes, il a fait des milliers de photographies qui n’ont jamais été imprimées et plusieurs films jamais édités, pour des raisons financières. Autodidacte en photographie, Polke a fait avec l’aide de chimistes des expériences avec des produits chimiques, incorporant des erreurs et des éléments de hasard dans son travail fini.
Avec ses condisciples Gerhard Richter et Konrad Lueg, il a lancé à Kunstakademie un courant appelé le “Réalisme capitaliste“. C’est un anti-style de l’art, s’appropriant la sténographie imagée de la publicité. Ce réalisme se rapportait au modèle de réalisme artistique connu sous le nom de « Réalisme socialiste soviétique », donc la doctrine officielle d’art de l’Union soviétique, mais il a également commenté l’art de l’incitation à la consommation, « doctrine » du capitalisme occidental.
Le côté anarchique du travail de Polke a été en grande partie guidée par son approche critique paradoxale de l’histoire, des valeurs de la société occidentale, mais aussi du rapport que nous entretenons avec le temps, et son œuvre reste encore largement énigmatique tout en étant éminemment stimulante, « un champ de bataille où s’affrontent matières et sujets dangereux » pour reprendre la formule de Bernard Marcadé.
Son irrévérence à l’égard des techniques traditionnelles de peinture et des matériaux, son plaisir à l’expérimentation et à se jouer des styles personnels (anciennes « marques de fabrique » qui permettaient d’identifier chaque artiste) comme des styles – figuration, abstraction, Expressionnisme, Romantisme… – ou des différents statuts de l’image – expressive, publicitaire, documentaire, ready-made… – toutes ces attitudes qui caractérisent sa démarche d’artiste ont établi sa réputation maintenant respectée de révolutionnaire visuel.
La peinture intitulée Paganini qui manifeste, mais comme un rébus peut le faire, la « difficulté de se défaire des démons du nazisme », est typique de la tendance de Polke à accumuler différents moyens plastiques sur une unique toile, mais en restant dans le domaine bidimensionnel, sans en faire jamais une œuvre multimédia. Polke combine souvent les laques, les matériaux de ménage, les couleurs thermo-sensibles, la peinture, les colorants, ainsi que des couleurs aujourd’hui retirées du marché pour cause de toxicité, mais aussi des mixtures à base d’aluminium, de fer, de potassium, de cire à cacheter, ou ses propres photographies. Plusieurs de ces matériaux se retrouvent ensemble souvent dans une seule pièce au point de mettre en péril la conservation de l’œuvre.
Le support traditionnel est souvent abandonné au profit de la toile à motifs imprimés. Il en assemble parfois plusieurs morceaux et cela peut constituer le l’essentiel et la raison d’être de l’œuvre : ce qui est habituellement caché apparait au grand jour. Il utilise aussi des voiles synthétiques transparents qui laissent visibles le châssis. Cette méthode révèle encore la démarche de l’artiste qui, sans jamais être démonstratif mais avec humour, se plait à révéler l’« envers du décor », et nous inviter à interroger le visible, ne pas évacuer ce qui le sous-tend. Des fragments de “récits” complexes utilisent souvent le médium photographique, ou la copie d’écran, mais manipulé au point que l’image est partiellement détruite rendue à une matière plus ou moins informe, et pourtant transposée en peinture bien souvent avec le plus grand soin. Ce récit fragmentaire est souvent implicite dans l’image multicouche, donnant l’effet de la projection d’hallucinations ou d’images de rêve sur une série de voiles superposés. mais l’« image » peut aussi n’apparaître que s’il y a un observateur pour la « réchauffer » avec une lampe électrique 5. Ou encore, c’est en travaillant des deux côtés de la toile en misant sur la transmigration lente du travail réalisé sur le dos de la toile vers la face. Ou en réalisant une peinture qui se métamorphose dans la lumière changeante de Venise, du matin au soir. Ici le temps nous est donné à voir comme un co-réalisateur de l’œuvre.
Polke a fait une série de voyages à travers le monde pendant les années 1970, dont il manipule les photographies au Pakistan, à Paris, à New York, en Afghanistan et au Brésil. Ces photographies font partie intégrante de son œuvre.
En 2010, Sigmar Polke obtient le Prix Haftmann, récompense artistique la plus richement dotée en Europe (150 000 Francs suisses, soit 120 000 €), décerné par la Fondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance. »
Sigmar Polke est mort à l’âge de 69 ans, le .
« Tout évènement, plastique ou même historique, peut se retourner contre lui-même, au point de signifier le contraire exact de ce qu’il était censé primitivement exprimer. »