Tag: sculpture

  • Jordi Colomer

    Jordi Colomer

    Jordi Colomer étudie à l’École d’art et de design Eina à Barcelone. Puis, il étudie l’histoire de l’art et l’architecture à l’université de Barcelone. Il s’intéresse à la planification architecturale dans l’urbanisme.

    Colomer expose pour la première fois à la Fondation Miró en 1986 (Prototips Ideals). Il montre des sculptures faites à partir de maquettes d’architecture utopiste dénaturées.

    Il étudie ensuite le cinéma expressionniste allemand et réalise des scénographies pour le théâtre (pièces de Beckett, Novarina et Joan Brossa ainsi qu’un opéra de Robert Ashley).

    Une série d’installations est présentée au Musée d’art contemporain de Barcelone entre 1997 et 2000 où la vidéo s’intègre alors à la sculpture, à la scénographie et à l’architecture. Dans Simo (1997), la caméra passe sans cesse d’un espace à un autre espace, que la protagoniste remplit ou vide d’objets, qui est indistinctement extérieur et intérieur, privé et public, théâtre et coulisse. Pianito (1999), les jumelles (2001), ou Le dortoir (2002) sont d’autres vidéos, toujours présentées dans une salle de projection singulière, qui correspondent à cette période d’œuvres tournés dans des décors et espaces clos.

    Colomer entreprend une série de voyages à travers la France, le Brésil, la Roumanie, le Japon, le Yémen, le Mexique dont sont issues les œuvres Père Coco (2002), Anarchitekton (2002-2004), “un crime” (2005), Arabian Stars (2005), No Future (2006), Avenida Ixtapaluca (2009). Il s’agit de performances avec des acteurs non professionnels filmés dans des espaces architecturaux monumentaux ou désertiques.

    Anarchitekton est un travail sur quatre grandes grandes villes (Barcelone, Bucarest, Osaka, Brasilia). Le terme vient de Anarchitecture, un groupe fondé par l’artiste américain Gordon Matta-Clark et fait allusion aux Architektons de Kazimir Malevitch.

    Dans Arabian Stars, des performers yéménites improvisés marchent face à la caméra avec des pancartes en carton mentionnant en arabe les noms d’icônes de la culture mondiale telles que Mies van der Rohe, James Bond, Mohamed Ali, Homer Simpson…

    En 2008, est tourné dans le désert d’Atacama au nord du Chili le projet En la Pampa où un couple est filmé dans son errance dans ces espaces inhabités, et en train de dialoguer de façon improvisée. L’installation est présentée à la Galerie nationale du Jeu de Paume à l’automne 2008 dans le cadre d’une rétrospective consacrée à Colomer.

    Site de Jordi Colomer

    ©JordiColomer

  • Gabriel Orozco

    Gabriel Orozco

    Gabriel Orozco, né le est un artiste contemporain mexicain postminimaliste.

    Il travaille notamment sur le thème du déplacement dans de nombreuses œuvres Turista Maluco en 1991 est une installation montrant des oranges disposées sur différentes tables, en 1993 il crée DS, une voiture réduite en son milieu du tiers de ses dimensions originales. Jouant toujours sur l’idée du déplacement, de ses moyens… il crée en 1994 Four Bicycles (there is always one direction), quatre vélos sont assemblés leur enlevant ainsi toute utilité. En 1995 il photographie sa Scwalbe jaune (mobylette) à côté d’une autre équivalente Until you find another yellow Schwalbe. En 1995 avec habemus vespam, il détourne la formule rituelle lors de l’élection d’un nouveau pape habemus papam, qui représente un scooter en pierre sans détails et grandeur nature.

    Galerie de l’artiste

  • ADEL ABDESSEMED

    ADEL ABDESSEMED

    Elève de l’École des Beaux-Arts d’Alger, Adel Abdessemed quitte l’Algérie en 1995. Il poursuit ses études aux Beaux Arts de Lyon. Il a ensuite séjourné et exposé à New York en 2001.

    Abdessemed utilise la vidéo, la photographie, la sculpture, le dessin. Il s’intéresse aux limites sociales politiques et culturelles dans les sociétés musulmanes et occidentales. Souvent en réaction à des situations vécues, il aborde la question des contraintes liées à l’identité culturelle politique ou spirituelle des sociétés, tant au coeur même des cultures, qu’elles soient occidentales, islamiques ou autres, que dans l’hybridation de celles-ci. Une mixité dont lui-même enrichit ses réflexions mais subit parfois aussi les injustices.

    Dans ses vidéos, il met en évidence les tensions générées par la globalisation. Ainsi, dans «Pressoir fais-le», un citron écrasé par son talon est emblématique de cette pression. Dans une autre pièce «Mohammedkarlpolpot», ce mot composé à partir de Mahomet, Karl Marx et Pol Pot écrit sur une feuille de papier déchirée, il dénonce les formes d’oppression liées à ces personnalités.

    Un des sujets récurrents est celui du corps libéré des contraintes de la culture, la religion, la politique, les a priori idéologiques des sociétés… Dans la vidéo «Chrysalide», il libère consciencieusement une jeune femme, ligotée de la tête aux pieds d’un mince fil noir. Ses oeuvres croisent métaphores et références historiques, avec des éléments biographiques. Il oppose souvent au diktat des tabous et des interdits, la vérité simple et indestructible du plaisir dionysiaque d’être.

    À la Biennale de Venise, en 2003, il filme une performance où neuf couples font l’amour dans une galerie. Ce n’est pas la seule de ces œuvres où il met en jeu la nudité des corps. On retrouve cette nudité filmée avec le maximum d’objectivité dans les vidéos «Joueur de flûte» ou «Passé simple». Lorsqu’il filme ces corps, cela reste très pudique avec une forte charge poétique et émotionnelle.

    Certaines pièces ont marqué grâce à leur force, comme «Habibi» en 2004, sculpture d’un squelette énorme de 17 m de long.

    https://www.youtube.com/watch?v=LoG_SrJSXwQ

  • Damien Hirst

    Damien Hirst

    Damien Steven David Brennan est né à Bristol et a grandi à Leeds. Sa mère, Mary Brennan, épouse William Hirst, lorsqu’il a un an, il portera son nom. Son beau-père était mécanicien et sa mère employée dans l’administration, au Citizens Advice Bureau (en). Ils divorcent lorsqu’il a douze ans. Il s’est montré indiscipliné pendant son enfance et le dessin était le seul domaine dans lequel il a pu se distinguer positivement dans ses études. Il est impressionné par l’œuvre de Francis Bacon.

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    Ses résultats scolaires ne lui permettent d’entrer au lycée que grâce à l’intervention de son professeur d’art. Il étudie deux A-levels, dont un en art, où n’obtenant qu’un E, il est refusé au Leeds College of Art, mais réussit à y entrer par la formation diplômante de 2 ans proposée par l’établissement. Il déménage à Londres où il travaille deux ans sur un chantier de construction pour poursuivre des études artistiques. Rejeté de Saint Martins School of Art, il entre finalement en 1986 à Goldsmith’s, College of Art jusqu’en 1989, pour étudier les beaux-arts, dont l’un de ses professeurs principaux est Michael Craig-Martin.

    Dès les années 1980, il mène de front un travail de sculpteur et de commissaire d’exposition qui marque la naissance du courant des Young British Artists. Sa première exposition personnelle a lieu en 1991 (In and Out of Love).

    Depuis 1988, Damien Hirst réalise des installations où il traite du rapport entre l’art, la vie et la mort. Pendant ses études, il a travaillé dans une morgue et le thème de la mort devient central dans son travail. Pour les cabinets médicaux, il expose dans des vitrines des objets provenant « de la vie réelle » comme des tables, des cendriers, des mégots, des médicaments (formol), des papillons, des poissons…

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    À partir de 1991, pour « que l’art soit plus réel que ne l’est une peinture », il travaille sur une série constituée de cadavres d’animaux (cochon, vache, mouton, requin, tigre, etc.). Les bêtes (parfois coupées en deux, laissant apparaître les organes) sont plongées dans le formol et présentées dans des aquariums. Ces sculptures sont appelées à disparaître (la putréfaction n’est que ralentie), elles perdent peu à peu leurs couleurs et se délitent.

    Depuis 1993, il monte en parallèle une suite de peintures monochromes ponctuées de papillons naturalisés (I Feel Love, 1994-1995). Il réalise également une vidéo pour le groupe Blur (The Country House, 1995), un court métrage (Hanging Around, 1996), ainsi que des peintures en collaboration avec David Bowie ou la décoration d’un restaurant branché de Londres.

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    En 2003, il densifie son propos en montrant des monochromes noirs habités de mouches mortes, des reliquaires de martyrs, des vitrines où des têtes de vaches représentent le Christ et les apôtres ; ses installations sont éclaboussées de sang d’animal figé sur le sol ou sur les murs des lieux d’exposition (Blood, 2003). Dans une de ses scènes emblématiques le film The Cell (2000) s’inspire visuellement de l’univers de Damien Hirst.

    Le 21 juin 2007, une de ses œuvres, Lullaby Spring, une armoire à pharmacie métallique contenant 6136 pilules faites à la main et peintes individuellement a été vendue 19,2 millions de dollars (14,34 millions d’euros) par la célèbre salle de vente londonienne Sotheby’s. Il s’agit de la deuxième œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères pour un artiste vivant, après un portrait de Lucian Freud.

    En août 2007, Damien Hirst bat un nouveau record en cédant pour 100 millions de dollars une pièce intitulée For the Love of God, réplique en platine du crâne d’un homme décédé au XVIIIe siècle, incrustée de 8 601 diamants. Le journaliste et critique d’art Ben Lewis (en) révèlera plus tard dans son documentaire L’art s’explose, que l’œuvre, ne trouvant pas acquéreur, a en fait été achetée par un groupe d’investisseurs dont Hirst faisait lui-même partie dans le but, semble-il, de préserver sa cote sur le marché de l’art.

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    Les premières Spot paintings présentent des alignements de points colorés dont les titres évoquent le monde médical, thématique que l’on retrouve dans ses sculptures installations. D’après l’artiste, cette série de Spots paintings parfois appelées Dots paintings, lui ont été inspirées par l’œuvre de Louise Nevelson.

    Les secondes Spin paintings utilisent la force centrifuge. Les toiles de cette série sont de forme circulaire. Damien Hirst déclare avoir découvert ce procédé lors d’un programme télévisé pour enfant. Le Spin art courant issu de l’Action painting est apparu dans les années 1960.

    En septembre 2008, Hirst organise une vente aux enchères de ses œuvres les plus récentes chez Sotheby’s, à Londres, au lieu de passer par le circuit des galeries, lesquelles se sont pourtant imposées depuis le XIXe siècle comme les intermédiaires naturels entre les producteurs et les consommateurs du monde de l’art. Il viole ainsi une règle importante du marché de l’art. La vente est un grand succès et les articles sont vendus au-delà de toutes les estimations.

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    Ben Lewis (en) affirme cependant que les marchands d’arts traditionnels, et notamment Larry Gagosian et Jay Jopling (en), fondateur de la galerie White Cube à Londres, étaient présents à la vente et ont exagérément fait monter les enchères, dans le but de préserver la bulle spéculative autour de l’œuvre de Hirst dont ils possèdent des stocks importants.

    Site de l’artiste damien hirst

  • Matthew Barney

    Matthew Barney

    Joueur de football américain accompli dans son lycée de l’Idaho, il découvre l’art et les musées lors de visites à sa mère divorcée à New York.

    Il fait des études de médecine et, diplômé de Yale en 1991, il débute dans le milieu de l’art par l’entremise de la galeriste Barbara Gladstone et connaît rapidement le succè. Il a vécu avec la chanteuse islandaise Björk, avec qui il a une fille, Isadora, née en 20021. Il vit et travaille à New York.

    Matthew Barney est le lauréat du Prix Europa 2000 du meilleur jeune artiste (doté de 25 millions de lires) à la 45e Biennale de Venise en 1993. En 1996, il fut le premier bénéficiaire du Prix Hugo Boss, attribué par la fondation Guggenheim.

    Ses premières œuvres s’inscrivent dans le droit-fil du body art et à partir de 1994, il fait appel à l’installation, au dessin, à la photographie, à la performance et à la vidéo.

    Connu pour son cycle de cinq films, Cremaster réalisés de 1994 à 2002, dans lesquels il met en scène de manière surréaliste des danseuses, le Chrysler Building, des pilotes automobiles, etc., et s’interroge sur la non-différenciation des sexes, les cyborgs une humanité mutante. Ces cinq films sont prédominés par l’utilisation de matières malléables comme le plastique, la résine, la cire. Cremaster est le nom du muscle qui, contractant les testicules sous l’effet du froid ou de la peur, protège les spermatozoïdes des variations de température. Il faut noter que la numérotation des films ne suit pas l’ordre chronologique.

    Sa dernière œuvre, intitulée Drawing Restraint 9, est sortie au printemps 2006. Matthew Barney et sa compagne, la chanteuse islandaise Björk, sont les deux acteurs principaux du film, se déroulant sur un baleinier au Japon. Björk en a également composé la bande originale.

     

     

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  • Anish Kapoor

    Anish Kapoor

    Anish Kapoor est né à Bombay dans une famille de confession juive par sa mère, immigrée en Inde en provenance de Bagdad quand elle était âgée encore de quelques mois (son père et son grand-père étaient les chantres de la synagogue de Puna). Le père d’Anish Kapoor, d’origine hindoue du Punjabi, était un hydrographe de la marine indienne.

    Anish Kapoor a passé ses premières années à Bombay, puis à Dehra Dun où il étudie à la La Doon School. En 1971-1973, il se rend en Israël, avec l’un de ses deux frères, pour vivre dans un kibboutz. Il commence à étudier le génie électrique mais rencontre des difficultés en mathématiques et quitte au bout de six mois l’établissement. Il décide alors de devenir artiste et part en 1973 pour la Grande-Bretagne au Hornsey College of Art et à la Chelsea School of Art and Design où il est influencé par Paul Neagu. Anish Kapoor enseigne à Wolverhampton Polytechnic de 1979 à 1982 et expose à la Walker Art Gallery de Liverpool. Il vit et travaille à Londres depuis les années 1970.

    Il est reconnu pour ses créations inspirées à la fois de la culture occidentale et de ses origines orientales. Parmi ses influences diverses peuvent être cités Mantegna, Joseph Beuys, Barnett Newman et Yves Klein.

    Anish Kapoor a été élu membre de la Royal Academy le 26 mai 1999. Il a été fait Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en 2003.

    Au début des années 1990, Kapoor s’est révélé comme l’un des nombreux sculpteurs britanniques adoptant un nouveau style et gagnant une reconnaissance sur la scène internationale. On peut également citer dans le même mouvement Richard Wentworth, Tony Cragg, Richard Deacon, Anthony Gormley, Shirazeh Houshiary et Bill Woodrow. Les œuvres de Kapoor sont généralement simples, de formes incurvées, monochromatiques et de couleurs intenses. Le plus souvent, l’intention de l’artiste est de susciter chez le spectateur l’intérêt pour son travail sur de mystérieuses cavités sombres, étonnantes par leur taille et leur beauté épurée, tactiles, et fascinantes en raison de la réflexion de leurs surfaces. Ses premières œuvres étaient recouvertes, en totalité et sur le sol environnant, de poudres de pigments divers. Cette pratique était inspirée de son Inde natale où Kapoor voyait des tas d’épices colorées sur les marchés et les temples. Ses travaux ultérieurs s’intéressent à de massives pierres issues de carrières, et jouant avec la dualité terre-ciel, matière-esprit, lumière-obscurité, visible-invisible, conscient-inconscient, mâle-femelle et corps-âme. Ces travaux récents sont basés sur des surfaces réfléchissantes et miroirs, renvoyant au spectateur une image déformée de lui-même et de l’environnement.

    Depuis la fin des années 1990, Kapoor a produit un grand nombre d’œuvres gigantesques comme Taratantara (1999), une pièce de 35 mètres de longueur installée dans le Baltic Centre des Arts Contemporaines à Gateshead en Angleterre, et Marsyas (2002) une œuvre d’acier et de PVC installée dans la salle des turbines de la Tate Modern. Une arche de pierre de Kapoor est en résidence permanente sur les rives du lac de Lodingen dans le nord de la Norvège. En 2000, une des œuvres de Kapoor, Parabolic Waters, consistant en une roue d’eaux colorées tournant rapidement a été exposée en dehors du Dôme du millénaire de Londres. En 2001, Sky Mirror, un large miroir reflétant le ciel et les alentours a été commandé par la ville de Nottingham. En 2004, Cloud Gate, une sculpture d’acier inoxydable d’environ 100 tonnes a été inaugurée au Millennium Park de Chicago.

    À l’automne 2006, un autre vaste miroir, version plus grande du Sky Mirror, a été installé au Rockefeller Center à New York. Un mémorial conçu par Kapoor et dédié aux victimes britanniques du 11 septembre 2001 devrait être bientôt installé à New York. Les travaux d’Anish Kapoor sont de plus en plus à la frontière entre l’art et l’architecture comme le montre son investissement dans l’élaboration du design d’une station du métro de Naples en Italie. Kapoor collabore également avec des artistes du spectacle vivant, tels que le danseur contemporain Akram Khan pour lequel il a réalisé les décors de quelques chorégraphies.

    Kapoor a représenté la Grande-Bretagne à la Biennale de Paris en 1985 et à la Biennale de Venise en 1990 où il a été récompensé par un Premio Duemila. L’année suivante il gagne le prestigieux Turner Prize. Il a été également l’artiste d’expositions individuelles majeures de la Tate et Hayward Gallery de Londres, de la Kunsthalle Basel en Suisse, du musée de la Reine Sofía de Madrid, de la National Gallery d’Ottawa, du musée des arts contemporains de Grand-Hornu en Belgique, et du CAPC de Bordeaux. Ses œuvres font partie des collections des plus grands musée d’art contemporain comme le Museum of Modern Art de New York, la Tate Modern de Londres, la Fondation Prada de Milan, le musée Guggenheim de Bilbao, la fondation De Pont aux Pays-Bas et le musée d’art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa au Japon. En 2011, il est l’artiste invité à l’exposition Monumenta au Grand-Palais à Paris. Il reçoit cette même année le prix Praemium Imperiale 2011.

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  • Wim Delvoye

    Wim Delvoye

    Wim Delvoye s’est fait connaître pour son installation Cloaca.

    Cloaca (présentée pour la première fois en 2000 au musée Mukha d’Anvers), dite « machine à caca » : avec l’apparent sérieux d’un laboratoire scientifique, la machine de Delvoye reproduit le processus de la digestion ; on entre des aliments et, en bout de chaîne, sortent des excréments. Cloaca fonctionne véritablement.

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    Wim Delvoye

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    Depuis, Wim Delvoye a proposé au public des œuvres sans lien formel avec Cloaca, mais ouvrant la porte à toutes sortes de réflexions par la juxtaposition d’univers et le contre-emploi. Il fait partie d’une génération d’artistes flamands – Jan Fabre, Alain Platel, Jan Lauwers, Luc Tuymans, Panamarenko ou Anne Teresa De Keersmaeker – qui ont révolutionné l’art contemporain.

    Les mélanges constants osés par Delvoye l’inscrivent dans la tradition d’un Brueghel qui lui aussi confrontait le trivial (excréments, alimentation, sexualité) avec le religieux ou le politique.

    Ce Flamand de Belgique se veut d’abord un artiste régionaliste, un artiste « ethnique » explorant les présupposés de sa propre culture, un artiste qui s’imagine d’embellir la vie quotidienne par un plaisant décor dans un pays où le modernisme ne serait jamais implanté.

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    Wim Delvoye

    À partir de 2005, Wim Delvoye a travaillé à une œuvre commandée par des habitants de Roubaix (regroupés en comité de quartier de l’Hommelet), et qui a été inaugurée au printemps 2010. L’œuvre, détournant avec humour une statue classique, se veut porter des valeurs universelles. Elle est visible avenue des Nations-Unies, à Roubaix.

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    Wim Delvoye

    Wim Delvoye

    En février 2010, au Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice, dans le cadre de l’exposition « Dessins et maquettes », Wim Delvoye expose sept cochons tatoués qu’il a élevés près de Pékin avant de les naturaliser. Ce volet de l’exposition, par ailleurs consacrée à l’architecture gothique et au thème de la crucifixion, suscite un débat de fond sur les traitements infligés aux animaux et les limites éthiques dans l’art contemporain. Il provoque la protestation des militants de la cause animale, dont la fondation Brigitte-Bardot.

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    Wim Delvoye

    Wim Delvoye

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  • Xavier Veilhan

    Xavier Veilhan

    Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963, vit et travaille à Paris) se définit comme un artiste visuel. Son travail, déclinant sculpture, peinture, vidéo, photographie et installation, consiste à ressaisir le réel, notamment dans ses aspects biologiques et techniques, sous des formes archétypales, génériques ou prototypiques qui interrogent les modes de représentation historiques et contemporains.

    L’universalisme formel, qui semble renvoyer à l’idéal de l’art classique, se trouve contrebalancé par la singularité des dispositifs de mise en scène des œuvres, des situations et des environnements construits, par la modernité des sujets et par les procédés high-tech utilisés (sculptures d’animaux ou de personnages modélisés avec la technique de captation 3D, dispositifs lumineux des Light Machines…), qui convoquent des images de la société de production industrielle et de consommation dans des univers étranges et équivoques.

    Xavier Veilhan a réalisé de nombreuses expositions personnelles, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1993), au CCC de Tours (1995), au Consortium de Dijon (1999), au Mamco de Genève (1999-2000), au Magasin de Grenoble (2000), au CCA Kitakyushu (2002), au Centre Pompidou de Paris (2004), au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (2005), au Château de Versailles (2009)… Il est représenté par les galeries Emmanuel Perrotin (Paris) et Andréhn-Schiptjenko (Stockholm).

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  • Peter Fischli et David Weiss

    Peter Fischli et David Weiss

    https://www.youtube.com/watch?v=RProlO-KvKw

    Le 27 avril dernier, la mort de David Weiss (né en 1946, à Zurich) est discrètement annoncée par les médias. Une série de modestes hommages est rendue sur la toile, les réseaux sociaux, comme dans la vie. Sculpteur et dessinateur, il mène une première partie de sa carrière en solo, jusqu’à sa rencontre avec Peter Fischli (né en 1952, à Zurich) avec qui il a travaillé pendant trente trois années. Une intense collaboration qui a donné vie à une œuvre décalée, poétique, caustique, critique et ironique. Ensemble, ils sont parvenus à survoler les pratiques contemporaines tel un ovni loufoque et complexe dont l’œuvre interroge non seulement les institutions culturelles et médiatiques, la critique, le marché, mais aussi l’art en lui-même : sa construction, ses classifications et ses normes. Ils n’ont eu de cesse de placer leur travail dans une marge, un espace de liberté et d’intransigeance critique. Leu matériau de prédilection était le quotidien, la banalité, le familier, le trivial. Un matériau ingrat qu’ils sont sus transcender et métamorphoser pour questionner et bousculer notre rapport aux images, à la société de consommation et aux objets. Au fil du temps ils se sont forgé une importante réputation internationale en exposant au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, àla Tate Modern à Londres ainsi qu’au Musée Guggenheim et au Museum of Modern Art à New York. En 2003, ils décrochent le Lion d’Or àla Biennalede Venise et en 2006, ils obtiennent le prix Hartmann pour l’ensemble de leur œuvre.

    C’est en 1987 que le duo se fait connaître du grand public avec l’œuvre vidéo Der Lauf Der Dinge (Le Cours des Choses) où au moyen d’astuces surprenantes, de procédés chimiques, physiques et techniques, des objets tombent, filent et coulent les uns sur les autres entraînant une succession hallucinante de probables catastrophes. Dans une ancienne usine et sur une quarantaine de mètres, des objets explosent, s’enflamment, roulent, sont projetées les uns vers les autres. Au moyen de pétards, essences et autres produits inflammables, des rouges, des balles, des jouets, des bidons et autres actefacts issus du quotidien (domestique comme industriel) sont les vecteurs d’une interminable chaine de cause à effets. Chaque acte, chaque parole, chaque décision a des répercussions sur la vie de l’autre, tout est lié, interconnecté. Tel est le message invoqué par le duo suisse. Rien n’est isolé, nous portons tous une responsabilité par rapport à l’Autre, directement ou indirectement. Avec des moyens techniques dérisoires, bricolés, recyclés, ils parviennent à capter notre attention et à métamorphoser ces objets invisibles afin qu’ils deviennent les moteurs et les transporteurs de messages polysémiques. Le film est aujourd’hui compris comme une œuvre emblématique et programmatique des deux artistes.

    La vidéo, la photographie, l’installation, la sculpture, la performance, l’édition d’art font partie de leur palette technique dont ils ont su repousser les limites et les frontières. Des photographies présentant une ville fabriquée à partir de charcuterie, de cornichons et de croquettes pour chien (Wursterie – 1979), des fleurs sous plastique (Herbst, Fall – 1997) ou encore toutes sortes de paysages communs, ennuyeux et inintéressants rassemblés sur des tables lumineuses (Visible World – 1987-2001). Des sculptures mettant en scène une souche d’arbre peinte en noire (Root – 1986-1988), des objets reconstitués à partir d’argile brute (Mausi Hat Hoch – 191 ou Shoe – 2009), une composition culinaire et aérienne élaborées à partir d’une bouteille de vin, une louche une assiette ébréchée et un filet d’ail (Natural Grâce – 1985) ou encore une synthèse de ce qui peut être envisagé comme la vie d’un artiste dans son atelier : une boîte vulgairement fabriquée à partir de planchettes aux dimensions différentes, peinte en blanc, sale et remplie d’objets liés à l’atelier (In The Studio – 2008). Chaque bribe de leur environnement devient un outil ou un matériau qu’ils adaptent à leur esthétique du bricolage qui fait aussi référence au monde de l’enfance, à l’instinct de construction avec ce qui est disponible et ce qui permet des associations immédiates.

    Le côté artisanal participe à l’effet souvent comique et décalé de leurs pièces. Une connexion avec le monde de l’enfance que nous retrouvons dans leur projet Rat and Bear où les deux artistes, travaillent à partir de deux costumes, l’un de rat, l’autre d’ours. Des costumes comme des alter-ego, mis en scène lors des différentes expositions : étalés au sol, suspendus dans les airs, enfouis sous des couvertures. Des costumes qu’ils portent eux-mêmes dans des films comme The Right Way où ils instillent une réflexion sur la nature, l’environnement et l’impact de nos actes sur lui ; ou bien le film intitulé The Point of Leat Resistance (1981) où les deux compères découvrent un cadavre dans une galerie à Los Angeles et décident de mener l’enquête pour en déterminer les circonstances et l’auteur. Un cadavre dont ils vont se servir pour entrer dans le monde « branché » de l’art aux Etats-Unis. Les scénettes à la fois burlesques et troublantes sont des prétextes pour aborder une multitude de sujets en lien avec le chaos généré par notre société de consommation où l’humain, sa conscience et son imagination, sont broyés, contraints et formatés. Des conséquences que les deux artistes n’envisageaient pas comme une fatalité puisqu’ils n’ont cessé de les combattre et de les détourner. Au moyen d’une esthétique farfelue, ironique et poétique, ils sont parvenus à nous offrir une lecture alternative du chaos dans lequel nous vivons. «Un commentaire sur le monde des apparences. Du Platon terre à terre. Nous aimons aborder les grands thèmes philosophiques à travers une posture idiote et puérile» [Citation des artistes. Libération, avril 2012]. Une lecture de tous les possibles qui a marqué l’histoire de l’art contemporain de manière durable.

    Julie Cren

    Site des artistes

  • Neil Beloufa

    Neil Beloufa

    L’artiste français-algérien Neil Beloufa est né en 1985 à Paris. Il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris; l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris; California Institute of the Arts, Valence; Cooper Union, New York; et Le Fresnoy-Studio national des Arts Contemporain, Tourcoing, France.

    Sculptures, assemblages, vidéos et installations de Beloufa utilisent déplacées, condensé ou des images de fiction. Ces travaux existent dans un monde qui est parallèle à la nôtre et se complaît en elle, où les surfaces indicental que le sujet, et où ces sujets sont aussi susceptibles de se réunir en deux sous-marins ou des deux satellites. Ses œuvres en mouvement d’image regardent l’interaction sociale et de la conversation. Situé dans les paramètres souvent banales ou ambiguës ses personnages jouent les événements scriptés qui révèlent conséquences subtiles et des gestes intimes. Il met en place des situations dans lesquelles les amateurs et les acteurs professionnels explorer des sujets allant de énigmatiques extraterrestres au nationalisme, le terrorisme et l’avenir.

    Site de l’artiste