Tag: néon

  • Claire Fontaine

    Claire Fontaine

    Claire Fontaine est une artiste collective qui a été fondé en 2004 et vit à Paris. Après avoir tiré son nom d’une marque populaire de cahiers pour écoliers, Claire Fontaine s’est auto-déclarée une « artiste ready-made » et a commencé à élaborer une version d’art néo-conceptuel qui souvent ressemble au travail d’autres gens. Elle utilise le néon, la vidéo, la sculpture, la peinture et l’écriture, sa pratique peut être décrite comme un questionnement ouvert de l’impuissance politique et de la crise de la singularité qui semblent caractériser l’art contemporain aujourd’hui.

    Vidéo de la performance

    Mais si l’artiste elle-même est l’équivalent subjectif d’un urinoir ou d’une boîte Brillo – aussi déplacée, privée de sa valeur d’usage et interchangeable que les produits qu’elle crée – il reste toujours la possibilité de ce qu’elle appelle la « grève humaine ». Claire Fontaine se sert de sa fraîcheur et de sa jeunesse pour se transformer en singularité quelconque et en terroriste existentielle en quête d’émancipation. Elle pousse au milieu des ruines de la fonction auteur, en expérimentant avec des protocoles de production collectifs, des détournements, et la mise en place de divers dispositifs pour le partage de la propriété intellectuelle et de la propriété privée.

    Parmi ses dernières expositions, Arbeit Macht Kapital, Kubus, Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau, München, They Hate Us For Our Freedom, Contemporary Art Museum St. Louis, Lucky In The Misfortune, Masion Descartes, Institut Français des Pays-Bas, Amsterdam, Feux de Détresse, Galerie Chantal Crousel, Paris et Claire Fontaine, The Exhibition Formerly Known as Passengers, 2.10, CCA Wattis Institute for Contemporary Arts, San Franscisco. Claire Fontaine est représentée par Reena Spaulings Fine Art à New York, T293, Napoli, Galerie Neu, Berlin et Galerie Chantal Crousel / Air de Paris, Paris.

    Elle est à présent en train de préparer un livre, autour des concepts d’artiste ready-made et de grève humaine.

    Site des artistes

  • Bruce Nauman

    Bruce Nauman

    Artiste aux pratiques variées, il arrête de peindre en 1965 et commence la fabrication de sculptures, d’objets et de montages vidéo dans son atelier à San Francisco. Plus de soixante de ses travaux sur le thème du corps et ses déplacements seront publiés entre 1966 et 2005. Accordant autant d’importance au procédé utilisé qu’au message transmis, Bruce Nauman se questionne la finalité de ses créations. Il déclare présenter et non produire des objets. Une plus grande importance est ainsi accordée au processus créatif minimisant l’importance esthétique de l’objet final. Vision artistique que l’on retrouve chez d’autres artistes tels que Vito Acconci et Eva Hesse. L’objet devient expression d’une volonté artistique.

    Il commencera à travailler sur des supports organiques comme des moules en cire ou en fibre de verre afin de “fossiliser” certaines parties de son corps. Il réalise plusieurs modèles qui lui permettent de mettre en place un jeu de transparence et d’opacité entre les différentes sculptures. Dès ses premières réalisations Bruce Nauman s’intéresse à l’aspect brut et non fini de la matière. Créations qu’il exposera pour la première fois au coté de trois autres artistes en 1966. Dès 1967, il inaugure une réflexion plastique et théorique à propos de son propre corps qu’il découpe en morceaux, tête en bas ou coupée, membres disloqués.

    Plaçant l’anthropomorphisme au centre de sa réflexion artistique, Bruce Nauman est l’auteur d’un grand nombre de performances vidéo. Vidéos dans lesquelles l’artiste se met en scène, s’interrogeant sur son propre corps et son mouvement. Cette recherche artistique se traduit par la publication d’une série de vidéos, de 1967 à 1969, dans lesquelles, il transforme son corps en matière manipulable, sujet à une gestuelle répétitive. Pour la réalisation de ses vidéos, telle que Walking in an Exaggerated Manner Around the Perimeter, dans laquelle il déambule dans son atelier en accentuant ses mouvements, Bruce Nauman s’inspire du travail de Meredith Monk, musicienne, chorégraphe et auteur d’happening d’avant garde depuis 1962.

    https://www.youtube.com/watch?v=oDhuZ2Ya2wM

    Intéressé par le corps humain, Bruce Nauman invite les spectateurs à participer à ses performances. Le corridor de 1969, exposé au Guggenheim de New York, invite le « regardeur » à devenir acteur. Celui-ci est amené à parcourir l’espace proposé par l’artiste, un couloir exigu (50.8×24.8×60.9) dans lequel son corps sera contraint à l’immobilité. Observé depuis une installation vidéo connecté à un écran, le performeur est spectateur de son propre corps. Confronté à l’étroitesse de l’installation, la sensation d’angoisse au sens étymologique du terme latin « angustu » (lieu étroit) est mis en scène. Créant un état de mal être, Bruce Nauman expose sa volonté de provoquer le spectateur afin de dénoncer la condition humaine de son temps.

    Plus tard, au travers de ses montages vidéo se manifeste le concept du corps comme langage. Concept qui s’appuie sur les textes de Ludwig Wittgenstein, philosophe autrichien travaillant sur la philosophie du langage et la recherche de la vérité. Influencé par sa rencontre avec John Cage et Merce Cunningham, il répètera des fragments de gestes du quotidien ou des phrases simples, dans de nombreuses performances jouant ainsi sur le langage avec notamment des syllabes empruntées à son nom. Il jouera avec les lettres de l’alphabet à partir d’installations de néons.

    Dans les années 1970 et 1980, on verra Nauman utiliser la spirale de néon qu’il associera à des situations violentes et/ou sexuelles et provocantes. Il crée ensuite des carrousel.

    En 1990, il revient au corps violent et filme en gros plan la tête d’un acteur tournant comme un gyrophare tandis qu’il prononce des déclarations violentes : “Hit me ! Beat me !” etc.

    Lorsqu’il parle de son travail, il explique : « Fondamentalement, mon œuvre est issue de la colère que provoque en moi la condition humaine. Ce qui me met en fureur, c’est notre capacité de cruauté, la faculté qu’ont les gens d’ignorer les situations qui leur déplaisent. Ce qui me fascine aussi, c’est de voir comment la colère ordinaire, et même la haine que l’on peut ressentir pour quelqu’un, se transforme en haine culturelle. »

    Dessinateur, il a aussi réalisé une œuvre graphique dans laquelle on retrouve sa passion pour les fragments de corps, les signes et l’écriture.

    Ses expositions
    Il réalise sa première exposition à l’age de 25 ans et entend provoquer et choquer afin d’attirer l’attention et la réflexion sur son travail. En 1967 il entame sa pensée esthétique à travers les membres éparpillés de son corps, moulés dans de la cire et du plastique. Il inaugure une réflexion plastique et théorique de son propre corps qu’il découpe en morceaux, tête en bas ou coupée, membres disloqués.
    Il réalise ensuite sa première exposition collective ”Eccentric Abstraction” à la galerie Nicholas Wilder de Los Angeles.

    Dernières expositions
    > En 2010: Vice et Volupté. Les 7 péchés capitaux de Dürer à Nauman – Zentrum Paul Klee et Musée des Beaux-Arts de Berne.
    > En 2010: La collection oeuvres de Bruce Nauman – MAC Lyon.
    >En 2008: Drawings for Installations, Sperone West Water , New York (Etats-Unis).

  • Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens, née le 29 décembre 1956 à Folkestone au Royaume-Uni, est une artiste plasticienne belge. En 1999, elle représente la Belgique à la Biennale de Venise et participe à de nombreuses autres biennales d’art contemporain à travers le monde.

    Son travail se compose de sculptures, installations, vidéos et, parfois photos. Ses installations jouent avec les reflets, la luminosité, les transparences, utilisent des éléments immatériels comme la lumière, le brouillard artificiel, le son et des matières simples : verres, miroirs, métaux, huile de paraffine, etc. Depuis de nombreuses années, elle travaille et explore le verre, dans des tailles et couleurs diverses, qui lui permet de chercher les limites de la perception, de rendre visible l’invisible.

    Elle vit et travaille à Bruxelles.

    Source wikipédia

    Une passion précoce pour l’art et la perception

    elle a développé très tôt une passion pour l’art et l’exploration de la perception sensorielle. Après des études à la Chelsea School of Art de Londres, elle s’installe à Bruxelles en 1981, où elle commence à développer son langage artistique unique.

    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la lumière et de l’espace

    Les premières œuvres d’Ann Veronica Janssens étaient souvent caractérisées par leur utilisation innovante de la lumière et de l’espace. Ses installations immersives, souvent minimalistes, invitaient les spectateurs à expérimenter des phénomènes perceptuels tels que la couleur, la réflexion et la distorsion. Parmi ses premières œuvres les plus remarquables figurent “Blue, Red, Yellow and Green” (1990), une série d’installations lumineuses qui jouent avec la perception chromatique, et “The Pink and Yellow Tornado” (1997), une sculpture cinétique qui crée un tourbillon de couleur et de lumière.



    L’évolution de son œuvre : Vers une exploration plus sensorielle

    Au fil des ans, le travail d’Ann Veronica Janssens s’est diversifié pour inclure une gamme plus large de médiums et de techniques, tout en restant centré sur l’exploration de la perception sensorielle. Ses installations et ses sculptures ont continué à défier les attentes du spectateur, créant des expériences immersives qui remettent en question notre compréhension de l’espace et de la réalité. Des œuvres telles que “Hot Pink Turquoise” (2005), une installation de lumière qui transforme l’espace environnant en un paysage onirique de couleur et de mouvement, illustrent son engagement envers une esthétique sensorielle et immersive.



    L’héritage d’Ann Veronica Janssens : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre d’Ann Veronica Janssens a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante de la perception sensorielle. Son exploration de la lumière, de la couleur et de l’espace continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de l’art contemporain, tout en suscitant la réflexion sur notre relation avec le monde qui nous entoure.



    Une invitation à l’exploration sensorielle

    En conclusion, l’œuvre d’Ann Veronica Janssens incarne une quête constante d’exploration et de découverte sensorielle. À travers ses installations et ses sculptures, elle nous invite à réévaluer notre perception du monde qui nous entoure, à embrasser la beauté de l’expérience sensorielle et à nous ouvrir à de nouvelles façons de voir et de ressentir. En tant qu’artiste visionnaire, elle laisse derrière elle un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.





    Site de l’artiste

    © – Ann Veronica Janssens