Tag: sculpture

  • Richard Prince

    Richard Prince

    Richard Prince

    Né le dans la zone américaine du canal de Panama, est un artiste peintre et un photographe américain dont le travail est rattaché à l’appropriation art et a souvent été l’objet de débats dans le monde de l’art.

    Richard Prince

     

    Richard Prince

    Peintre de figure expérimenté, Richard Prince commence à créer des collages contenant des photographies en 1975.

    Richard Prince

    Richard Prince

    En 2004, Prince illustre l’album Sonic Nurse des Sonic Youth.

    Richard Prince

    En 2008, lors de la soirée finale de son exposition au musée Guggenheim de New-York, des mannequins, des infirmières masquées, ont présenté la nouvelle collection de sacs créés pour l’entreprise de luxe Louis Vuitton. Les sacs « Untitled monogram » se jouent du monogramme de la marque au risque de perturber la clientèle traditionnelle du malletier français.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Fin 2008, le photographe Patrick Cariou porte plainte contre Richard Prince pour atteinte au droit d’auteur, Richard Prince ayant utilisé des photographies du livre Yes Rasta de Cariou pour réaliser des collages, dont 39 ont été présentés durant l’exposition Canal Zone. Si une première décision donne raison à Cariou, la cour d’appel américaine inverse ce jugement et autorise Prince à exposer et vendre ses tableaux, en s’appuyant sur le principe du Fair use.

    Richard Prince

    Richard Prince

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    Richard Prince

    Entre septembre et octobre 2014, l’exposition New Portraits présente à la Galerie Gagosian 38 portraits tirés de captures d’écrans du réseau social Instagram, vendues en moyenne 100 000 dollars chacune.

    Richard Prince

    Richard Prince

     


    Site de l’artiste

    © – Richard Prince
  • McCarthy

    McCarthy

    Paul McCarthy

    Paul McCarthy est élève dans plusieurs lycées de l’Utah. En 1959, il réalise sa première sculpture en plâtre, Henry Moore bound to fail et, en 1964-1965, découvre le pop art et plus particulièrement le travail de Robert Rauschenberg à partir de matériaux de récupération.

    Il étudie les arts à l’Université d’Utah en 1969. Il y fait la connaissance de Ralvo Puusemp qui lui fait découvrir Donald Judd et Yves Klein. En 1966, le département d’arts de l’université crée une section de cinéma expérimental où il découvre les films de Bruce Conner, Kenneth Anger, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et Andy Warhol et fait la connaissance de Stan Brakhage. En 1966-1967, il s’intéresse à Gutaï, Yoko Ono, Ortiz, Gustav Metzger, Allan Kaprow, Wolf Vostell, puis découvre le travail de Bruce Nauman en 1967. Il commence à réfléchir à l’utilisation de la vidéo mais se heurte à la difficulté de se procurer les moyens techniques nécessaires et commence par tourner quelques films expérimentaux.

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    En 1968, il s’installe en Californie à San Francisco avec l’intention de faire des films. Il étudie au San Francisco Art Institute, dans l’espoir d’y trouver une scène plus expérimentale que dans l’Utah, mais où il découvre en fait une école de peinture, très marquée par l’héritage de l’expressionnisme abstrait californien et que Bruce Nauman a quittée pour aller enseigner à Los Angeles. Il obtient un Bachelor of Fine Arts en peinture et prend part à la vie des communautés d’artistes de San Francisco.

    Au printemps 1969, Paul McCarthy rentre en Utah. Ne s’étant pas fait recenser pour la guerre du Viêt Nam, il n’a été retrouvé par l’armée qu’après avoir passé son diplôme de l’Art Institute ; lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en 1969, il refuse d’être incorporé et passe un an dans sa famille à tenter de se faire exempter par le conseil de révision. Il s’installe ensuite à Los Angeles et, en 1972, il est accepté à l’University of Southern California, qui possède alors une excellente école de cinéma, tournée vers Hollywood. Il y étudie à la fois dans le département d’art et dans le département de cinéma et obtient un Master of Fine Arts. Il rêve alors de « faire des films expérimentaux au sein de l’industrie du cinéma, en [s]’appropriant l’industrie ; le rêve idéaliste d’une reprise en main […] une pensée utopique et idéaliste ». Mais son travail, basé sur l’exécution de tâches (tasks), la répétition et le corps, n’intéresse pas beaucoup l’école de cinéma de l’université, qui ne partage pas davantage son intérêt pour la vidéo.

    De 1982 à 2002, il enseigne l’histoire de l’art performance, la vidéo ou la réalisation d’installations artistiques à l’Université de Californie à Los Angeles.

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    Paul McCarthy a réalisé des sculptures gonflables dont la forme insolite rappelle un plug. Cependant, la directrice artistique Jennifer Flay et l’artiste jugent ces œuvres suffisamment ambiguës pour pouvoir être regardées d’une autre façon et ne pas choquer la personne qui les regarde. Ces sculptures sont en plastique gonflable, le matériau utilisé étant le BoPET . Elles sont inspirées d’œuvres de Constantin Brâncuși. En 2001, il crée pour une exposition dans la ville de Rotterdam Santa Claus, une sculpture, de couleur noire, en forme de gnome arborant un plug et une cloche ; la sculpture est décrite comme amicale.

    En 2007, il crée Brancusi tree, de couleur argentée de 2 m de hauteur en BoPET. En dehors des plugs, Paul McCarthy explore d’autres possibilités de sculptures similaires : il crée par exemple une statue en forme de pile d’excréments intitulée Complex Pile et installée à Hong Kong pour une exposition intitulée Inflation!. Il réalise également des cochons gonflables, notamment une statue où un premier cochon monte le dos de son partenaire, sa tête coupée.

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    Une exposition est organisée en été 2009 à Utrecht, Air Pressure, à l’occasion du 370e anniversaire de l’université d’Utrecht, présentant des sculptures gonflables principalement créées entre 2005 et 2007 à Anvers. Une critique note le contraste entre les jardins institutionnels et traditionnels et le politiquement incorrect des œuvres comme l’un des aspects les plus terrifiants de l’exposition.

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    Pour McCarthy, l’ennemi a de grandes oreilles et un short court : c’est Mickey et son créateur Walt Disney. D’un coup de palette magique, l’artiste transforme le monde merveilleux en jardin des enfers interdit aux mineurs. Popeye et Olive sont défigurés, les gentils ours et les lapins se livrent à une partie de jambes en l’air, Pinocchio fait des trucs cochons. Sous le masque, McCarthy lui-même, se lâche.

    « Disneyland m’intéresse à plein de niveaux. D’abord parce que c’est un monde artificiel en vase clos, un monde faussement parfait et fermé. Les gens partent en vacances à Disneyland, comme s’ils allaient dans un autre pays, et même comme s’ils quittaient la Terre et partaient vers une autre réalité. Une réalité habitée par des extra-terrestres qui sont Donald et Mickey. Ce côté paradis artificiel m’a toujours intéressé. Et puis il y a aussi la disposition de Disneyland : c’est encerclé de montagnes et de collines, il faut passer par une porte pour y entrer et ces collines le séparent du reste du monde. »

    Pour l’historien de l’art Jean Clair, Paul McCarthy s’inscrit dans la « tradition du market art, de certains milieux qui fabriquent de l’art comme on fabrique de l’automobile », plus précisément dans « un filon qui court autour de la scatophilie et de la copromanie », dont, selon le jugement de l’académicien, il serait l’exemple « le plus médiocre et le moins intéressant ». Pour le critique Laurent Dandrieu, McCarthy ne serait qu’un « spécialiste de happenings où la platitude le dispute à l’obscénité ».

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    Le quotidien Libération avance que McCarthy aurait l’avantage de rendre « fou furieux à la fois les tenants de l’ordre et ceux d’un libéralisme décomplexé, c’est qu’en exhibant de la «merde» symbolique comme résultat de notre société de consommation, il défie à la fois le retour à l’ordre moral et met à jour la production de l’homme comme déchet ».

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    Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’université Paris Ouest Nanterre, condamne la « tentation totalitaire » de cet art contemporain qui n’admet pas les critiques. Il range McCarthy dans la catégorie des « rebelles subventionnés », qui regrouperait les « artistes qui utilisent au mieux les ressorts de la pub, créent un scandale pour choquer la « France moisie » et empochent le produit de leur provocation ».

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    Interview de l’artiste


    Interview 1


    Interview 2

    © – Paul McCarthy

  • Pierre Ardouvin

    Pierre Ardouvin

    Autodidacte, Pierre Ardouvin obtient, dans la première moitié des années 1990, un lieu à Montreuil qu’il autogère avec Véronique Boudier et Jean-François Guillon, et qui voit de nombreux jeunes artistes y faire leur début. « À l’écart », lieu actif pendant quelques années, permet à Pierre Ardouvin de préciser sa pratique.

    Paysage 3D, 2007

    Ses oeuvres procèdent de manière récurrente du « collage » dans le « bricolage ». C’est un artiste « sur le motif », le motif étant notre société et ce qu’elle génère. Élaguer un ridicule sapin de Noël en plastique (Élagage, 1995), affubler de ressorts une paire de chaussures « Pour mieux rebondir » (1995), assembler deux manteaux de fourrure pour en faire une vague peluche zoomorphe sous le titreSans queue ni tête (2004) ou bien encore, dans Love me tender(2001), convoquer une auto-tamponneuse qui s’ennuie profondément sur une piste de 4 x 3 m sans même pouvoir tourner en rond sur la ritournelle éponyme.

    Bonne nuit les petits, 2008

    Ecran de veille, 2015

    Ecran de veille, 2015_2

    L’abri (le vent nous portera), 2007

    Aube de l’odyssée, 2015

    Tout l’art de Pierre Ardouvin est dans la recomposition, le pas de côté, l’humour qui prend l’eau, la marche sur laquelle on vient buter, le plomb dans l’aile. Pierre Ardouvin nous narre, avec un vocabulaire du cheap, des matériaux de base, des structures standard, des chansonsformatées, une paire de « récits autobiographiques collectifs1 ». Petite particularité : ses installations, ses readymades « augmentés », ses environnements sont régulièrement précédés d’aquarelles, quand d’autres se servent d’un bloc-notes.
    Chaque oeuvre de Pierre Ardouvin doit être apte à déclencher des affects, des émotions grâce à sa capacité à réunir des objets connus, repérables, chargés historiquement ou sociologiquement : lino, contreplaqué, voiture, tourne-disque, carte postale, canapé, musique. Jamais dépourvu d’humour, Pierre Ardouvin aborde pourtant des questions pesantes telles que la fin des utopies, le libéralisme à tout crin, les contraintes imposées au corps social, les replis identitaires, la société du spectacle et de contrôle, l’enfermement, l’isolement et la grande désillusion.

    L’île, 2007

    Perpetuum mobile, 2015

    L’Île est une plate-forme surélevée de quelques centimètres seulement, vêtue d’un linoléum « imitation plancher », avec pour unique décor un porte-manteau (un perroquet pour être exact) esseulé, couvert de vêtements déclinant une inquiétante monotonie. L’espace d’exposition baigne dans la lumière bleue des néons placés sous la fausse scène, allégorie du lagon. L’installation déconcerte à première vue. Le fameux rêve de l’île déserte, au milieu du Pacifique, s’écroule dans la banalité de ce morceau d’intérieur à la dérive. « La route de campagne avec arbre2 » est devenue « une île déserte avec palmier ». Vladimir et Estragon ne sont plus là. Godot viendra demain, peut-être (ou pas) En attendant, on lit la déception dans cette scène à la fois fantasmée et tellement ordinaire. Vivre ensemble dans la solitude. L’oeuvre a été présentée pour la première fois dans un contexte bien particulier : une galerie associative, Artconnexion, à Lille, en 2007.

    Ruisseau, 2005

    Petit feu, 2006

    Le titre évoque « l’énorme meringue culturelle » de Lille 2004, l’outrance du spectacle et la marchandisation de la culture. La culture servit, à ce moment précis, comme moyen de « vendre » une ville et sa région à des investisseurs qui auraient préféré les Jeux olympiques, plus rentables.
    Prenez une voiture brûlée, mais pas accidentée, collez-lui des spots lumineux, un peu disco, tournoyant à l’intérieur de l’habitacle mis à nu, faites tourner cette bonne vieille Clio, maintenant hors d’usage, en la plaçant sur un pont tournant. Mettez-là sur une moquette de basebleue (un peu flashy, type FIAC ou Salon de l’auto), agrémentez le tout de lumière blanche hémisphérique au sol, sans oublier d’y incorporer un peu de musique. Prenez par exemple un de ces chanteurs populaires, Michel Polnareff, et une de ces chansons que l’on pourrait mélanger avec goût au reste (allons pour Holidays). Diffusez la musique à l’envers et vous obtenez une oeuvre (Holidays, 1999) de Pierre Ardouvin.

    WICKED WORLD, 2015

    Salon, 2007

    Renversant à plus d’un sens. La violence sociale, l’avion qui s’écrase (dans la chanson), l’ennui, la révolte, la haine, la désillusion de ceux qui ne partiront pas. Pierre Ardouvin sait que l’on évalue aujourd’hui une nuit de violences urbaines au nombre de voitures brûlées. Pierre Ardouvin plombe. Le sourire se crispe. Le malaise doucement s’installe. Jean Baudrillard annonçait : « Nous avons parcouru tous les chemins de la production et de la surproduction virtuelle d’objets, de signes, de messages, d’idéologies, de plaisirs. Aujourd’hui, tout est libéré, les jeux sont faits, et nous nous retrouvons collectivement devant la question cruciale : Que faire après l’orgie3 ? » On plie les gaules, il fait un vrai temps de chien ici.

    J.B.

    Texte de l’exposition de l’artiste au MAC VAL

    1 Propos de Frédéric Valabrègue cité par Paul Ardenne, in Art Press, n° 254, février 2000.

    2 Indication de Samuel Beckett pour le décor de sa pièce de théâtre En attendant Godot.

    3 Jean Baudrillard, La Transparence du mal : essai sur les phénomènes extrêmes, Paris, Galilée, coll. « L’espace critique », 1990.

     

    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Pierre Ardouvin

  • Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Tadashi Kawamata

    Né en 1953 sur l’île d’Hokkaidō au Japon, Tadashi Kawamata est diplômé de la Hokkaido Iwamizawa Higashi High School en 1972.

    En 1982, à l’âge de 28 ans, il est choisi pour participer à la Biennale de Venise et en 1987 il participe à la Documenta de Cassel.

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    Dans l’intervalle il obtient un doctorat de l’université des arts de Tokyo en 1984.

    Réalisant des œuvres in situ à travers le monde entier, il a participé à de nombreuses expositions internationales, il s’est notamment illustré en tant que directeur de la Triennale de Yokohama en 2005.

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    Professeur à l’université des arts de Tokyo d’avril 1999 à mars 2005, il enseigne depuis 2007 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

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    Site de l’artiste

    Site de la galerie de l’artiste

    © Tadashi Kawamata

  • Max Boufathal

    Max Boufathal

    Max Boufathal sculpte une mythologie personnelle, née de la rencontre de fragments de civilisations primitives et consuméristes. Alliant aussi bien figures religieuses, politiques ou blockbusters, son œuvre stimule les référents visuels ancrés dans l’imaginaire ; jouant de codes en opposition, elle crée le dépaysement.Capture d’écran 2016-01-10 à 12.17.42 Capture d’écran 2016-01-10 à 12.18.13 86d817_043b199e776f426d8cf9dd5921358599 86d817_65dce5e9bada4ac2adac88e6a785c846

    Art d’une guerre contemporaine qui trouve ses racines dans les pratiques ancestrales, le sculpteur se fait sorcier invoquant les esprits de ses dieux noirs, de Martin Luther King à Jimmy Hendrix (“The Solar Fighting Bros”/”The Furious Snakes”). Il puise son inspiration aux origines, alliant guerre et sacré. Les figures de son armée thériomorphe, écorchées dont les plumes se mêlent au filandreux du muscle, évoquent les parures des guerriers Massai ou les costumes de Navajos “Skinwalkers”. La tension anatomique est lisible dans la précision de la structure, elle sublime le matériau profane. Les regards fixent le lointain, nous montrent une autre voie.

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    Dans l’arène de son atelier, Max Boufathal se prépare, anticipant un futur condamné à lutter pour sa propre survie. Recyclant, bricolant, il exploite une société en déclin, détournant la matière qu’elle produit pour créer des sculptures d’anticipation, au dessein “sociophage”.

    “L’ennemi : l’Art”. S’attaquant à ce microcosme, les œuvres planifient la mort du système dont elles sont issues, assurant ainsi leur survivance.

    Provocant, le projet aux résonances de science-fiction se révèle une véritable entreprise du “pouvoir”, manifeste utopique pour la conquête du territoire artistique.

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    Ces sculptures, partie visible d’un plan martial, se construisent selon une chaîne opératoire précise, établie sur plusieurs années. À la manière d’un rituel, chaque œuvre semble un geste symbolique fédérateur, processus d’apprentissage façonnant le guerrier et l’ancrage de son projet dans les esprits.

    Le rituel final pourrait bien être une cérémonie, présentant dans son ensemble le “Triomphe de la Mort” activé grâce à une formule.

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    Texte issu de l’exposition NEW WORLD CONFUSION / association COOP

    Toutes les oeuvres présentées sont propriétés de l’auteur Max Boufathal.

    Crédit photographique : Claire Soubrier.

    Site de l’artiste

    © Max Boufathal

  • Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly

    Ellsworth Kelly est né le à Newburgh, dans l’État de New York, et mort le 27 décembre 2015 à Spencertown (Austerlitz), est un peintre et sculpteur abstrait américain dont l’œuvre peut être apparentée au courant du minimalisme.

    Red Relief, 2009. Oil on canvas, two joined panels Purple Curve in Relief, 2009. Oil on canvas, two joined panels

    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.
    In this 2007 Ellsworth Kelly piece, four separate oil-painted canvases combine to form a single work, Green Blue Black Red.

    Ellsworth Kelly, Black Diagonal, 2007, . Oil on canvas, Private collection

    Il commence en 1941 des études d’art à New York, que la guerre interrompt bientôt. Mobilisé en tant que soldat de l’US Army, il se rend pour la première fois à Paris en 1944, puis y retourne, aidé par la G.I. Bill, qui lui permet d’étudier la peinture en 1948 après deux années d’études de 1946 à 1948 à Boston.

    Il s’installe à Paris de 1948 à 1954, où il trouve l’orientation de son art, une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe alors plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Kelly exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.

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    Sa première exposition se tient à Paris en 1951. Puis, il retourne à New York de 1954 à 1969, où il expose assez régulièrement et effectue sa première vente vers un musée important en 1956. Par la suite il reçoit diverses commandes destinées à des espaces architecturaux.

    Entre 1959 et 1963, il expose successivement pour le Museum of Modern Art à New York, à la Washington Gallery of Modern Art.

    En 1969, il s’installe au nord de New York et le Museum of Modern Art de New York organise une rétrospective de son œuvre en 1973.

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    Il commence à faire des sculptures monumentales, reçoit divers prix et fait de nombreuses expositions aux États-Unis comme pour la sculpture en 1982 au Whitney Museum of American Art à New York ou en 1987, une Print Retrospective au Detroit Institute of Arts et Works on Paper au Museum of Fine Arts à Boston.

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    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222
    Yellow over Dark Blue 1964-5 Ellsworth Kelly born 1923 Presented by Mary Martin in memory of her husband Bill Morton 1989 http://www.tate.org.uk/art/work/P11222

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    Mais il expose aussi en Europe avec en 1981 une exposition à Amsterdam et au Musée national d’art moderne de Paris. Au début des années 1990, il fait une exposition de ses années de travail à Paris (1992). Il est aussi dans l’exposition New Displays à la Tate Gallery de Londres.

    En 1996, il fait aussi l’exposition Ellsworth Kelly on the Roof au Metropolitan Museum of Art à New York. En 1999, Works on Paper 1948-1955 au Fogg Art Museum à Harvard et en 2002 Tablet: 1948–1973 dans The Drawing Center à New York.

    © Ellsworth Kelly

  • Maurizio Cattelan

    Maurizio Cattelan

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    Maurizio Cattelan est un artiste italien né à Padoue le 21 septembre 1960. Il vit et travaille à New York.

    Ses œuvres connaissent le succès à la fin des années 2000 sur le marché de l’art contemporain et chez les collectionneurs.

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    Enfant des rues, issu d’un milieu populaire, il débute par toutes sortes de petits boulots, mais sans succès et vit licenciement sur licenciement. Il travaille même à la morgue ce qui va le marquer et, qui sait, être à l’origine de son goût particulier pour le macabre. Au sujet de son enfance, il dit dans une interview :

    « La pire période de mon existence. Les décisions sont toujours prises par quelqu’un d’autre : parents, professeurs… Je n’en garde aucun bon souvenir. »

    Au début des années 1980, pour occuper son oisiveté, il se met à fabriquer des petits meubles en bois, qu’il tente de vendre, ce qui lui permet d’entrer en contact avec des personnalités du design comme Ettore Sottsass et le groupe de Memphis. Il fait alors éditer un catalogue de ses réalisations qu’il envoie par mailing aux galeries en un millier d’exemplaires. Cette action promotionnelle lui permet de faire une petite percée dans le milieu du design et de l’art contemporain.

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    Il décide alors de trouver sa place et de faire parler de lui par la provocation et les détournements, ou par la surprise : il plante des oliviers dans la cour d’institutions, présente une autruche empaillée avec la tête enterrée dans le sol, se balade déguisé en figurine avec une tête géante de Picasso, transforme son galeriste parisien en lapin rose et phallique, accroche sur un mur son galeriste milanais avec du ruban adhésif, crée la Fondation Oblomov.

    Cattelan s’installe définitivement à New York au début des années 1990 dans un deux pièces de l’East Village qu’il occupe toujours, mais conserve son pied à terre à Milan. Il n’a pas d’atelier, juste un téléphone.

    Il a créé plusieurs revues d’artistes (Permanent Food, Charley, Toilet Paper) dans lesquelles il publie notamment des images « volées » ou « empruntées » à d’autres magazines ou d’autres artistes.

    Le musée Guggenheim de New York présente en janvier 2012 une rétrospective de son œuvre sur 21 années, intitulée « Maurizio Cattelan: All ».

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    Pour accentuer sa critique, Cattelan ouvre sa propre galerie new-yorkaise (la « wrong gallery »), galerie où rien ne se vend et qui est de toute façon fermée en permanence par simple contestation. Lorsqu’il ne veut pas se déplacer lui-même pour répondre, même de façon lapidaire, aux interviews, il n’hésite pas à envoyer son assistant et compère Massimiliano Gioni à sa place — une journaliste du New York Times s’est fait piéger.

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    Cattelan crée des œuvres qui font toujours scandale et donnent lieu à toutes sortes d’interprétations, jusqu’à mettre en cause la religion et le sacré, comme La Nona Ora, sculpture qui représente une effigie, en cire et grandeur nature, du défunt pape Jean-Paul II terrassé par une météorite. L’artiste n’apprécia d’ailleurs pas la revente de La Nona Ora par son collectionneur ; pour illustrer son mécontentement, il scotcha son galeriste (Massimo De Carlo) au mur afin qu’il se vende lui-même.

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    Il ne fabrique jamais ses pièces et utilise parfois des acteurs pour ses performances. En 1994, il persuade le célèbre galeriste Emmanuel Perrotin de passer un mois déguisé en lapin rose et pénis marchant, Errotin le Vrai Lapin. À une autre occasion, il fait pédaler sur place les gardiens du musée où on lui demande d’exposer.

    Cattelan base donc son art sur le tragique, le drôle mais, surtout, la provocation. Il veut marquer les esprits, à tel point que des accidents se sont déjà produits ; à Milan, sur la place du 24-Mai, où il avait pendu trois mannequins d’enfants à un chêne, un homme outré s’est fendu le crâne en voulant décrocher ces sculptures. L’œuvre a été retirée — mais l’incident a été largement popularisé par le journal télévisé — et continue d’exister à travers les documents d’actualité de l’époque.

    Sa sculpture Him, réalisée en 2001, connut un énorme succès.

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  • Thomas Demand

    Thomas Demand

    Thomas Demand

    Thomas Demand in his Culver City studio in Los Angeles, CA on Thursday, May 23, 2019. Photograph by Casey Kelbaugh

    Thomas Demand, né en 1964 à Munich (Allemagne), est un photographe et artiste contemporain franco allemand. Grand passionné de la photographie, il invente des maquettes en papier, les photographies avant de les détruire. Il suit ses études à l’Académie der Bildenden Künste de Munich (1987-1989), au Munich au Staatliche Kunstakademie de Düsseldorf (1989-1992), à la Cité des Arts à Paris (1992-1993), et au Goldsmiths College à Londres (1993-1994).





    En 1994, il reconstitue le bunker de Hitler où il échappa de justesse à un attentat. En 1999, il reproduit le tunnel à deux voies du pont de l’Alma où Lady Di a trouvé la mort. Sa dernière installation est la reconstitution de l’ambassade du Niger à Rome où les Américains ont affirmé en 2003 avoir trouvé des documents établissant que l’Irak fabriquait de l’uranium enrichi, établissant un lien trouble entre des fausses preuves réelles et son faux décor, la photographie devenant une arme politique.






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    © – Thomas Demand

  • Chris Burden

    Chris Burden

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    Chris Burden a étudié les arts visuels, la physique et l’architecture à l’université de Pomona et à l’Université de Californie à Irvine, de 1969 à 1971. En 1978, il devient professeur à l’Université de Californie à Los Angeles.

    Il démissionne en 2004 suite à une polémique relative aux allégations de l’université : l’exécution d’une performance, qui faisait écho à une des œuvres de Burden par un étudiant, aurait mis en danger plusieurs membres du corps enseignant, dont Burden (aucun de ceux qui étaient présents à l’évènement). La performance utilisait un pistolet chargé, ce que les autorités ne pouvaient pas justifier.

    La réputation de Burden comme artiste de performance a commencé à se développer au début des années 1970, après une série de performances controversées dans lesquelles l’idée du danger personnel en tant qu’expression artistique était centrale. Son action la plus connue à cette époque est peut-être la performance Shoot qui a été faite à Santa Ana, en Californie en 1971, où il s’est fait tirer une balle dans le bras gauche par un aide à une distance d’environ cinq mètres. Autres performances des années 1970 : Five Day Locker Pièce (1971), Deadman (1972), B.C. Mexico (1973), Fire Roll (1973), TV Hijack (1978) et Honest Labor (1979).

    À partir de 1975, il réalise moins de performances et commence une période où il crée des installations et des objets traitant de la science et de la politique. En 1975, il crée la B-Car, un véhicule léger à quatre roues, complètement opérationnel, qu’il décrit comme pouvant « voyager 100 milles par heure et réaliser 100 milles par gallon ».
    Un autre travail de cette époque est DIECIMILA (1977), un fac-similé d’un billet de banque italien de 10 000 lires, peut-être la première impression d’art (comme l’argent papier) qui est imprimée sur les deux côtés du papier. The Speed of Light Machine (1983) reconduit une expérience scientifique avec laquelle on « voit » la vitesse de la lumière. L’installation C.B.T.V. (1977), est une reconstruction de la toute première télévision.

    En 2005, Burden, après une navigation en solitaire sur un yacht spécialement aménagé, a accosté à Newcastle le 28 juillet, un voyage de cinq jours et de 330 milles, depuis les Shetland. Le projet a coûté 150 000 livres sterling, et a reçu une contribution significative du Arts Council England ; il a été conçu et réalisé avec l’aide du département de technologie marine de l’université de Southampton. Il était commandé grâce à des ordinateurs et un système de GPS, toutefois le bateau était accompagné, « en cas d’urgence », par un bateau de soutien.

    Chris Burden est marié à l’artiste multimédia Nancy Rubins.