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  • Bruce Nauman

    Bruce Nauman

    Artiste aux pratiques variées, il arrête de peindre en 1965 et commence la fabrication de sculptures, d’objets et de montages vidéo dans son atelier à San Francisco. Plus de soixante de ses travaux sur le thème du corps et ses déplacements seront publiés entre 1966 et 2005. Accordant autant d’importance au procédé utilisé qu’au message transmis, Bruce Nauman se questionne la finalité de ses créations. Il déclare présenter et non produire des objets. Une plus grande importance est ainsi accordée au processus créatif minimisant l’importance esthétique de l’objet final. Vision artistique que l’on retrouve chez d’autres artistes tels que Vito Acconci et Eva Hesse. L’objet devient expression d’une volonté artistique.

    Il commencera à travailler sur des supports organiques comme des moules en cire ou en fibre de verre afin de “fossiliser” certaines parties de son corps. Il réalise plusieurs modèles qui lui permettent de mettre en place un jeu de transparence et d’opacité entre les différentes sculptures. Dès ses premières réalisations Bruce Nauman s’intéresse à l’aspect brut et non fini de la matière. Créations qu’il exposera pour la première fois au coté de trois autres artistes en 1966. Dès 1967, il inaugure une réflexion plastique et théorique à propos de son propre corps qu’il découpe en morceaux, tête en bas ou coupée, membres disloqués.

    Plaçant l’anthropomorphisme au centre de sa réflexion artistique, Bruce Nauman est l’auteur d’un grand nombre de performances vidéo. Vidéos dans lesquelles l’artiste se met en scène, s’interrogeant sur son propre corps et son mouvement. Cette recherche artistique se traduit par la publication d’une série de vidéos, de 1967 à 1969, dans lesquelles, il transforme son corps en matière manipulable, sujet à une gestuelle répétitive. Pour la réalisation de ses vidéos, telle que Walking in an Exaggerated Manner Around the Perimeter, dans laquelle il déambule dans son atelier en accentuant ses mouvements, Bruce Nauman s’inspire du travail de Meredith Monk, musicienne, chorégraphe et auteur d’happening d’avant garde depuis 1962.

    https://www.youtube.com/watch?v=oDhuZ2Ya2wM

    Intéressé par le corps humain, Bruce Nauman invite les spectateurs à participer à ses performances. Le corridor de 1969, exposé au Guggenheim de New York, invite le « regardeur » à devenir acteur. Celui-ci est amené à parcourir l’espace proposé par l’artiste, un couloir exigu (50.8×24.8×60.9) dans lequel son corps sera contraint à l’immobilité. Observé depuis une installation vidéo connecté à un écran, le performeur est spectateur de son propre corps. Confronté à l’étroitesse de l’installation, la sensation d’angoisse au sens étymologique du terme latin « angustu » (lieu étroit) est mis en scène. Créant un état de mal être, Bruce Nauman expose sa volonté de provoquer le spectateur afin de dénoncer la condition humaine de son temps.

    Plus tard, au travers de ses montages vidéo se manifeste le concept du corps comme langage. Concept qui s’appuie sur les textes de Ludwig Wittgenstein, philosophe autrichien travaillant sur la philosophie du langage et la recherche de la vérité. Influencé par sa rencontre avec John Cage et Merce Cunningham, il répètera des fragments de gestes du quotidien ou des phrases simples, dans de nombreuses performances jouant ainsi sur le langage avec notamment des syllabes empruntées à son nom. Il jouera avec les lettres de l’alphabet à partir d’installations de néons.

    Dans les années 1970 et 1980, on verra Nauman utiliser la spirale de néon qu’il associera à des situations violentes et/ou sexuelles et provocantes. Il crée ensuite des carrousel.

    En 1990, il revient au corps violent et filme en gros plan la tête d’un acteur tournant comme un gyrophare tandis qu’il prononce des déclarations violentes : “Hit me ! Beat me !” etc.

    Lorsqu’il parle de son travail, il explique : « Fondamentalement, mon œuvre est issue de la colère que provoque en moi la condition humaine. Ce qui me met en fureur, c’est notre capacité de cruauté, la faculté qu’ont les gens d’ignorer les situations qui leur déplaisent. Ce qui me fascine aussi, c’est de voir comment la colère ordinaire, et même la haine que l’on peut ressentir pour quelqu’un, se transforme en haine culturelle. »

    Dessinateur, il a aussi réalisé une œuvre graphique dans laquelle on retrouve sa passion pour les fragments de corps, les signes et l’écriture.

    Ses expositions
    Il réalise sa première exposition à l’age de 25 ans et entend provoquer et choquer afin d’attirer l’attention et la réflexion sur son travail. En 1967 il entame sa pensée esthétique à travers les membres éparpillés de son corps, moulés dans de la cire et du plastique. Il inaugure une réflexion plastique et théorique de son propre corps qu’il découpe en morceaux, tête en bas ou coupée, membres disloqués.
    Il réalise ensuite sa première exposition collective ”Eccentric Abstraction” à la galerie Nicholas Wilder de Los Angeles.

    Dernières expositions
    > En 2010: Vice et Volupté. Les 7 péchés capitaux de Dürer à Nauman – Zentrum Paul Klee et Musée des Beaux-Arts de Berne.
    > En 2010: La collection oeuvres de Bruce Nauman – MAC Lyon.
    >En 2008: Drawings for Installations, Sperone West Water , New York (Etats-Unis).

  • Francis Alÿs

    Francis Alÿs

    Francis Alÿs, de son vrai nom Francis De Smedt, naît en 1959 à Anvers et grandit dans le pajottenland. De 1978 à 1983, il suit une formation d’architecte à l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc à Tournai, puis de 1983 à 1986 à l’IUAV, à Venise.

    En 1987, il est ingénieur au Mexique pour participer à un projet de secours du gouvernement belge pour la capitale Mexico détruite par un tremblement de terre. Il s’y établit.

    La base de ses activités trouve sa source dans ses promenades à travers la ville. Son œuvre, à la fois performances, vidéos, dessins, peintures et sculptures, se développe dans plusieurs villes, dont New York, Londres, Lima et Jérusalem.

    Il décrit le contexte dans lequel il travaille en tant qu’artiste de politique, au sens grec du terme, la polis : la ville comme un lieu de sentiments et de conflits. Avec des actions simples, ironiques et significatives, il étudie l’influence de l’art sur la vie dans la ville.

    Il prend part en 2008 au prestigieux concours européen The Vincent Award et y remporte le prix du public.

    En 2011, il est classé, par le magazine Newsweek, 7e dans leur classement des 10 artistes les plus importants au monde.

  • Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens

    Ann Veronica Janssens, née le 29 décembre 1956 à Folkestone au Royaume-Uni, est une artiste plasticienne belge. En 1999, elle représente la Belgique à la Biennale de Venise et participe à de nombreuses autres biennales d’art contemporain à travers le monde.

    Son travail se compose de sculptures, installations, vidéos et, parfois photos. Ses installations jouent avec les reflets, la luminosité, les transparences, utilisent des éléments immatériels comme la lumière, le brouillard artificiel, le son et des matières simples : verres, miroirs, métaux, huile de paraffine, etc. Depuis de nombreuses années, elle travaille et explore le verre, dans des tailles et couleurs diverses, qui lui permet de chercher les limites de la perception, de rendre visible l’invisible.

    Elle vit et travaille à Bruxelles.

    Source wikipédia

    Une passion précoce pour l’art et la perception

    elle a développé très tôt une passion pour l’art et l’exploration de la perception sensorielle. Après des études à la Chelsea School of Art de Londres, elle s’installe à Bruxelles en 1981, où elle commence à développer son langage artistique unique.

    Les débuts de sa carrière : Une exploration de la lumière et de l’espace

    Les premières œuvres d’Ann Veronica Janssens étaient souvent caractérisées par leur utilisation innovante de la lumière et de l’espace. Ses installations immersives, souvent minimalistes, invitaient les spectateurs à expérimenter des phénomènes perceptuels tels que la couleur, la réflexion et la distorsion. Parmi ses premières œuvres les plus remarquables figurent “Blue, Red, Yellow and Green” (1990), une série d’installations lumineuses qui jouent avec la perception chromatique, et “The Pink and Yellow Tornado” (1997), une sculpture cinétique qui crée un tourbillon de couleur et de lumière.



    L’évolution de son œuvre : Vers une exploration plus sensorielle

    Au fil des ans, le travail d’Ann Veronica Janssens s’est diversifié pour inclure une gamme plus large de médiums et de techniques, tout en restant centré sur l’exploration de la perception sensorielle. Ses installations et ses sculptures ont continué à défier les attentes du spectateur, créant des expériences immersives qui remettent en question notre compréhension de l’espace et de la réalité. Des œuvres telles que “Hot Pink Turquoise” (2005), une installation de lumière qui transforme l’espace environnant en un paysage onirique de couleur et de mouvement, illustrent son engagement envers une esthétique sensorielle et immersive.



    L’héritage d’Ann Veronica Janssens : Une influence durable sur l’art contemporain

    L’œuvre d’Ann Veronica Janssens a eu un impact significatif sur la scène artistique contemporaine, influençant de nombreux artistes et théoriciens avec son approche innovante de la perception sensorielle. Son exploration de la lumière, de la couleur et de l’espace continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes à repousser les limites de l’art contemporain, tout en suscitant la réflexion sur notre relation avec le monde qui nous entoure.



    Une invitation à l’exploration sensorielle

    En conclusion, l’œuvre d’Ann Veronica Janssens incarne une quête constante d’exploration et de découverte sensorielle. À travers ses installations et ses sculptures, elle nous invite à réévaluer notre perception du monde qui nous entoure, à embrasser la beauté de l’expérience sensorielle et à nous ouvrir à de nouvelles façons de voir et de ressentir. En tant qu’artiste visionnaire, elle laisse derrière elle un héritage durable, façonnant le paysage de l’art contemporain pour les générations à venir.





    Site de l’artiste

    © – Ann Veronica Janssens

  • Raphaël Zarka

    Raphaël Zarka

    Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, ce plasticien français est à la fois photographe, sculpteur, vidéaste… et auteur de livres sur le skate-board qu’il pratique avec passion.

     

    Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, il pratique un art « ouvert » qui renvoie à la science, l’industrie, la philosophie l’écologie, la politique… Un art qui sollicite l’intelligence et force l’imagination. En quête perpétuelle de nouvelles trajectoires, l’artiste collectionne les formes à la manière d’un archéologue. Des formes abstraites, pensées, construites qu’il ne cesse de recenser ou de réinterpréter. A reçu le prix de la Fondation Ricard en 2008.

     

  • Jake et Dinos Chapman

    Jake et Dinos Chapman

    Après avoir étudié au Royal College of Art, et fait partie des Young British Artists, Jake et Dinos Chapman travaillent comme assistants de Gilbert & George. Ils collaborent à un projet commun depuis le début des années 1990 pour marquer le monde de l’art : tout d’abord par leurs statues (inspirées des mannequins commerciaux en résine), représentant notamment des scènes de torture ou des enfants mutants nus (Fuck faces, 1994 et Cock-shiter, 1997), avec de multiples sexes en érection et orifices sur le corps.

    La véritable dimension de l’œuvre tient au cynisme de l’ambition, qui est explicitement d’atteindre à une valeur culturelle nulle. Leur art ne vise qu’à produire une esthétique de l’inertie, de l’indifférence, du détachement.

    Récemment, leur travail s’est axé sur la construction de maquettes, agrémentées de figurines en modèle réduit, et représentant diverses scènes, notamment l’Holocauste sur la pièce intitulée Hell1 ou le cycle Come and See (2013)2, dont le titre est emprunté au film du même nom d’Elem Klimov (traduit en français par Requiem pour un massacre). .

    Ces artistes jouent beaucoup sur l’effet de choc de leurs thèmes (moralité, religion, sexe, mort, philosophie, histoire de l’art, société de consommation, etc.), sur la controverse et le second degré. Les œuvres mêlent souvent l’humour et l’horreur.